Belgian Rules, conception et mise en scène de Jan Fabre

Belgian Rules, texte de Johan De Boose, conception et mise en scène de Jan Fabre, musique de Raymond van Het Groenewoud et Andrew Van Ostade (spectacle en plusieurs langues, sous-titré en français)

0FD15D83-C8EE-449F-B904-6EBB3943072DJan Fabre, auteur et homme de théâtre mais aussi artiste depuis trente ans, avait déjà présenté à la Villette,  Mount Olympus, une performance de vingt-quatre heures.  Ici,  il nous offre un spectacle on ne peut plus énigmatique avec une dizaine d’artistes, pour camper les images de la Belgique, ce petit pays aux trois langues et grand colonisateur en Afrique. Dans cette immense halle de près de cinq cents places -presque pleine, du moins au début- difficile de  s’attacher aux détails et au sens de ce spectacle en quatre heures…
En quatorze chapitres et une trentaine de tableaux, Jan Fabre essaye de nous parler chronologiquement de la Belgique, son pays pétri de contradictions et rassemblant  trois communautés linguistiques. En une trentaine de tableaux dont le sens nous est expliqué dans un lexique: René Magritte, Les Noirauds de Bruxelles, Pierre-Paul Rubens, Paul Delvaux, des majorettes et le Congo Belge. Mais de loin,  nous avons du mal à suivre mais heureusement, on peut se rapprocher quand la salle se vide: des spectateurs  libèrent des places en silence… On voit d’abord une grosse femme qui vide un bock de bière qu’elle a découvert, à force d’attendre. On est aussi dans le pays de Van Eyck, Félicien Rops, James Ensor… Les morts brandissent un drapeau sur leurs tombes. On voit des caravaniers en costumes et à Ypres, des masques dansant en rythme, des repas d’oiseaux, tous en noir avec des sébiles, quatre squelettes pendus, une femme nue en chapeau melon, des pingouins avec des parapluies…

Quelle espèce bizarre,  ces êtres humains! «Vive la Flandre où il est encore temps de louer le seigneur! » Les acteurs se déshabillent puis se rhabillent en rythme, et certains enfilent d’énormes costumes de carnaval. Ils énoncent quatorze règles dont la dernière est: « It is possible to be Belgian ! » Puis, on voit un hérisson boire une bière et sept pingouins blancs agitent un drapeau…

Un spectacle prétentieux et sans aucune émotion et, malgré quelques belles images, on l’aura compris, très décevant…

Edith Rappoport

Spectacle vu le 24 mars à la Grande Halle de la Villette, 211 avenue Jean Jaurès, Paris XIX ème.

 

 

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