Festival les Boréales à Caen: Wild Minds, Les Rêveurs compulsifs de Marcus Lindeen


Festival les Boréales à Caen:

Wilds Minds Les Rêveurs compulsifs, texte et mise en scène de Marcus Lindeen, musique et conception sonore d’Hans Appelqvist, traduction de Marianne Ségol-Samoy

WildMinds1L’auteur-metteur en scène de théâtre suédois qui est aussi réalisateur de films reconnu, a été invité pour la seconde fois aux Boréales avec cette même pièce. Il a interviewé des gens qui se reconnaissent eux-même comme des rêveurs compulsifs.Ils se créent des univers de fiction totalement imaginaires mais élaborés avec une grande précision où ils sombrent car incompatibles avec la vie réelle qu’ils sont bien obligés d’affronter au quotidien. Ils doivent alors demander une aide psychologique pour pouvoir se sortir de cette obsession.

Le public est installé en rond. Pas de gradins mais une cinquantaine de chaises. Aucun décor, juste un abat-jour en fer émaillé avec une grosse ampoule éclairant le centre d’un tapis de danse noir. On assiste ici à une session de thérapie de groupe, et cinq rêveurs compulsifs, assis parmi les spectateurs vont suivre, grâce à une oreillette, les propos recueillis par Marcus Lindeen. Et ils vont essayer de les reproduire et de les jouer le plus fidèlement possible, ce qui n’a rien d’évident. D’autant plus qu’ils ne bougent pas de leur siège

Les acteurs amateurs dits, selon le programme: « performeurs »: Barbara French, Anne-Sophie Ingouf, Claude Thomas, Hida Sahebi, El Hadji Abdou Aziz Diaw, malgré la difficulté de ce jeu de rôles, interprètent leurs personnages avec humilité et précision, mais le jeu comme la diction de certains d’entre eux reste parfois approximative. Cette expérience théâtrale ne manque pas d’intérêt mais on navigue ici entre la performance et le théâtre participatif, et faute sans doute d’une direction et d’une dramaturgie plus solides, l’osmose ne se se fait pas vraiment entre intervenants et public, et on a du mal à se plonger dans les mondes imaginaires de ces malades. Bref, ces trente-cinq minutes sont peu convaincantes…

Philippe du Vignal

Spectacle vu le 24 novembre, au Centre Chorégraphique National de Caen.

 


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