Qui va garder les enfants? de Nicolas Bonneau et Fanny Chériaux, mise en scène de Gaëlle Héraut

Qui va garder les enfants? de Nicolas Bonneau et Fanny Chériaux, mise en scène de Gaëlle Héraut

© Richard Volante © Pauline Le Goff

© Richard Volante © Pauline Le Goff

Le titre du spectacle reprend la phrase idiote et machiste de Laurent Fabius e (il ne pourrait  plus se le permettre aujourd’hui: il se ferait insulter sur tous les réseaux sociaux), C’était en 2.006 quand Ségolène Royal avait posé sa candidature à la primaire socialiste comme François Hollande avec qui elle vivait. C’est une sorte de théâtre-documentaire, dit à la première personne mais aussi joué, que Nicolas Bonneau va développer en une heure et quelque. Pour parler de la place des femmes en politique dans la douce France d’aujourd’hui, de jeunes femmes ou moins jeunes, de gauche comme droite ou du centre, des élues de petites ou grandes communes, des anciennes ministres dont Nicolas Bonneau a recueilli les témoignages sur plus de deux ans.

C’est la matière même d’un spectacle inégal où son auteur semble parfois avoir du mal à placer le curseur entre un théâtre purement documentaire et un récit personnel où il parle de ses relations avec les femmes. Sur le plateau, un fauteuil, quelques paires d’escarpins qu’il chaussera parfois et dans le fond, un petit escalier en spirale encombré de chaises inutiles. Cela commence bien lentement par une sorte de parodie de la misogynie mais on discerne mal où Nicolas Bonneau veut en venir.  Puis il interviewe en les jouant aussi : Yvette Roudy, ministre des Droits de la femme sous la présidence de François Mitterrand, Christiane Taubira, Marylise Lebranchu, Ségolène Royal, Roselyne Bachelot, Nathalie Kosciusko-Morizet, et une députée, Clémentine Autain mais aussi Virginie Lecourt, maire d’une petite commune (170 habitants) Saint-Junien-les-Combes, près de Bellac (Limousin). Il passa une journée avec elle sur le terrain : c’est sans doute le meilleur des sketches, à la fois bien construit et plein de vie.

Mais le spectacle tourne parfois au catalogue quand Nicolas Bonneau cite seulement la célèbre Olympe de Gouges qui écrivit en 1791 une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, Louise Michel, Rosa Luxembourg, ou encore Édith Cresson et Marine Le Pen. Le narrateur parle aussi d’Angela Merkel dont il admire beaucoup les stratégies pour écarter ses adversaires, ou encore Margaret Thatcher, l’intransigeante «dame de fer»…. Cela commence à faire beaucoup de monde! Qui trop embrasse, mal étreint, et aimer, c’est choisir, comme disaient nos grands-mères: ces vieux dictons restent valables et en particulier sur une scène. Par ailleurs, Nicolas Bonneau parle aussi souvent de sa famille et de Caroline, sa première amoureuse. Il avoue l’avoir bêtement quittée parce qu’il était jaloux qu’elle réussisse comme syndicaliste étudiante. Il la reverra mais, entre temps, elle aura aussi réussi à se faire élire députée et lui tiendra la dragée haute.

En passant Nicolas Bonneau rappelle -mais on se demande bien pourquoi- que Zeus avala Métis, son amante, et que la déesse Athéna sortit armée de la tête de Zeus. Il y aussi une chanson sur les femmes à l’Assemblée Nationale. Un sketch pas vraiment drôle et que l’on oublie vite. Bref, un spectacle avec de bons moments: Nicolas Bonneau a un talent indéniable de conteur… Mais on reste un peu sur sa faim; il y a des longueurs et l’ensemble n’est pas toujours passionnant. La faute sans doute à un texte parfois bavard et à une dramaturgie mal maîtrisée sur un thème casse-gueule; on a souvent l’impression que son auteur navigue à vue… Sa Caroline aura le dernier mot du spectacle avec un message qu’elle lui adresse, assortie d’une phrase de Groucho Marx: les hommes sont des femmes comme les autres… Bien vu.

Philippe du Vignal

Jusqu’au 31 mars, Théâtre de Belleville, 94 rue du Faubourg du Temple, Paris XI ème. T. : 01-48-06-72-34.

 


Archive pour 27 février, 2019

Le Lien de François Bégaudeau, mise en scène de Panchika Velez

le lienLe Lien de François Bégaudeau, mise en scène de Panchika Velez

« Familles, je vous hais! Foyers clos, portes refermées, possessions jalouses du bonheur. » La célèbre phrase des Nourritures terrestres (1897) d’André Gide est éternelle. Depuis que l’humanité existe, la tribu et la famille demeurent un lieu de bonheur mais parfois aussi de conflit. Et l’on sait que la majorité des actes de violence  se passe au sein du foyer. Les tragédies grecques ou romaines, ou encore élisabéthaines et autres drames jusqu’à nos jours, en sont de bons exemples. Dans cette pièce, il s’agit plus précisément du rapport mère/fils. Ici, une relation entre une mère aimante, mais gauche et attaquée par un fils dur, mais sensible. Dans les théâtres moderne et contemporain, la liste est longue de ces relations: entre autres, La Ménagerie de verre, une des œuvres les plus émouvantes de Tennessee Williams, avec la figure d’une mère autoritaire et protectrice, ou dans La Mère de Florian Zeller avec Catherine Hiegel en 2.010  et mise en scène par Martial Di Fonzo Bo…

La pièce de François Bégaudeau n’est pas une tragédie et se rapproche plutôt d’une comédie dramatique. Christiane, la soixantaine, une retraitée d’origine modeste, vit dans une ville de province. Elle a su cependant transmettre à son fils, Stéphane (Pierre Palmade) devenu écrivain, le goût de la lecture et des livres. Au début, le ton est celui de la légèreté, de l’humour grinçant, avec une écriture précise et sobre. Mais «le lien» va petit à petit vite prendre un caractère plus tendu. Vont alors s’affirmer toutes les contradictions et la frustration sentimentale de la mère  comme du fils, des êtres tout simplement humains, seuls, et en recherche de l’amour.

Il est venu lui rendre visite et elle a préparé un déjeuner. L’unique décor (Claude Plet) représente un intérieur modeste mais soigné: une pièce à vivre assez grande avec une table, un banc, une chaise avec, en arrière-plan, un coin cuisine. Côté jardin, une fenêtre et une petite entrée. Au début, nous découvrons  la mère et le fils attablés pour un repas, au moment du fromage. Il y a un long soliloque de Christiane. Thème principal de ce flot continu de paroles: le fromage de chèvre : «C’est pas le chèvre que t’aimes, celui-là. Je voulais en prendre comme tu préfères, avec la croûte dure mais la fromagerie du Carrefour City est fermée. » (…) « En fait, ils ont un problème de j’ai pas bien compris quoi, des histoires de … Tiens. (Elle prend l’assiette de Stéphane, y pose un morceau de fromage mais il n’y touchera pas)… des problèmes avec le lait, il m’a expliqué.»

Ce long texte, magistralement interprété par Catherine Hiegel, ouvre cette comédie dramatique dont la suite devient vite moins anodine. Sans elle, l’écriture simple et si juste de François Bégaudeau aux répliques fines et violentes, admirablement agencées dans une langue populaire, charnelle et imagée, n’aurait sans doute pas rayonné avec autant de subtilité et d’intelligence. Le texte chargé de non-dits lourds de sens, du genre: «je t’aime, moi non plus », mais aussi de reproches brutaux à la limite de l’humiliation résonne dans toute sa théâtralité. «Enlève ce blouson, par cette chaleur.» Stéphane lui répond: «Non, puisque je pars. Si j’arrive, j’enlève le blouson, si je pars, je remets le blouson, c’est logique. » (…) « Qu’est-ce que ça change, si je pars ?» Christiane: «Ça change que t’es plus là, tiens. T’es drôle, toi. » Stéphane: «Qu’est-ce que ça change concrètement. Quand tu parles à table, qu’est-ce que ça change, que je sois là ou pas ? (Christiane attend qu’il réponde lui-même à sa question.) « On peut se lever, tu continues à parler tout pareil, t’as pas vu ? Non, t’as pas vu. Justement, t’as pas vu.»

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Le public est vite touché par la violence qui s’empare de ces personnages déchirés par l’incompréhension et le manque d’empathie. Stéphane est devenu célèbre et bourgeois et les chemins existentiels de la mère et de son fils se sont donc écartés. Mais la tendresse, malgré tout et à jamais, finit par s’infiltrer dans ce «lien» qui existe entre eux. Avec ici, l’incommunicabilité, le renfermement sur soi, l’amour-propre et l’amour impossible mais tant désiré, et une blessure. Stéphane: «Je ne réponds jamais à tes questions pour l’unique et simple raison que tu ne m’en poses aucune !» Christiane: «C’est la meilleure celle-là !»  Stéphane: « Oui, c’est la meilleure, là, on est d’accord. La meilleure de toutes. Plus j’y pense, plus ça me scie, je suis estomaqué, estomaqué que ma mère se branle complètement de ma vie.» Au cours de ce face-à-face, Françoise, une vieille amie de Christiane, arrive et va alléger la tension. Là aussi, Marie-Christine Danède, réussit avec  franchise et finesse, à donner une puissance dramatique et une poésie à cette femme sans histoires, ordinaire mais gaie, et encore curieuse de l’existence.

Le  jeu de Pierre Palmade est un peu décevant. Très présent, émouvant ou presque épouvantable, le personnage, dans toute sa splendeur, nous ravit. Puis, on ne sait pourquoi, reviennent ça et là, certaines expressions dont il a le génie mais qui n’ont pas leur place ici. Dommage: cela étouffe parfois les espaces inarticulés et fugaces enfouis dans la pièce et que seule, la magie de l’interprétation peut faire surgir… Mais il ne faut pas se tromper de baguette magique!

Elisabeth Naud

Théâtre Montparnasse, 31 rue de la Gaîté, Paris XIV ème. Jusqu’au 29 mars. T. : 01 43 22 77 74.

Am Königsweg (Sur la voie royale) d’Elfriede Jelinek, mise en scène de Falk Richter

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Am Königsweg (Sur la voie royale) d’Elfriede Jelinek, mise en scène de Falk Richter

Falk Richter, quarante neuf ans, a créé à partir de 1996, des spectacles  en Allemagne mais aussi à Amsterdam, Strasbourg, Bruxelles, Venise, Paris (voir Le Théâtre du Blog). De 1.999 à 2.017,  il  a été auteur et metteur en scène associé à la Schaubühne de Berlin et est depuis deux ans, artiste associé au Deutsches Schauspielhaus de Hambourg. Falk Richter a été nommé pour ce spectacle par  les critiques de la revue Theater Heute,  le metteur en scène de l’année, Benny Claessens, l’acteur de l’année, le créateur des costumes Andy Besuch le costumier de l’année, et le texte d’Elfriede Jelinek, la pièce de l’année. « Il n’y a jamais eu, dit-il, autant de distinctions pour un seul spectacle dans l’histoire du théâtre allemand !”

 L’écrivaine autrichienne Elfriede Jelinek, prix Nobel de la paix 2.004, a commencé à écrire cette pièce le soir où Donald Trump était élu. Elle y parle du pouvoir politique similaire à toutes les époques et marqué  quoiqu’il arrive, par l’autoritarisme, les violences et les discours agressifs. En quelque trois heure trente, sont évoqués ici et entre autres méfaits, ceux de la mondialisation, des trop fameuses «subprimes», ces prêts hypothécaires surtout dans l’immobilier à  des acheteurs au pouvoir de remboursement insuffisant.  Tant que l’immobilier augmentait, la maison acquise  était hypothéquée et en cas de défaillance, la banque remboursait le crédit en vendant la maison.  A une condition: que les prix de l’immobilier ne baisseraient pas… Mais  le contraire s’est produit et ,il y a déjà onze ans, ce fut un immense désastre boursier aux Etats-Unis puis un peu partout dans le monde. Avec à la clé, la perte pour de nombreux petits propriétaires américains de leur logement, la destruction d’emplois et la délocalisation d’industries nationales, des accords financiers plus que douteux entre représentants de l’oligarchie internationale,  et bien entendu, de sérieux dégâts politiques…

Elfriede Gelinek traite aussi des affaires tout aussi douteuses de Donald Trump et de ses liens présumés avec des criminels de haute volée, et de ses fausses déclarations  d’impôt. «Être aveugle : très pratique aussi. Renoncez à moi, vous le faites de toute façon, renoncez à moi, car je suis malade et ne comprends rien, je n’y vois rien, si, je vois, non, en fait non, allez les yeux, allez les Bleus ! Moi pauvre aveugle je ne comprends pas ce que j’ai commandé.  » (…) « Je ne sais pas ce qui va se passer.  » (…) « Si j’ai involontairement une dette envers vous ? (…) Attention, voilà le nouveau roi, mettez vite l’appareil en marche ! (…) Il est là, et moi, je n’ai plus de lumière. Quelle misère. »

Malgré le plaisir d’avoir ce prix, pour Falk Richter: «Demeure pour moi cependant la terreur de voir combien la pièce et la mise en scène collent à l’époque: elles parlent de l’homme blanc, agressif qui revient aujourd’hui sur la scène du monde et, comme récemment à Chemnitz, y déverse sa colère et sa haine, poursuit à travers la ville ceux qui ne sont pas blancs, braille Heil Hitler et rêve d’une révolution nationaliste de droite… et elles parlent de la gauche pétrifiée, choquée, qui sent qu’elle ne domine plus le débat et ne sait pas comment se défendre contre cette fascisation croissante de la politique, ni comment arrêter ce tremblement de terre. Les temps deviennent difficiles, nous devons être solidaires, nous défendre haut et fort, nous soutenir mutuellement et nous battre ensemble contre ce nouveau fascisme ! »

Sur scène, un remarquable décor d’inspiration surréaliste et qui se revendique comme tel, avec de fausses loges de théâtre, un grand cheval doré, quelques fauteuils rouges style Louis XV, de gros coussins, et dans le mur de fond, une fenêtre où une grenouille verte jouée par un acteur va fasciner le public. Il y a une prophétesse aveugle, saignant de la bouche et des yeux, et un roi fou et délirant  (Benny Claessens), coiffé d’une couronne en carton. Le spectacle participe d’un jeu de massacre mais on a quelque mal à s’y repérer (les écrans de sur-titrage sont petits et posés sur la scène côté cour et jardin ou au dessus de la scène, donc difficiles à lire). Mais aussi d’une sorte de revue de music-hall et spectacle de marionnettes avec projection d’images d’actualités (guerres, incendies, inondations meurtrières, etc. passées en boucle et à grande vitesse. Les acteurs sont tous d’une qualité exceptionnelle, en particulier Benny Claessens en roi-père Ubu délirant et Falk Richter sait créer comme personne, un univers aussi poétique et burlesque que terrifiant.

Mise en scène et direction d’acteurs impeccables, comme les décors de Katrin Hoffman et les costumes d’Andy Besuch. Mais bon, quand on n’est pas germanophone et qu’il faut se référer au texte français affiché en surtitrage qui semble intégral, il est difficile de suivre la prose poétique exceptionnelle d’Elfriede Jelinek. Et, comme on a envie de voir jouer les acteurs allemands  mais aussi la remarquable vidéo de Michel Auder et Meika Dresenkamp projetée directement sur le décor, cela fait beaucoup d’informations à absorber pendant quelque trois heures, même avec entracte… Surtout quand il y a aussi des parties improvisées bien entendu sans titrage. Mais cela dit, c’est toujours un grand plaisir de voir d’aussi bons acteurs allemands, ici très bien dirigés par Falk Richter. Stéphane Braunschweig a eu raison d’inviter ce très beau spectacle, même s’il n’a été joué que quelques jours…

Philippe du Vignal

Spectacle présenté à l’Odéon-Théâtre de l’Europe, place de l’Odéon, Paris VI ème, du 20 au 24 février.
La pièce est publiée dans la traduction de Mathilde Sobottke et Magali Jourdan, est parue aux éditions de l’Arche.

 

La Caisse d’Aris Alexandrou, mise en scène de Fotis Makris et Kleopatra Tologkou

La Caisse d’après le roman d’Aris Alexandrou, adaptation et mise en scène de Fotis Makris et Kleopatra Tologkou

''TO KIBWTIO'' PHOTO_5Aris Alexandrou, de son vrai nom, Aristotelis Vassiliadis, est un écrivain et traducteur grec, principalement connu pour son unique roman La Caisse. Né à Pétrograd en 1922, le jeune Aris Alexandrou suit son père grec et sa mère russe dans leur exil en Grèce en 1930.  Il a une activité de traducteur, notamment du russe (Vladimir Maïakovski, Fiodor Dostoïevski, Anton Tchekhov, Anna Akhmatova) mais aussi du français (Voltaire) et de l’anglais. Et il adhère au Parti Communiste, ce qui lui vaudra des années de persécution et il sera interné quatre  ans dans le camp de Makronissos. Il se réfugie en France en 1967 après le coup d’État des colonels. Il  mourut à Paris en 1978.

Son roman qu’il finit d’écrire en 72, est paru en Grèce deux ans plus tard. C’est une suite de dix-huit lettres, datées du 27 septembre au 15 novembre 1949, adressées au Juge d’instruction par un prisonnier qui reçoit chaque jour quelques feuillets pour écrire sa déposition. Un gardien les emporte aussitôt mais il ne reçoit jamais de réponse. Au cours de la guerre civile grecque, l’auteur de ce récit a été choisi pour participer, avec une trentaine de camarades, à une mission-suicide organisée par le Parti Communiste :  ils doivent apporter de la ville de N. , à celle de K. une caisse fermée dont le contenu leur est inconnu. De la réussite de cette mission dépend entièrement l’issue de la guerre contre les forces gouvernementales. Dès son arrivée à N., le narrateur reçoit,  comme les autres hommes qui ont été choisis, un entraînement militaire spécial, déguisé en entraînement de football. Dans cette ville occupée par les forces communistes, la suspicion est partout et les exécutions pour l’exemple, fréquentes. Ils  s’en vont enfin mais la progression est difficile: le commandement impose un parcours plein de détours. Et il y a des offensives, de nombreux accidents ont lieu et les blessés sont exécutés, si bien que le narrateur se retrouve bientôt seul pour apporter la caisse à K.

Aris Alexandrou utilise sa propre expérience pour décrire une vie coincée entre un communisme intransigeant et une dictature étouffante créant ainsi un monde militarisé où fleurissent les prisons. Le Parti Communiste déshumanise ses adhérents, en les soumettant à une logique hiérarchique suicidaire et à une discipline de fer qui les rend indifférents à leur propre mort comme à celle des autres… Fotis Makris et Kleopatra Tologkou ont adapté le roman  pour en faire un monologue mais en se focalisant sur les scènes d’action. Le narrateur, soumis à un procès imaginaire, se défend devant un public-tribunal en racontant tous les évènements du transport de cette caisse. Les metteurs en scène ont réussi à créer un suspense et le décor simple mais symbolique représente une salle d’instruction. Fotis Makris, seul en scène, joue avec ardeur et passion mais d’une voix parfois criarde et monotone. En quatre-vingt minutes, il arrive cependant à  donner vie à ce texte. Bref, un spectacle intéressant qui fait naître des discussions politiques fécondes.

Nektarios-Georgios Konstantinidis

Studio Mavromichali, 134 rue Mavromichali, Athènes. T. : 00 30 210 64 53 330


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