Que crèvent tous les protagonistes de Gabriel Calderón, mise en scène de Sandrine Attard

Que crèvent tous les protagonistes de Gabriel Calderón, mise en scène de Sandrine Attard

©Marion Florence

©Marion Florence

Ce dramaturge urugayen de trente-six ans a écrit une quinzaine de pièces traduites en français, anglais, allemand, portugais et jouées en Amérique latine et comme en Europe, notamment en France au Théâtre des Quartiers d’Ivry. Dans son théâtre, il règles ses comptes avec la famille, le passé criminel de la dictature des années soixante-dix, l’armée, la religion, la sexualité mais aussi le terrorisme…

Ici, sept personnes d’une même famille dont Ana, une jeune femme hantée par les non-dits et les secrets du passé. Comme elle ne trouve aucune réponse à cette interrogation qui la taraude, elle demande à son fiancé, Tadeo, de construire une «machine à remonter le temps » pour faire revenir les morts de sa famille.

Le soir de Noël, il lui offre donc  en guise de cadeau, la réunion de famille qu’elle a souhaitée. Et, à ce dîner, elle retrouve ainsi sa mère, son père et son grand-père et va aller à la quête d’une vérité. Oui, mais voilà, certains préfèrent se taire et veulent enterrer un passé encombrant et d’autres n’arrivent pas vraiment à parler. tout alors se met ici à déraper.

« 
Mon désir de monter ce texte, dit la metteuse en scène, est venu d’une envie d’explorer la famille et les non-dits qui s’immiscent constamment dans nos vies. La dimension fantastique permet d’aborder ce sujet autrement. Faire revenir les morts pour tenter de trouver des réponses: un procédé brillant, loufoque qui permet de questionner. Comment se construit-on ? Que fait-on du passé ? Que transmettons-nous ? « (…) 

 »La pièce,  avec nombreux allers et retours, a une structure très cinématographique. L’univers de Gabriel Calderón peut se rapprocher de celui des films de Pedro Almodovar. L’un et l’autre abordent, de manière volontairement provocatrice, la filiation, l’amour, la mort et les secrets enfouis. »

Autrement dit : que pouvons-nous faire de notre passé et nous construire? Au-delà de la mort, comment aussi supporter nos blessures? C’est sans doute le message que veut nous faire passer Gabriel Calderón. Mais, même si Sandrine Attard sait donner un bon rythme à sa mise en scène et même si elle dirige bien Maël Besnard, Aymeric Lecerf, Marion Malenfant, Florence Muller, Grégoire Oestermann, Paul-Emile Pêtre et Elisabeth Tamaris qui ont une belle énergie et savent passer de l’émotion au jubilatoire, nous avons eu beaucoup de mal à démêler les fils de cette histoire obscure…

Edith Rappoport

Jusqu’au 23 novembre,Théâtre 13/Seine, 30 rue du Chevaleret, Paris (XIII ème). T. :  01 45 88 62 22.

 


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