Off the Wall, mise en scène de Bruno Cadillon, Gilbert Epron, Emmanuel Faventines, Maëlle Koenig et Danielle Marty

Off the Wall (Au Pied du mur), mise en scène de Bruno Cadillon, Gilbert Epron, Emmanuel Faventines, Maëlle Koenig et Danielle Marty

 davLauréate de l’appel aux projets européens Créative Europe et donc partenaire de l’aventure Maurerspringer (voir Le Théâtre du Blog),  la compagnie du Hasard ira aussi jouer son spectacle cet été à Bielefeld (Allemagne) et Faenza (Italie).  La famille Martin vit une existence heureuse et bien réglée dans un pavillon, près de la frontière qui sépare Ici et Ailleurs. Mais le mur représentant cette frontière avance et se rapproche de plus en plus. D’abord au fond du jardin, puis au milieu de la maison, avec un douanier au début sympathique, à la fin… beaucoup moins. La famille Martin va devoir faire  avec… Martha, la mère, Vicky, la fille partent travailler pendant que  le père veille sur la maison. « Nul ne se doute que ce jour est leur dernier jour de bonheur ! »

Le père se recouche mais deux flics débarquent et lui proposent de l’argent qu’il accepte tout réjoui. Mais ils installent dans la maison des grilles et des barbelés, ainsi qu’un checkpoint…Les femmes reviennent, désagréablement surprises, mais le père leur montre l’argent que la mère va cacher. On entend des hurlements de chien inquiétants dans ce spectacle sans aucune parole articulée. Le père va se recoucher mais les flics reviennent et offrent à nouveau de l’argent qu’il accepte. Ils murent le lit de la fille qui ne peut plus aller dans la chambre des parents. A nouveau, hurlements de chiens et coups de fusil.

Les flics ont maintenant entièrement séparé les deux parties de la maison et accrochent sur la grille des portraits de la famille. Un soldat reste là avec son fusil, se couche dans le lit du père qui ne se lève pas, quand le réveil sonne. Toute la famille va frapper à la grille. Un soldat porte une malle, en sort des bouquets et un tableau qui représente des fusils croisés coiffés d’un chapeau. Il danse avec un couteau, installe un feu tricolore sur la grille et enlace le père. On met le couvert mais la fille l’enlève. Bagarre entre la fille et le soldat, et les femmes partent. Les soldats démolissent toute la maison. La fille armée d’une mitraillette leur tire dessus. Tout le monde est mort !

A la fois burlesque et terriblement inquiétant, ce spectacle sans paroles, bien interprété par les créateurs-metteurs en scène, préfigure ce qui pourrait bien survenir dans nos sociétés de surveillance où la plupart des rapports humains sont à l’abandon.

Edith Rappoport

Théâtre du Grand Orme, 1 bis rue de l’Orme, Feings (Loire), le 22 juillet.

 


Archive pour 28 juillet, 2019

Off the Wall, mise en scène de Bruno Cadillon, Gilbert Epron, Emmanuel Faventines, Maëlle Koenig et Danielle Marty

Off the Wall (Au Pied du mur), mise en scène de Bruno Cadillon, Gilbert Epron, Emmanuel Faventines, Maëlle Koenig et Danielle Marty

 davLauréate de l’appel aux projets européens Créative Europe et donc partenaire de l’aventure Maurerspringer (voir Le Théâtre du Blog),  la compagnie du Hasard ira aussi jouer son spectacle cet été à Bielefeld (Allemagne) et Faenza (Italie).  La famille Martin vit une existence heureuse et bien réglée dans un pavillon, près de la frontière qui sépare Ici et Ailleurs. Mais le mur représentant cette frontière avance et se rapproche de plus en plus. D’abord au fond du jardin, puis au milieu de la maison, avec un douanier au début sympathique, à la fin… beaucoup moins. La famille Martin va devoir faire  avec… Martha, la mère, Vicky, la fille partent travailler pendant que  le père veille sur la maison. « Nul ne se doute que ce jour est leur dernier jour de bonheur ! »

Le père se recouche mais deux flics débarquent et lui proposent de l’argent qu’il accepte tout réjoui. Mais ils installent dans la maison des grilles et des barbelés, ainsi qu’un checkpoint…Les femmes reviennent, désagréablement surprises, mais le père leur montre l’argent que la mère va cacher. On entend des hurlements de chien inquiétants dans ce spectacle sans aucune parole articulée. Le père va se recoucher mais les flics reviennent et offrent à nouveau de l’argent qu’il accepte. Ils murent le lit de la fille qui ne peut plus aller dans la chambre des parents. A nouveau, hurlements de chiens et coups de fusil.

Les flics ont maintenant entièrement séparé les deux parties de la maison et accrochent sur la grille des portraits de la famille. Un soldat reste là avec son fusil, se couche dans le lit du père qui ne se lève pas, quand le réveil sonne. Toute la famille va frapper à la grille. Un soldat porte une malle, en sort des bouquets et un tableau qui représente des fusils croisés coiffés d’un chapeau. Il danse avec un couteau, installe un feu tricolore sur la grille et enlace le père. On met le couvert mais la fille l’enlève. Bagarre entre la fille et le soldat, et les femmes partent. Les soldats démolissent toute la maison. La fille armée d’une mitraillette leur tire dessus. Tout le monde est mort !

A la fois burlesque et terriblement inquiétant, ce spectacle sans paroles, bien interprété par les créateurs-metteurs en scène, préfigure ce qui pourrait bien survenir dans nos sociétés de surveillance où la plupart des rapports humains sont à l’abandon.

Edith Rappoport

Théâtre du Grand Orme, 1 bis rue de l’Orme, Feings (Loire), le 22 juillet.

 

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