La réouverture du Théâtre 14 Le Début de l’A., de Pascal Rambert, lu par Marina Hands et Pascal Rambert

La réouverture du Théâtre 14:  Le Début de l’A. de Pascal Rambert, lu par Marina Hands et Pascal Rambert.

FF1684FE-9F2A-4DC2-9A7C-00D533A1DF22Trois soirs consacrés au thème de l’amour et de ses vertiges pour célébrer la réouverture du Théâtre 14 ! Une première soirée réussie avec le premier volet d’une troublante et poétique trilogie : Le début de l’A. Suivront Clôture de l’Amour et Reconstitution. Ce théâtre parisien créé en 1982, a été dirigé par Jean-Claude Amyl puis par Emmanuel Dechartre de 1991 à 2019. Comme le souhaitent  les nouveaux directeurs, Mathieu Touzé, acteur et metteur en scène et Edouard Chapot, ancien administrateur de la Comédie de Béthune, ce théâtre citoyen sera à l’écoute de notre société et du monde contemporain.

Il se veut présent auprès d’un public de théâtre ou non, venu du XIVème arrondissement et d’ailleurs. Et pour la création, une nouveauté d’envergure: l’accompagnement d’équipes émergentes, un lieu de réalisation pour les artistes et la formation de jeunes compagnies. Ce duo, s’est entouré d’ un collectif d’artistes associés: Yuming Hey, Olga Mouak, Séphora Pondi, Estelle N’ Tsendé et Océane Caïraty dont l’univers, parfois atypique,  attise notre curiosité.

Le Théâtre 14, ouvert à l’imaginaire d’aujourd’hui, sera aussi le complice de celui d’hier, d’ici et de pays plus lointains, pour une vie artistique et de recherche sans frontière, à Paris, volonté et initiative des deux directeurs mais aussi de la Mairie de Paris et de celle du XIVème. Au programme, un joli bouquet d’esthétiques diverses, certaines proches du théâtre, d’autres moins mais questionnant le concept de la  théâtralité, et toujours à la recherche d’une langue sensible, au plus près des bruissements du monde et de l’être. La succession des titres de spectacles évoque déjà une histoire bigarrée, urbaine, musicale et d’une modernité issue du XX ème siècle, ou/et hors temps: Supervision, Baldwin/Avedon, Entretiens imaginaires, Le Quai de Ouistreham, La septième Vie de Patti  Smith, Je me suis assise et j’ai gobé le temps, Notre-Dame de Paris, Pièces de guerre, Antis, Les Rues n’appartiennent en principe à personne, Après la Répétition, Carte blanche à Eva Doumbia, On ne badine pas avec l’amour, Dans la Solitude des champs de coton.

Et les amoureux de la langue poétique, musicale mais aussi cinématographique de Pascal Rambert, auront retrouvé ou découvert Le Début de l’A. sur une scène nue, dit avec sensualité, humour et mystère enivrant, au son des  voix singulières et complices de Marina Hands et Pascal Rambert, et de la guitare électrique, d’Alexandre Meyer. Il y avait ce lundi 20 janvier au Théâtre14 en habit de lumière, comme un air d’idéal, de rêve et d’enthousiasme, pour que vive encore et toujours, l’art du théâtre sous toutes ses formes…

 Elisabeth Naud

Spectacle vu le 20 janvier, dans le cadre des trois soirées de réouverture jusqu’au 22 janvier . (Le programme est différent chaque soir).  Théâtre 14, 20 avenue Marc Sangnier, Paris ( XIV ème). T. : 01 45 49 77. 

 


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