Concert par le Gamelan Pus Parwana et le Surnatural Orchestra

Concert par le Gamelan Puspa Warna et le Surnatural Orchestra

8D13B01E-2795-4024-9249-FD41C0287272Dans le cadre d’une grande journée indonésienne, cet évènement regroupe l’ensemble Puspa Warna, un groupe de vingt musiciens, basé à Paris, et spécialisé dans la musique du gamelan balinais, surtout composé essentiellement de percussions, gongs, cymbales, métallophones et xylophones, tambours  en peau de buffle, flûtes, etc. mais aussi chants féminins et masculins. Le gamelan accompagne aussi le fameux Wayang kulit (théâtre d’ombres). Le Puspa Warna a été créé en 2011, suite à la venue en France du musicien balinais I Nyoman Kariasa, et a développé son répertoire auprès de musiciens comme I Made Wardana et Michael Tenzer. Puspa Warna collabore étroitement avec la danseuse Kadek Puspasari et les comédiens Tapa Sudana et Mas Soegeng, et a créé de nombreux spectacles mêlant danse, musique et théâtre. Et il dirige aussi des ateliers.

Ici, le Surnatural Orchestra avec quatorze musiciens (saxophone, batterie, flûtes, trombones,  corne…) et le Puspa Warna vont s’affronter joyeusement au cours d’une unique séance; la salle est bourrée d’adultes et de jeunes enfants ravis qui ont suivi pour la plupart l’ensemble de  l’opération. Le Surnaturel Orchestra s’est installé au début du mois à l’Echangeur, avec ces ateliers de formation et fait cohabiter musiques savantes, dansantes mais aussi populaires et déviantes. En cette fin de journée, les gradins ont été repliés pour gagner de la place et le public, assis par terre, est chauffé à blanc pour accueillir cet étrange concert: du jamais vu ! 

Une forme gonflable inquiétante, énorme avec un museau pointu, envahit l’espace. Puis la bête s’aplatit et laisse place à l’orchestre balinais. Quatre danseuses avec leurs éventails virevoltent. Le Surnaturel Orchestra intervient : «Ils sont des millions, quelle plus belle saison que le printemps  avec des masques !» On entend des sifflements bizarres. Les Balinais dont plusieurs sont masqués valsent devant l’orchestre, quatre femmes agitent des voiles blancs, un énorme Dragon aux dents crochues, aux longs doigts  et à la longue chevelure entre en scène. Les femmes chantent, elles font rire. Cette alternance des deux groupes qui s’affrontent et se mélangent, des plus insolites, ravit le public qui les a salué longuement. Le Théâtre de l’Echangeur de Bagnolet organise des soirées singulières à ne pas manquer comme Sonic Protest quinzième édition, les 29 et 30 mars et Oumou Sangaré dans le cadre de Banlieues Bleues, trente-sixième édition, le 11 avril.

Edith Rappoport

Spectacle vu le 16 mars au Théâtre de l’Echangeur,  59 avenue du Général de Gaulle, Bagnolet (Seine-Saint-Denis). T. : 01 43 62 71 20.

T. : 01 43 62 71 20

 


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