Magma,chorégraphie de Marie-Agnès Gillot et Andrés Marín, direction artistique de Christian Rizzo.

Magma, chorégraphie de Marie-Agnès Gillot et Andrés Marín, direction artistique de Christian Rizzo.

 

©Jean Couturier

©Jean Couturier

Trois personnalités fortes se sont associées pour réaliser cette pièce qui clôture la quatrième Biennale d’art flamenco. Marie-Agnès Gillot,  ancienne étoile de l’Opéra de Paris et égérie de Pina Bausch, a participé à de multiples aventures artistiques hors-cadre notamment avec Sophie Calle, Pippo Delbonno, Katia et Marielle Labèque… Andrés Marín, issu d’une lignée de danseurs de Séville, a multiplié lui aussi les collaborations avec Bartabas, Bianca Li, Kader Attou. Christian Rizzo d’abord formé aux arts plastiques, est directeur du Centre Chorégraphique National de Montpellier. 

 Didier Ambact à la batterie et Bruno Chevillon à la contrebasse jouent la partition qu’ils ont composée avec Vanessa Court. Marie-Agnès Gillot et Andrés Marín  sont remarquablement éclairés par les lumières de Caty Olive qui travaille sur les ombres portées des artistes. Et l’étonnant dispositif scénique de Christian Rizzo, un polygone métallique leur permet de disparaître et de jouer à cache-cache pour mieux se surprendre. En costume noir, ils suivent chacun une écriture chorégraphique solo qui met en valeur leurs superbes jeux de bras et cambrure pour l’une, et les bondissements et flamenco sauvage pour l’autre. Ils se retrouvent parfois au sol où à la verticale pour un duo très animal et instinctif. Leurs regards se croisent rarement, mains et bras se cherchent, se trouvent, s’opposent ou s’accompagnent. Enfants terribles de la danse classique et du flamenco, ils semblent apprécier cette union atypique et leur plaisir est communicatif. «J’aime, dit Marie-Agnès Gillot, le rapport au rythme du flamenco ; nous ne le connaissons pas en danse classique. Une sorte de « drum base » personnel.» Elle est la fois très à l’aise dans ses mouvements, et théâtrale dans ses postures figées.

Cette pièce d’une heure, à l’esthétique chic et résolument contemporaine, risque de déstabiliser les fidèles de l’Opéra de Paris. Ici, Marie-Agnès Gillot prouve une fois de plus qu’il y a une vie, après avoir quitté cette institution. Un rare moment de danse qu’il ne faut pas hésiter à aller découvrir…

 

Jean Couturier

Chaillot-Théâtre national de la danse, 1 place du Trocadéro Paris ( XVIème). T. : 01 53 65 30 00 jusqu’au 13 février.

 

 


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