Le Vent des peupliers de Gérald Sibleyras, mise en scène de Nikita Milivojevic

 

Le Vent des peupliers de Gérald Sibleyras, mise en scène de Nikita Milivojevic

HROES 2 PIATAS_MIXAHLIDHS_FERTIS [2][2]Dans cette pièce créée au Théâtre Montparnasse à Paris en 2003 par  Jean-Luc Tardieu,  Georges Wilson, Jacques Sereys et Maurice Chevit interprétaient trois vieux militaires, Gustave, René et Fernand. Sur la petite terrasse isolée -qu’ils considèrent un peu comme à eux- de leur maison de retraite, ils essayent de faire passer le temps: besoins d’ailleurs, fanfaronnades,  rêveries et mensonges… Intrigués par le vent qui secoue les peupliers sur la colline d’en face, ils décident d’y aller mais ils ont perdu leurs forces …
Alors, ils parlent du Temps et de l’anniversaire imminent de Chassagne, un de leurs compagnons. Ils critiquent aussi sœur Madeleine, la directrice de cette maison de retraite qui fait son possible pour animer le quotidien de ces personnes âgées. Six scènes comiques, comme celle où Fernand est persuadé de voir bouger le chien en pierre qui orne la terrasse, avec de courtes répliques et  des échanges assez vifs entre eux…

Bien décidés à aller pique-niquer sur la colline aux peupliers, Fernand, Gustave et René  se préparent à une véritable expédition. Après avoir déjoué la vigilance de sœur Madeleine pour s’enfuir, ils doivent subir une autre épreuve: franchir une rivière et six cent mètres de dénivelé pour atteindre leur objectif… Ils doivent surtout faire face à la solitude, à la vieillesse, à la mort et au Temps, leur  ennemi ! Ils sont différents mais l’un complète l’autre. René veut toujours bien faire. Gustave, sans cesse de  mauvaise humeur, veut être au centre de l’action. Et Fernand, discipliné et méthodique à l’extrême, s’évanouit très souvent.

Nikita Milivojevic crée à Athènes un spectacle magnifique; il renforce le caractère comique et parfois amer du texte qu’il a mis en scène avec une grande  rigueur, avec une musique de Dimitris Kamarotos. Giorgos Gavalas a suivi les didascalies et a créé un espace symbolique qui évoque l’écoulement du temps, la nostalgie des jours heureux et la mélancolie. Comme avec ces feuilles fanées qui tombent…
Trois grands comédiens incarnent les personnages imaginés par Gérald Sibleyras: Giannis Fertis est un Fernand à la fois émouvant et drôle avec ses évanouissements fréquents. On reconnait Dimitris Piatas (René) à sa voix caractéristique. Ieroklis Michailidis souligne la mythomanie  de Gustave. Ils expriment l’angoisse de héros qui cherchent un ailleurs, au soir de leur vie. A la fois inquiets, fatigués, impuissants mais résolus à rêver…
Un spectacle touchant, à ne pas manquer !

Nektarios-Georgios Konstantinidis

Théâtre Katerina Vassilakou, 3 rue Prophète Daniel et Plataiwn, Athènes, T. : 0030 211 01 32 002 – 005


Archive pour 4 janvier, 2019

Le Vent des peupliers de Gérald Sibleyras, mise en scène de Nikita Milivojevic

 

Le Vent des peupliers de Gérald Sibleyras, mise en scène de Nikita Milivojevic

HROES 2 PIATAS_MIXAHLIDHS_FERTIS [2][2]Dans cette pièce créée au Théâtre Montparnasse à Paris en 2003 par  Jean-Luc Tardieu,  Georges Wilson, Jacques Sereys et Maurice Chevit interprétaient trois vieux militaires, Gustave, René et Fernand. Sur la petite terrasse isolée -qu’ils considèrent un peu comme à eux- de leur maison de retraite, ils essayent de faire passer le temps: besoins d’ailleurs, fanfaronnades,  rêveries et mensonges… Intrigués par le vent qui secoue les peupliers sur la colline d’en face, ils décident d’y aller mais ils ont perdu leurs forces …
Alors, ils parlent du Temps et de l’anniversaire imminent de Chassagne, un de leurs compagnons. Ils critiquent aussi sœur Madeleine, la directrice de cette maison de retraite qui fait son possible pour animer le quotidien de ces personnes âgées. Six scènes comiques, comme celle où Fernand est persuadé de voir bouger le chien en pierre qui orne la terrasse, avec de courtes répliques et  des échanges assez vifs entre eux…

Bien décidés à aller pique-niquer sur la colline aux peupliers, Fernand, Gustave et René  se préparent à une véritable expédition. Après avoir déjoué la vigilance de sœur Madeleine pour s’enfuir, ils doivent subir une autre épreuve: franchir une rivière et six cent mètres de dénivelé pour atteindre leur objectif… Ils doivent surtout faire face à la solitude, à la vieillesse, à la mort et au Temps, leur  ennemi ! Ils sont différents mais l’un complète l’autre. René veut toujours bien faire. Gustave, sans cesse de  mauvaise humeur, veut être au centre de l’action. Et Fernand, discipliné et méthodique à l’extrême, s’évanouit très souvent.

Nikita Milivojevic crée à Athènes un spectacle magnifique; il renforce le caractère comique et parfois amer du texte qu’il a mis en scène avec une grande  rigueur, avec une musique de Dimitris Kamarotos. Giorgos Gavalas a suivi les didascalies et a créé un espace symbolique qui évoque l’écoulement du temps, la nostalgie des jours heureux et la mélancolie. Comme avec ces feuilles fanées qui tombent…
Trois grands comédiens incarnent les personnages imaginés par Gérald Sibleyras: Giannis Fertis est un Fernand à la fois émouvant et drôle avec ses évanouissements fréquents. On reconnait Dimitris Piatas (René) à sa voix caractéristique. Ieroklis Michailidis souligne la mythomanie  de Gustave. Ils expriment l’angoisse de héros qui cherchent un ailleurs, au soir de leur vie. A la fois inquiets, fatigués, impuissants mais résolus à rêver…
Un spectacle touchant, à ne pas manquer !

Nektarios-Georgios Konstantinidis

Théâtre Katerina Vassilakou, 3 rue Prophète Daniel et Plataiwn, Athènes, T. : 0030 211 01 32 002 – 005

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