Les Bains macabres, musique de Guillaume Connesson, livret d’Olivier Bleys, mise en scène de Florent Siaud

 

Les Bains macabres, livret d’Olivier Bleys, musique de Guillaume Connesson,  mise en scène de Florent Siaud

xl_xl__5d_5256Cet opéra-polar, plein de surprises et résolument contemporain, ravit chaque soir le public: extrême musicalité de l’orchestre Les Frivolités Parisiennes (trente-sept membres) que dirige  Arie Van Beek, partition aux  tonalités classiques donnant aussi l’impression de musique de film ou de music-hall… La scénographie et  les costumes de Philippe Miesch comme la projection,  au début,  des noms des partenaires artistiques de cette création nous placent, dans une intrigue de polar,  tout comme la fluide succession de tableaux réalistes convaincants

Aux Bains Terminus, les curistes disparaissent mystérieusement. Leurs fantômes se sentent prisonniers de l’au-delà et cherchent un coupable. Pour le trouver, ils envoient ici-bas, l’un des leurs, Mathéo. Un revenant (le baryton Romain Dayez) tombe amoureux de Célia, une employée du centre de cure (la soprano Sandrine Buendia)… Un dialogue entre le monde des vivants et celui des morts, par webcam interposée. Voix justes et très mélodieuses, duos tendres et sincères. Au chœur des spectres, s’ajoute d’autres belles voix : celle du ténor Fabien Hyon, le fantasque directeur des Bains Terminus et celles d’Anna Destraël et Geoffroy Buffière, deux inspecteurs de police caricaturaux, rappelant les célèbres Dupont et Dupond  de Tintin.

L’opéra -plus de cent-vingt minutes avec l’entracte- comporte des longueurs, surtout dans les deux premiers actes. Les deux autres, plus dynamiques, nous font enfin basculer dans une farce absurde où l’on découvre le coupable qui prétend, par ses meurtres, soulager les peines humaines. Une curiosité lyrique à voir…

Jean Couturier

Jusqu’au 6 février, Théâtre Athénée-Louis Jouvet, 7 rue Boudreau Paris (IX ème). T. : 01 53 05 19 19.

 

 


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