Des petits cadeaux à saisir…

Des petits cadeaux à saisir…

Le Théâtre des Champs-Elysées, ce soir à 19 h 30 (mais pour 24 h seulement!), l vous propose de voir -c’est gratuit-  une captation  réalisée en 2014 de La Clémence de Titus, un « opera seria » en deux actes composé par Wolfgang Amadeus Mozart en 1791. Ici, mis en scène par Denis Podalydès, direction Jérémie Rhorer, scénographie d’Eric Ruf et costumes de Christian Lacroix. Cette création avait coproduite avec l’Opéra de Saint-Etienne, avec Kurt Streit  (Titus),  Karina Gauvin (Vitellia), Kate Lindsey (Sextus),  Julie Fuchs (Servilia) Julie Boulianne (Annius), Robert Gleadow ( Publius) Leslie Menue (Bérénice)   et le Chœur Aedes.

Rémission texte et dramaturgie de Yann Verburgh, mise en scène d’Eugen Jebeleanu

Le texte épisodes I et II par la  compagnie des Ogres avec Claire Puygrenier sera créé à la Comédie de Caen-Centre Dramatique National de Normandie. Les cinq courtes fictions audio créées en confinement peuvent être écoutées sur son site.  Les épisodes suivants seront disponibles au cours des semaines à venir.

Tentons en vain d’isoler le virus de la peste: La minute nécessaire de Monsieur Cyclopède  de  Pierre Desproges

Une archive INA à ne pas rater:  vous pouvez revoir le fameux sketch  (1984) où ce Monsieur Cyclopède nous explique que les chercheurs ont beaucoup de mal à isoler le virus de la peste….
https://www.youtube.com/watch?v=qU8P1GbqJL4

Mediapart, annonce son directeur Edwy Plenel, sera en accès libre ce week-end, et invite toutes celles et tous ceux qui ont entendu parler de ce journal par ouï-dire, sans le lire ou le connaître, à juger par eux-mêmes…

« Il y aura un mois ce week-end qu’Emmanuel Macron annonçait la fermeture de tous les établissements d’enseignement face à l’épidémie du Covid-19. Un petit mois, et déjà une éternité. En ces temps de crise inouïe, l’information est la première force sur laquelle nous devons compter. Pas de mobilisation sans confiance et pas de confiance sans vérité : pour combattre l’épidémie, en tirer les leçons, inventer l’après, nous avons d’abord besoin de comprendre. Le savoir nous protège quand le secret nous désarme. »

Le Théâtre de l’Odéon laisse entrer le théâtre chez vous pendant la période de confinement avec des spectacles accessibles sur la page Théâtre et canapé de son site. Familier de l’œuvre du grand dramaturge et poète norvégien Henrik Ibsen, Stéphane Braunschweig a mis en scène sept de ses pièces au Théâtre National de Strasbourg. A voir quatre d’entre elles : Brand, Rosmersholm, Une Maison de poupée et Le Canard sauvage. Les captations n’offrent jamais la fraîcheur d’une représentation mais bon, cela vaut quand même le coup,  profitez en bien..

Vous pouvez aussi voir sur ce même site:  три сестры [Les Trois Sœurs] d’Anton Tchekhov. Timofei Kouliabine, jeune directeur du théâtre de Novossibirsk, a présenté en 2017 aux Ateliers Berthier,  une mise en scène assez longue de cette pièce… en langue des signes russe. ( Notre amie Christine Friedel était restée un peu sceptique voir Le Théâtre du Blog). Mais bon, histoire de se rendre compte, on peut toujours voir quelques scènes de cette version sous-titrée !

Le Théâtre de la Tempête vous propose de découvrir  en captation de cette pièce culte du théâtre contemporain qui y a été  créée cette saison: Les Bonnes de Jean Genet, mise en scène Clément Poirée avec Louise Grinberg, Anne-Lise Heimburger et Laurent Menoret.
https://vimeo.com/366974915

Philippe du Vignal.

 


Archive pour 10 avril, 2020

Le festival d’Avignon? (suite)

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Le festival  d’Avignon, une soixante-quatorzième édition?

Olivier Py, son directeur, a dit, au cours d’une conférence en presse en ligne, toute  sa solidarité avec ceux qui  sont atteints par le coronavirus et son admiration pour tous les soignants. Il a précisé, avec l’aide d’interventions filmées des artistes, le profil de cet événement international qui, cette année et vu les circonstances, serait de toute façon hors-normes… à condition qu’il soit maintenu. Ce qui devient de plus en plus problématique: «Nous ferons tout pour assurer cette édition, même s’il faudra prendre des mesures des mesures exceptionnelles comme le report au mois d’août d’une partie du programme et une réduction des jauges. Mais nos équipes travaillent à distance et aucun des artistes, a aussi précisé Olivier Py, ne s’est désisté. »  Mais… en ont-ils vraiment le choix? »

Un report et une réduction des jauges partent de bonnes intentions mais cela parait surréaliste! La lourde machine qu’est devenu le festival, est une formidable vitrine mais aussi un grand marché. L’annulation est maintenant probable, quoi qu’en dise Olivier Py  et aura, en tout cas, de lourdes conséquences à la fois sur la vie des troupes du in et du off, encore plus exposées. Le in avec quarante cinq spectacles dont une grande majorité de créations, trois cent représentations et un budget de 13 millions d’euros, est une entreprise aux financements importants qui génère aussi des millions de chiffres d’affaires et contribue à la création d’emplois saisonniers.

Et quand l’annulation tombera, Olivier Py en est bien conscient, l’économie du spectacle et celle d’Avignon comme celle de la région toute entière: hôtellerie, restauration, commerces, services… (soit  quelque cent millions de retombées attendues pour chaque festival) en prendront un sérieux coup. Et rappelons-le, le festival est subventionné par les Ministères de la Culture, de l’Education Nationale, de la Justice. Mais aussi… par la Ville d’Avignon, la Communauté d’agglomération du Grand Avignon, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Département du Vaucluse, la Direction régionale des affaires culturelles de Provence-Alpes-Côte d’Azur, la Préfecture du Vaucluse !

Le Ministère de la Culture a, de son côté, créé une cellule d’accompagnement pour soutenir les festivals annulés ou reportés. «Devant les nombreuses incertitudes créées par la crise sanitaire et l’hétérogénéité des situations et des souhaits de chaque festival, Franck Riester souhaite apporter un accompagnement au cas par cas aux organisateurs.  Avec l’appui des Directions générales du ministère de la Culture et leurs opérateurs, sur les Directions régionales des affaires culturelles et les Directions des affaires culturelles outre-mer ».

Prudent, Olivier Py a aussi répété encore une fois -un signal de détresse?- que la décision de maintenir ou non le festival, appartiendra aux autorités sanitaires… Certes, il avait dû être annulé en 2003 -c’était la première fois de son histoire, à cause de la grève des intermittents- mais l’économie du spectacle était à l’époque moins fragile…

Dans le off, position analogue : «Nous n’avons pas suffisamment d’éléments pour recommander l’annulation ou le maintien », dit Pierre Beffeyte. On prépare le festival comme s’il allait avoir lieu. » Président de l’association Avignon Festival et Compagnies qui coordonne le off, il envisage lui aussi un report mais si le festival devait être supprimé, « le scénario de l’annulation pour cas de force majeure serait plus simple et plus protecteur pour les compagnies. »
Une situation qui pose la question du cachet des acteurs, dit un  responsable de compagnie. «Nous attendons une décision gouvernementale. S’il y a un arrêté d’annulation comme pour le festival Hellfest, je pourrais faire jouer le chômage partiel et déclarer quand même les comédiens. Tous les contrats se retrouvent dans un cas de force majeure.”

Dans le in un thème choisi cette année  (depuis longtemps, souligne-t-il) par Olivier Py: Éros et Thanatos. « Le désir et la mort que Freud a érigés en créance ultime, sont l’alpha et l’oméga de toutes les histoires humaines. Ces  dieux magnifiques, ces deux paramètres irrévocables de notre inconscient ont aujourd’hui une foule de serviteurs technologiques. Comment comprendre leurs nouveaux visages? Comment conjurer la violence qui est inhérente à leur sacre? Le théâtre n’est pas le lieu qui les oppose mais celui qui les réunit, qui les fait danser dans la forêt de l’inconscient collectif. »

(…)  « Nous mourons, nous désirons, et l’un par l’autre, le théâtre dansé, dit ou chanté, rend à notre énigme son enthousiasme originel. Et c’est de là que peut se repenser une politique qui ne soit pas l’organisation laborieuse des intérêts mais les conditions mêmes de l’accès au sens. La culture ne serait qu’un catéchisme formel ou une valeur spéculative, si elle ne demandait pas aux artistes de nous rappeler les deux vérités qui bornent notre existence : « Connais ton désir et souviens-toi que tu vas mourir. » (…)

Côté théâtre,  plutôt des valeurs sûres et des fidèles du festival sous le règne d’Olivier Py et avant. Comme cette création d’Ivo Van Hove qui retrace la vie de l’inventeur de la psychanalyse, celle d’avant la célébrité quand il avait une trentaine d’années: ce sera à la FabricA dans un décor d’un blanc immaculé. Et sera présenté le troisième volet d’Histoire(s) du théâtre d’Angelica Liddell dont elle n’a dévoilé qu’une page blanche sur fond de musique d’opéra! Il faut juste espérer que ce ne sera pas du même tonneau que ses deux derniers spectacles assez médiocres  présentés cet hiver, au théâtre de la Colline (voir Le Théâtre du Blog).

Gwenaël Morin comme souvent, revisite les classiques avec une grande rigueur en les faisant jouer dans un milieu inhabituel comme une cour d’une H.L.M au festival d’Aurillac. Il créera Andromaque à l’infini. « C’est, dit-il, la tragédie d’un homme qui, pour l’amour d’une femme en tuera le fils. C’est aussi ma propre tragédie :  la tentative à l’infini de monter cette pièce. »

Le grand metteur en scène lituanien Oskaras Korsunivas mettra en scène Othello de Shakespeare. Et Olivier Py et Enzo Verdet présenteront eux un Othello astrologue avec les détenus du Centre pénitentiaire du Pontet-Avignon. Ils travaillent avec eux chaque année sur un petit spectacle, le plus souvent dans des conditions pas faciles de représentation imposées par l’administration pénitentiaire: «J’admire, dit Olivier Py, leur état d’esprit par rapport à ce texte. »

Dans la Cour d’honneur, Jean Bellorini qui a été récemment nommé au T.N.P. à Villeurbanne, a été invité à créer Le Jeu des ombres de Valère Novarina à la Cour d’Honneur. « Quand je lui ai demandé un texte, dit-il,  j’ai eu envie qu’il parte de l’Orféo de Claudio Monteverdi où la musique est salvatrice, plus forte que l’amour et la mort. J’ai toujours admiré la puissance de sa langue, la force des mots sensibles et sensés de ces damnés de la terre qui accueillent les vivants pour les sonder, les analyser, presque les radiographier…

Comme d’habitude, sous le coup de midi, un feuilleton théâtral quotidien et gratuit -encore faut-il réussir à y trouver une place! – dans les jardins de la bibliothèque Ceccano. Cette année Hamlet de Shakespeare, en onze épisodes dont un To be or not to be et cinq représentations de la pièce «légèrement contractée » (sic !)  en une heure, alors qu’elle en dure au moins trois, dirigée par Olivier Py. Avec des comédiens professionnels, des élèves de l’E.R.A.C.  et des amateurs. Le texte est d’ores et déjà écrit et publié par Acts-Sud. Onze heures de théâtre en perspective !



Il y aura aussi Le Tambour de soie/ Un Nô moderne de Kaori Ito, une danseuse japonaise et d’Yoshi Oïda, un des acteurs fétiches de Peter Brook,  un spectacle inspiré d’un des Cinq Nô modernes de Yukio Mishima avec pour dramaturge Jean-Claude Carrière. Et Emma Dante,  metteuse en scène italienne de théâtre et d’opéra est maintenant bien connue en France et au festival où elle est venue avec Le Sorelle Macaluso (2014) et Bestie di scena (2017). Elle présentera cette année Pupo di Zucchero (La Statuette de sucre) et La Festa dei morti (La Fête des morts), l’histoire de trois jeunes prostituées qui ont recueilli l’enfant handicapé d’une de leurs compagnes tué par un client …

 On ne peut tout détailler de cette riche programmation mais signalons l’incontournable Vive le sujet qui, chaque année, dans la petite cour du lycée Saint-Joseph fait le plein. Avec cette fois, au programme : Nach, Johanny Bert, Loïc Touzé…

 Mais aussi Condor d’Anne Théron, dramaturge et metteuse en scène. Passionnée par l’écriture et notamment de plateau, elle crée ce qu’elle nomme des « objets », des langages scéniques composites tels des essais. Corps, vidéo, son et surtout voix de l’acteur sont ses matériaux de jeu. Le spectacle met en scène les retrouvailles quarante après les événements qui ont fait des dizaines de milliers de morts dans plusieurs pays d’Amérique latine, d’un frère collaborateur des dictatures militaires et une sœur qui les a combattus (voir l’entretien avec Anne Théron dans Le Théâtre du Blog). Avec Autophagies, des histoires de bananes, riz, tomates, cacahuètes,  palmiers.  fruits,  sucre, chocolat, Eva Doumbia, d’origine ivoirienne, fait une histoire critique du colonialisme qui sera aussi jouée à Elbeuf, Marseille et  Abidjan. Et dans Quando pases sobre mi tumba (Quand tu passeras sur ma tombe) de Sergio Blanco… un dramaturge se suicide après avoir proposé son corps à un jeune nécrophile hospitalisé qui se prépare à le recevoir…

En danse, une programmation très internationale dont la plupart des chorégraphes sont déjà connus du festival. Ainsi Israël Galvàn, présent l’an dernier avec Gatomaquia bailando para cuatro gatos (voir Le Théâtre du blog) poursuit ses audaces stylistiques nées d’une parfaite maîtrise de la culture chorégraphique flamenca. Il présentera avec le chanteur, guitariste et compositeur Niño de Elche, Melizzo Doble.

 Le Grec Dimitris Papaioannou avait orchestré la cérémonie  d’ouverture des Jeux Olympiques d’Athènes en 2004 et The Great Tamer le révéla au public du festival il y a trois ans. Il vient ouvrir cette édition avec une nouvelle création à la Cour d’honneur du Palais des Papes….

Autres retrouvailles : la compagnie libanaise d’Ali Chahrour,  à la Cour minérale, avec Du temps où ma mère racontait. On se souvient avec émotion de Fatmeh et Leila se meurt, voilant et dévoilant les corps féminins et de May he rise and smell the fragrance, vu en 2018 (voir Le Théâtre du Blog). Il crée une gestuelle issue des mythes arabes et du contexte politique, social et religieux qui est le sien, avec des relations profondes entre corps et mouvement, entre tradition et modernité.
Également à la Cour minérale, Lamenta de Rosalba Torres Guerrero et Koen Augustijnen qui s’inspirent des « miroloyia » de l’Épire : des lamentations instrumentales et vocales aux fêtes et funérailles. Des artistes qui ont en commun un intérêt pour l’hybridation des cultures : leur Badke, créé à Ramallah en 2013 est à l’origine, sept ans plus tard de ce Lamenta avec neuf danseurs grecs.

Il y aura aussi l’Israélien Hofesh Shechter avec Double Murder propose deux pièces. L’une avec dix interprètes, présentée au Neederlands Dans Theater de la Haye en 2015, et une création avec sept danseurs. Barbarians avait été très applaudie en 2015 à Avignon et Show, présenté il y a deux ans au Théâtre des Abbesses à Paris, nous avait tout à fait convaincus.

Une riche programmation, solide et équilibrée mais sans vraiment d’audace et sans grand spectacle « populaire » (mais ce n’est pas vraiment la marque de fabrique d’Olivier Py! )  avec, comme d’habitude, des œuvres signées de grands noms de la mise en scène et de la chorégraphie, capables d’attirer un large public mais aussi des compagnies moins connues, qu’elle soient françaises ou étrangères. En fait, tout se passe comme si Olivier Py dont le mandat devait être renouvelé cette année, avait voulu nous dire : je ne suis pas dupe: une annulation  se profile de plus en plus mais je ne peux pas encore le dire. Et avec Paul Rondin, mon administrateur et mes équipes, j’aurais fait le maximum sur les plans artistique et technique. J’ai bien compris qu’il y avait peu d’espoir mais la décision d’annuler le festival ne m’appartient pas. Et si le Gouvernement déclare que c’est un cas de force majeure, cela me permettra de faire jouer les assurances et d’indemniser les compagnies. Mais Olivier Py a aussi donné l’impression qu’il était bien conscient que ces histoires de réduction des jauges ou de report de dates ne tenaient pas vraiment la route… Surtout,  après que la date d’un possible déconfinement limité ait été repoussée il y a quelques jours.

Une occasion en tout cas pour revoir la conception même du festival d’Avignon. On ne va pas revenir au temps de Jean Vilar mais, que ce soit dans le in comme dans le off,  il y a eu une inflation ces dernières années de tout un apport technologique  en  volume de lumière, son et vidéo, en scénographies souvent imposantes nécessitant l’emploi de matériaux et techniques de plus en plus coûteuses à mettre en œuvre et compliquées, en déplacements en avion à travers toute l’Europe, voire de plus loin, de personnels artistiques et techniques, de matériels, costumes et éléments de décors…
Soyons enfin lucides: même si on ne veut pas le voir, dans le monde du spectacle, tout se paye aussi en dépenses d’énergie, et donc en dérèglement climatique. Sans compter dans la seule ville d’Avignon, les  transports massifs par camions, de nourriture fraîche, de boissons pour remplir réfrigérateurs et congélateurs des bars, buvettes, restaurants, etc., les climatisations tournant à plein régime dans les grandes comme les petites salles du in et du off, les supermarchés, hôtels et logements accueillant une marée de spectateurs pendant plus de trois semaines… Il serait grand temps de concevoir une autre économie du spectacle beaucoup moins gourmande!
C’est sans doute une autre histoire dont Olivier Py n’ a pas voulu parler mais qu’il ne pourra pas longtemps éluder… 

 Philippe du Vignal et Mireille Davidovici

Festival in d’Avignon du 3 au 23 juillet et festival off d’Avignon du 3 au 26 juillet. (sous toutes réserves)

 

L’Opéra de Paris en ligne

L’Opéra de Paris en ligne

Durement touché par les grèves qui ont précédé la venue de la pandémie en France, l’Opéra invite pendant le confinement, ses fidèles et les autres à voir ou à revoir  les spectacles du répertoire. Un partenariat avec France-Télévisions et son offre Culturebox, il  rend accessibles depuis le monde entier, gratuitement, certaines créations emblématiques dans leur intégralité.

 Le site de la Comédie-Française  s’ouvre directement sur sa web tv, La Comédie Continue ! mais celui de l’Opéra *propose, si besoin, de créer un compte Opéra et fait défiler l’annonce de Bastien et Bastienne et du Barbier de Séville. D’autres spectacles sont à découvrir, comme par exemple, une soirée hommage à Jerome Robbins, du 13 au 19 avril puis Cendrillon, chorégraphie de Rudolf Noureev, du 18 avril au 19 juin, Body and Soul  chorégraphié par Crystal Pite à partir du 25 avril et Giselle jusqu’au 5 août…

 Une fenêtre s’ouvre aussi sur Aria, un site annexe qui dévoile, de façon ludique, le monde de l’Opéra et du Ballet. La 3 E Scène, connue depuis plusieurs années, permet de faire une visite virtuelle du Palais Garnier et de voir fictions et documentaires.

 Par ailleurs, l’abonnement grand public est ouvert depuis le 2 avril et  la saison 2020-2021 promet de belles découvertes où redécouvertes dont plusieurs reprises : une trilogie Shechter/ Robbins/Pite ; deux classiques, La Bayadère et  Roméo et Juliette, chorégraphiés par Rudolf Noureev  et Le Parc par Angelin Preljocaj.

Et deux spectacles rendront justice à  Roland Petit, aujourd’hui plus reconnu à l’étranger qu’en France : le mythique Notre-Dame de Paris avec les costumes dessinés par Yves Saint-Laurent et une Soirée-hommage au chorégraphe. Les traditionnelles présentations de l’Ecole de danse, comme le gala d’ouverture de la saison danse, auront lieu le 22 septembre.

 D’ici là, nous espérons pouvoir vous rendre compte de quatre spectacles prometteurs, dont une soirée Cherkaoui/Eyal/Ashton, une autre Jiří Kylián. Et La première venue de la compagnie Peeping Tom puis le retour attendu d’Ohad Naharin avec Sadeh21.

 Les mots de Pina Bausch résonnent cruellement: «Dansez, sinon nous sommes perdus.»

Jean Couturier

*Operadeparis.fr  

 

 

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