Cachafaz de Copi, mise en scène d’Eram Sobhani

Cachafaz de Copi, traduction de René de Ceccatty, mise en scène d’Eram Sobhani
©QUE L'OREILLE SAIGNE

©QUE L’OREILLE SAIGNE

Etrange spectacle que ce pot pourri des textes du célèbre Argentin Raúl Damonte Botana, dit Copi, romancier et dramaturge francophone mais aussi dessinateur et figure majeure du mouvement gay. Né en 1939 et mort à Paris à quarante-huit ans des suites du SIDA pendant une répétition d’une de ses pièces… traitant du SIDA, il avait émigré en France en  1963 et a écrit de nombreuses pièces depuis 1966 comme entre autres L’Alligator, le thé, mise en scène de Jérôme Savary, La Journée d’une rêveuse, L’Homosexuel ou la Difficulté de s’exprimer, Les Quatre Jumelles, mises en scène par Jorge Lavelli, Eva Peron mise en scène d’Alfredo Arias, L’Homosexuel ou la Difficulté de s’exprimer, mise en scène de Philippe Adrien. Des spectacles à chaque fois étonnants et en rupture avec le théâtre établi….

 Ici, le metteur en scène  a mélangé des extraits de ses textes dans un ordre des plus étonnants : «Ton Cachafaz, c’est une ordure, les mains sanglantes, il a tué un flic ! » (…) « Son ami lui suce le sang, « Nous sommes tous des opprimés, nous sommes pour eux des moins que rien. Si on regarde droit devant nous, l’avenir aussi, c’est du passé, vive Cachafaz ! » On enlève les balles sanglantes dont il a été criblé : « De sa viande on peut faire quatre-vingt jambonneaux, on vient de fonder un petit commerce, si on vous tue, c’est pour manger, pas pour faire des funérailles! » «Face aux visages de la dictature, dans les bas-fonds de Montevideo, les machos sont pédés, les pédés sont des femmes, les gros machins sont des vagins, quand on crève la dalle, on s’attaque sauvagement aux flics et l’on nourrit les gosses avec leurs tripes. Cette révolution finit très mal, mais elle n’en reste pas moins nécessaire. »

Cécile Chatignoux, Fabio de Domenico, Sarah Labrin, Santiago Montelequin, Thomas Nolet et Eram Sobahni n’ont pas froid aux yeux mais il est difficile de trouver le fil rouge de cette étrange réalisation imaginée pour faire la fête à Copi. On pourra assister avec cette Carte blanche,  à d’autres spectacles et lectures de textes de l’auteur ainsi qu’à une exposition de son œuvre graphique.

Edith Rappoport

Jusqu’au 30 mars, L’Etoile du Nord,  16 rue Georgette Agutte, Paris XVIII ème. T. :  01 42 26 47 47.

 

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