On détruit pour se réinventer de et par Pierre Meunier

On détruit pour se réinventer, de et par Pierre Meunier

VISUEL-MAISON-METALLOSLa chorégraphe Stéphane Aubin a pris la direction de la Maison des Métallos en janvier dernier et a voulu qu’il y ait une période de transition avec un programme d’activités élaboré à partir de l’univers d’artistes invités La Co0P associe une équipe artistique et celle des Métallos, pour proposer durant un mois, d’autres façons de se rencontrer autour de l’art vivant.

Autour d’une thématique avec des balades, performances, réflexions, projections ou autres aventures, dans et hors-les-murs. Après Barbara Matijevic et Giuseppe Chico en février autour des mutations technologiques, Marguerite Bordat et Pierre Meunier ont conçu un nouveau spectacle. Il entre en scène en rythme avec son magnétophone et se dandine en rythme sur une chanson D’amour, d’amour! Puis il le range, apporte un seau de pierres qu’il offre au public pour qu’il les palpe. Elles passent de mains en mains; il apporte un deuxième, puis un troisième seau: «C’est un tempo minéral dans une palpation circulaire, le facteur ne deviendrait-il pas cheval ? »

 Ensuite avec des seaux de pierres que nous nous passons, il construit une belle pyramide qu’il fixe du regard. «Le tas fait-il silence, parce qu’il aurait déjà tout ? Rebecca a dit: l’homme devrait attendre ! Le ciel servirait à accueillir le tas. Le vertical nous amène aux verticaux. Face au tas, y a-t-il a le présent, le passé, le futur ? » (…) « Kleist à Charlotte : pourquoi la voûte ne s’effondre pas ? La pierre dans la chute se trouve dans un destin individuel. » (…) « L’homme est terrorisé par sa propre descendance. Dans la chute, il se trouve débarrassé de tout avoir. Le tas est le héros de son propre soulèvement, nul tas sans trou. » (…)  « Cette vitesse nous dépasse par sa lenteur. »

Pierre Meunier prend un cylindre qui fait apparaître un splendide ressort à boudins et il en ôte le papier qui l’enveloppe: il y a une pierre au bout qui le tend et il rebondit. «Entre la chute et l’élévation, le ressort ne tranche pas !» L’acteur s’énerve  puis décroche le ressort: «Cela galope vers l’effondrement !» Il dévoile un châssis où sont suspendues sept pierres dont certaines rebondissent et il disserte scientifiquement : «On ne peut qu’être sidéré par cette capacité d’intégration !» Puis il met de la musique qui rythme les remontées : «Tous ces musiciens qui ont écrit pour des pierres, allez, on rentre!» Il range le châssis à la fin en disant une phrase d’Héraclite: » « Un tas de gravats déversé au hasard, le plus bel ordre du monde! « 
On va changer de registre, dit enfin Pierre Meunier qui met un casque et avance avec des ressorts. « J’espère qu’on va s’arrêter là, une question, la chute sanction!  » Cet étrange solo enthousiasme  un  public venu très nombreux.

Edith Rappoport

Spectacle vu le 19 mars, à la Maison des Métallos, rue Jean-Pierre Timbaud, Paris XI ème.

D’autres séances auront lieu avec des projections de Camille Virot, un débat avec l’architecte Patrick Bouchain, des rencontres avec le physicien Etienne Guyon et la philosophe Marie-José Mondzain.

En avril: On prend la tangente avec Fanny de Chaillé avec le danseur Mathieu Doze, l’écrivain Pierre Alferi et les musiciens Rodolphe Burger et Fred Poulet.

 


Archive pour 23 mars, 2019

On détruit pour se réinventer de et par Pierre Meunier

On détruit pour se réinventer, de et par Pierre Meunier

VISUEL-MAISON-METALLOSLa chorégraphe Stéphane Aubin a pris la direction de la Maison des Métallos en janvier dernier et a voulu qu’il y ait une période de transition avec un programme d’activités élaboré à partir de l’univers d’artistes invités La Co0P associe une équipe artistique et celle des Métallos, pour proposer durant un mois, d’autres façons de se rencontrer autour de l’art vivant.

Autour d’une thématique avec des balades, performances, réflexions, projections ou autres aventures, dans et hors-les-murs. Après Barbara Matijevic et Giuseppe Chico en février autour des mutations technologiques, Marguerite Bordat et Pierre Meunier ont conçu un nouveau spectacle. Il entre en scène en rythme avec son magnétophone et se dandine en rythme sur une chanson D’amour, d’amour! Puis il le range, apporte un seau de pierres qu’il offre au public pour qu’il les palpe. Elles passent de mains en mains; il apporte un deuxième, puis un troisième seau: «C’est un tempo minéral dans une palpation circulaire, le facteur ne deviendrait-il pas cheval ? »

 Ensuite avec des seaux de pierres que nous nous passons, il construit une belle pyramide qu’il fixe du regard. «Le tas fait-il silence, parce qu’il aurait déjà tout ? Rebecca a dit: l’homme devrait attendre ! Le ciel servirait à accueillir le tas. Le vertical nous amène aux verticaux. Face au tas, y a-t-il a le présent, le passé, le futur ? » (…) « Kleist à Charlotte : pourquoi la voûte ne s’effondre pas ? La pierre dans la chute se trouve dans un destin individuel. » (…) « L’homme est terrorisé par sa propre descendance. Dans la chute, il se trouve débarrassé de tout avoir. Le tas est le héros de son propre soulèvement, nul tas sans trou. » (…)  « Cette vitesse nous dépasse par sa lenteur. »

Pierre Meunier prend un cylindre qui fait apparaître un splendide ressort à boudins et il en ôte le papier qui l’enveloppe: il y a une pierre au bout qui le tend et il rebondit. «Entre la chute et l’élévation, le ressort ne tranche pas !» L’acteur s’énerve  puis décroche le ressort: «Cela galope vers l’effondrement !» Il dévoile un châssis où sont suspendues sept pierres dont certaines rebondissent et il disserte scientifiquement : «On ne peut qu’être sidéré par cette capacité d’intégration !» Puis il met de la musique qui rythme les remontées : «Tous ces musiciens qui ont écrit pour des pierres, allez, on rentre!» Il range le châssis à la fin en disant une phrase d’Héraclite: » « Un tas de gravats déversé au hasard, le plus bel ordre du monde! « 
On va changer de registre, dit enfin Pierre Meunier qui met un casque et avance avec des ressorts. « J’espère qu’on va s’arrêter là, une question, la chute sanction!  » Cet étrange solo enthousiasme  un  public venu très nombreux.

Edith Rappoport

Spectacle vu le 19 mars, à la Maison des Métallos, rue Jean-Pierre Timbaud, Paris XI ème.

D’autres séances auront lieu avec des projections de Camille Virot, un débat avec l’architecte Patrick Bouchain, des rencontres avec le physicien Etienne Guyon et la philosophe Marie-José Mondzain.

En avril: On prend la tangente avec Fanny de Chaillé avec le danseur Mathieu Doze, l’écrivain Pierre Alferi et les musiciens Rodolphe Burger et Fred Poulet.

 

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