Conte d’enfants réels de Suzanne Lebeau, musique de Gisèle Pape, mise en scène Véronique Widock

Festival Rumeurs urbaines à l’Avant-Scène de Colombes:

Conte d’enfants réels d’après les textes de Suzanne Lebeau, mise en scène de Véronique Widock

608B3CAD-E0F0-47E2-B12B-8EA0EAC0DDD5Après une carrière d’actrice, auprès, entre autres, de Daniel Mesguich, Jean-Pierre Miquel et Anita Picchiarini, Véronique Widock a installé en 1992 sa compagnie des Héliades dans une ancien atelier de métallurgie à Colombes (Hauts-de-Seine) où elle a créé depuis, une vingtaine de spectacles singuliers. Elle met en scène des écritures contemporaines étrangères comme celles de Stig Dagerman, Gregory Motton, Dea Loher, Hanokh Levin…. « J’aime, dit-elle, les textes qui ouvrent sur les grandes questions de l’existence : l’amour, le lien,  l’abandon, la mort, le rapport au temps. A travers le prisme de la lente construction intérieure, mettre en scène les conflits quotidiens et politiques, l’accès  à la légitimité d’exister. D’exister. Et de faire valoir, telle qu’on l’entend, cette existence. « 

Suzanne Lebeau, auteure dramatique québécoise bien connue (voir Le Théâtre du Blog) avait publié Contes d’enfants réels en 1995. Ces cinq contes impertinents écrits pour la scène mettent enfants et adultes d’aujourd’hui face à face dans des situations qui oscillent entre ludique et  dramatique, insolite et quotidien,  rêve et réalité, poésie et  théâtre… Accompagnées par la musicienne et chanteuse Gisèle Pape.

Dans un jardin, un amas de fleurs et, au centre,  une femme (Lia Khizioua Ibanez) adossée à une pile de papiers; à cour, une table avec un ordinateur. Un enfant veut parler à son père (Sébastien Dalloni) qui continue à lire. « Je m’ennuie, je m’ennuie, nous sommes seuls tous les deux ! ». Elle aperçoit le bocal de bonbons, son papa en engloutit d’une seule bouchée mais étouffe, appelle à l’aide. Il y a une distribution de bonbons et le public est invité à s’asseoir sur le plateau, chacun doit masser la personne assise devant lui. Julie court le long du chemin de terre, puis forme de petits tas de ses mains. «Petit homme était un bébé charmant, adoré de ses parents… ».

On distribue des gâteaux et des boissons. On donne un violon à l’enfant qui rêve d’en jouer mais qui refuse la musique. «Avant de mourir, il faut jouer! » La femme  monte sur une  grande partition accrochée à un trapèze… Un spectacle ludique, simple comme un jeu d’enfants et pourtant révélateur d’une réalité complexe: ces Contes d’enfants réels nous interroge sur notre enfance.

Edith Rappoport

Spectacle vu le 28 février, au Théâtre Le Hublot, 87 rue Felix Faure,  Colombes (Hauts-de-Seine). T. : 01 47 60 10 33.

Le texte est publié aux éditions Théâtrales Jeunesse
 

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