Elle pas princesse, lui pas héros de Magali Mougel, mise en scène de Johanny Bert (à partir de huit ans) )

 

Elle pas princesse, lui pas héros de Magali Mougel, mise en scène de Johanny Bert (à partir de huit ans)

 Un déconfinement progressif: seuls 15% des élèves ont regagné leur école!  Le Théâtre 14 reprend pour les familles dans une visée sociale et artistique, ce spectacle créé en 2016 au Théâtre de Sartrouville (Yvelines),  avec ses artistes associés. En alternance: Yuming Hey, Olga Mouak, Estelle N’ Tsendé et Mathieu Touzé. Soit trois fois par jour soit 72 représentations de cette pièce pour jeune public d’une auteure contemporaine

Crédit photo : Christophe Raynaud de Lage.

Crédit photo : Christophe Raynaud de Lage.

« JE suis Tarzan./ Donc TU n’es pas Tarzan./ IL n’est pas Tarzan./ ELLE est une princesse./ NOUS sommes les meilleurs./VOUS avez perdu./ ILS sont vraiment trop jaloux. », Elle et Lui: Leïli et Nils racontent leur histoire, chacun à leur manière, depuis qu’ils ont six, huit ans, etc… Puis ils se rencontrent pour observer que, ce qu’ils croyaient être leur fragilité, s’associe à celle de l’autre. Magali Mougel parle de l’identité garçon/fille avec deux récits qui se font miroir pour déconstruire les clichés sur les goûts. Leïli, se pose ainsi beaucoup de questions sur les attributs dévolus au statut traditionnel de la petite fille : sa mère l’installe d’emblée dans une autonomie précoce afin qu’elle sache vivre plus tard et se débrouiller, quand elle sera enfin mature…

 Foin de sandales dorées ou des petites robes légères de princesse: Leïli chaussera des godillots pratiques  et virils et elle portera des vêtements pour balades et  jeux d’aventures, lui permettant d’escalader et de se salir à souhait. Mais souriante, elle a- ironie- un cartable rose bonbon sur le dos. La comédienne malicieuse assise sur un fauteuil de la salle, joue face public, apparaissant, puis disparaissant, s’amusant d’un jouet enfantin trouvé là…  Elle ne s’embarrasse guère du qu’en dira-t-on, exprime sa vérité et joue à la fois son propre rôle, et ceux de sa mère et de la maîtresse, souveraines et lointaines. Leïli pourra  vite s’en sortir dans la vie mais pas Nils, un garçonnet plutôt malingre, pas héros du tout et réservé. Son père s’inquiète pour lui, sa mère le protège, sa grand-mère le bouscule et l’amuse, cigarette à la bouche, plutôt mécanicienne dans sa décapotable.

 Mathieu Touzé joue de sa chevelure blonde coiffée avec soin sous une casquette quand il joue Nils et son père et il l’enlève quand il incarne sa mère ou sa grand-mère. A l’aise dans toutes les situations avec un art volatil du changement, de la perspective et des rigidités mises à mal. Il se saisit d’un drap qui traîne et s’en coiffe; il apparait alors une longue chevelure féminine et gracieuse.  Puis il s’en libère, grimpe sur les gradins, en mimant des mouvements enfantins.

 Ces représentants d’une différence toute relative vont se retrouver sur les bancs de l’école, assis l’un à côté de l’autre, par défaut. Ce qui va se révéler être d’une force insoupçonnée, lors d’un jeu de piste ou d’une orientation festive dans les champs et les bois: Nils se découvre en un Tarzan impressionnant et Leïli s’identifie à une jolie princesse, façon Pocahontas. Donc armés de façon complémentaire contre Cédric, un pseudo-cador populaire et vantard. Ces héros devenus inséparables malgré eux, sont maintenant capables d’affronter enfin le regard des autres et les représentations convenues : «Leïli et moi, nous sommes tombés en amour, avoue Nils… Tellement en amour, l’un pour l’autre, que nous ne nous sommes jamais séparés. Leïli, c’est bien la vie avec elle. »  Un spectacle plein de fraîcheur et de sourires qui remet les compteurs à zéro…

 Véronique Hotte

Un autre point de vue.

Les salles de théâtre restent pour la plupart closes;  certaines sont  rouvertes pour permettre aux artistes de répéter. Mais assister à une représentation est loin d’être acquis. Ou alors sous certaines conditions, contraignantes et difficilement applicables. Dès la mi-mai, Mathieu Touzé et Edouard Chapot, les directeurs du Théâtre 14, ont fait un pari un peu fou :  ouvrir leurs portes au public. « L’idée de proposer quelque chose est née aux alentours du 15 mai et les répétitions ont commencé le 25 mai, six jours en tout. » Au programme, le choix d’un texte de Magali Mougel, retravaillé pour l’occasion en spectacle de cinquante minutes. Et le 2 juin, la première représentation de la pièce, était à l’affiche, trois fois par jour : 11 h, 14 h, 17 h jusqu’au 28 juin. Une cadence soutenue par les artistes associés du Théâtre 14: Yuming Hey, Olga Mouak, Estelle N’Tsendé et Mathieu Touzé, tous merveilleux dans cette fiction théâtrale pleine d’émotion et d’une véracité peu commune. Pari artistique gagné et mission de service public accomplie grâce à l’ingéniosité et l’imagination des directeurs, de leur équipe et du metteur en scène Johanny Bert.

Créé en 2016 au Théâtre de Sartrouville (Yvelines) par le même metteur en scène, ce spectacle est une re-création et non une reprise au sens propre. Johanny Bert, sous la contrainte des gestes barrières et pour rendre compte  de l’intimité du texte, a proposé « d’inverser les attentes, en plaçant dix spectateurs sur le plateau et les comédiens dans la salle. Nous pouvons ainsi respecter les gestes barrières en plaçant des chaises espacées d’au moins un mètre les unes des autres. Le sens de la circulation a été revu :  entrée et sortie par le jardin où une billetterie  est ouverte. » Une configuration peu ordinaire mais reçue avec enthousiasme par un public restreint. Samson et Alexandre (huit ans) ont trouvé cela «vraiment chouette!» et ont remarqué qu’ils avaient «plus senti l’histoire… comme si on était avec Nils et Leïli.  » En effet, une belle complicité prend corps au fil de la représentation entre  spectateurs et personnages. 

Le thème du « genre  » et de la liberté d’être est le  nœud central de la fable. Ou comment prendre sa place dans la société et face à l’autre, tout en souhaitant réaliser son idéal de vie personnel. Cette pièce jeune public touche, sans être angoissante, avec finesse et pertinence enfants, adolescents et adultes. Le texte, construit sous forme de tableaux, raconte l’histoire de Leïli et de Nils, que tout oppose et qui sont dans la même classe : elle aime les jeux d’aventure et rêve «d’aller chasser des oiseaux dans le ciel » et  sa mère l’habille pratique et tous les ans elle a droit «à de nouvelles chaussures de rando montantes.» Nils, lui, n’aime que les petites choses : «Les poussières petites, les miettes petites. Les histoires petites.» Son père se fait du souci: «Il est maigre comme un bout de fil de fer, coiffé comme une petite fille. » Que va-t-il devenir…

Ils grandissent et notre regard évolue avec eux sur la question du genre, souvent mise en avant dans notre actualité mais rarement traitée avec poésie et intelligence du cœur. Ici avec subtilité, sans discours moralisateur ni parti pris, le spectacle crée un apaisement et plus de clarté, face à un sujet porteur de discorde. La catharsis semble agir sur le public. L’histoire de ces petits amis, des anti-héros, nous montre comment, grâce à leurs différences, va se construire entre eux un lien indestructible. La jeune autrice, -elle souhaitait dans son enfance être un garçon- réussit à traiter de thèmes existentiels et sociaux compliqués, douloureux pour les enfants comme pour les adultes. »C’est un spectacle à voir en famille » insiste le metteur en scène, la qualification de « spectacle jeunesse » n’est pas vraiment appropriée. Intelligence, drôlerie, rêve et réalité font la part belle à cette re-création :  »Dans la classe, dit Nils, c’est l’horreur. En un coup d’œil, je comprends que ce ne sera pas mieux que dans l’autre école. Il y a les mêmes garçons,  avec les mêmes coiffures à la mode que dans l’autre école et les mêmes filles, avec les mêmes trucs à paillettes. C’est pas les mêmes mais c’est les mêmes. Et le drame, c’est que dans la classe, il y a la seule personne au monde que je ne voulais pas recroiser: Cédric, du camp d’été d’aventures au grand air pour les sept-neuf ans,  Cédric, qui m’a enfermé dans la poubelle.  »

Rythmée et  juste dans l‘expression des sentiments, désillusions et espoirs, Johanny Bert nous fait vivre les péripéties traversées par les personnages, en passant du rire, de l’étonnement à la mélancolie, la violence, mais sans jamais d’agressivité: un des points forts dans la construction dramaturgique, l’écriture de la pièce et du spectacle. Autre qualité, esthétique, Johanny Bert  a réussi à imposer une scénographie en se servant de la salle telle qu’elle est. Eclairages et accessoires permettent de configurer les lieux et les situations. Ils apportent aussi, une dimension poétique supplémentaire au texte, sans oublier la grâce et l’humour du choix musical. Puissance de la mise en scène in situ, sans aucun décor. Dans ce contexte social hors normes, la richesse de la corporalité et l’imaginaire des acteurs doivent être, sans faille, au rendez-vous: ainsi naît toute une magie théâtrale!

Un vent de poésie, une promenade pleine d’esprit et de malice, avec  un moment fort sur un thème brûlant et universel… A ne pas manquer. 

Elisabeth Naud

 Théâtre 14, 20 avenue Marc Sangnier, (Paris XIV ème), du mardi au dimanche: à 11 h, 14 h et 17 h, du 2 au 28 juin. T. : 01 45 45 49 77.

Le texte de la pièce est publié chez Actes Sud-Papiers.


Archive pour 8 juin, 2020

Elle pas princesse, lui pas héros de Magali Mougel, mise en scène de Johanny Bert (à partir de huit ans) )

 

Elle pas princesse, lui pas héros de Magali Mougel, mise en scène de Johanny Bert (à partir de huit ans)

 Un déconfinement progressif: seuls 15% des élèves ont regagné leur école!  Le Théâtre 14 reprend pour les familles dans une visée sociale et artistique, ce spectacle créé en 2016 au Théâtre de Sartrouville (Yvelines),  avec ses artistes associés. En alternance: Yuming Hey, Olga Mouak, Estelle N’ Tsendé et Mathieu Touzé. Soit trois fois par jour soit 72 représentations de cette pièce pour jeune public d’une auteure contemporaine

Crédit photo : Christophe Raynaud de Lage.

Crédit photo : Christophe Raynaud de Lage.

« JE suis Tarzan./ Donc TU n’es pas Tarzan./ IL n’est pas Tarzan./ ELLE est une princesse./ NOUS sommes les meilleurs./VOUS avez perdu./ ILS sont vraiment trop jaloux. », Elle et Lui: Leïli et Nils racontent leur histoire, chacun à leur manière, depuis qu’ils ont six, huit ans, etc… Puis ils se rencontrent pour observer que, ce qu’ils croyaient être leur fragilité, s’associe à celle de l’autre. Magali Mougel parle de l’identité garçon/fille avec deux récits qui se font miroir pour déconstruire les clichés sur les goûts. Leïli, se pose ainsi beaucoup de questions sur les attributs dévolus au statut traditionnel de la petite fille : sa mère l’installe d’emblée dans une autonomie précoce afin qu’elle sache vivre plus tard et se débrouiller, quand elle sera enfin mature…

 Foin de sandales dorées ou des petites robes légères de princesse: Leïli chaussera des godillots pratiques  et virils et elle portera des vêtements pour balades et  jeux d’aventures, lui permettant d’escalader et de se salir à souhait. Mais souriante, elle a- ironie- un cartable rose bonbon sur le dos. La comédienne malicieuse assise sur un fauteuil de la salle, joue face public, apparaissant, puis disparaissant, s’amusant d’un jouet enfantin trouvé là…  Elle ne s’embarrasse guère du qu’en dira-t-on, exprime sa vérité et joue à la fois son propre rôle, et ceux de sa mère et de la maîtresse, souveraines et lointaines. Leïli pourra  vite s’en sortir dans la vie mais pas Nils, un garçonnet plutôt malingre, pas héros du tout et réservé. Son père s’inquiète pour lui, sa mère le protège, sa grand-mère le bouscule et l’amuse, cigarette à la bouche, plutôt mécanicienne dans sa décapotable.

 Mathieu Touzé joue de sa chevelure blonde coiffée avec soin sous une casquette quand il joue Nils et son père et il l’enlève quand il incarne sa mère ou sa grand-mère. A l’aise dans toutes les situations avec un art volatil du changement, de la perspective et des rigidités mises à mal. Il se saisit d’un drap qui traîne et s’en coiffe; il apparait alors une longue chevelure féminine et gracieuse.  Puis il s’en libère, grimpe sur les gradins, en mimant des mouvements enfantins.

 Ces représentants d’une différence toute relative vont se retrouver sur les bancs de l’école, assis l’un à côté de l’autre, par défaut. Ce qui va se révéler être d’une force insoupçonnée, lors d’un jeu de piste ou d’une orientation festive dans les champs et les bois: Nils se découvre en un Tarzan impressionnant et Leïli s’identifie à une jolie princesse, façon Pocahontas. Donc armés de façon complémentaire contre Cédric, un pseudo-cador populaire et vantard. Ces héros devenus inséparables malgré eux, sont maintenant capables d’affronter enfin le regard des autres et les représentations convenues : «Leïli et moi, nous sommes tombés en amour, avoue Nils… Tellement en amour, l’un pour l’autre, que nous ne nous sommes jamais séparés. Leïli, c’est bien la vie avec elle. »  Un spectacle plein de fraîcheur et de sourires qui remet les compteurs à zéro…

 Véronique Hotte

Un autre point de vue.

Les salles de théâtre restent pour la plupart closes;  certaines sont  rouvertes pour permettre aux artistes de répéter. Mais assister à une représentation est loin d’être acquis. Ou alors sous certaines conditions, contraignantes et difficilement applicables. Dès la mi-mai, Mathieu Touzé et Edouard Chapot, les directeurs du Théâtre 14, ont fait un pari un peu fou :  ouvrir leurs portes au public. « L’idée de proposer quelque chose est née aux alentours du 15 mai et les répétitions ont commencé le 25 mai, six jours en tout. » Au programme, le choix d’un texte de Magali Mougel, retravaillé pour l’occasion en spectacle de cinquante minutes. Et le 2 juin, la première représentation de la pièce, était à l’affiche, trois fois par jour : 11 h, 14 h, 17 h jusqu’au 28 juin. Une cadence soutenue par les artistes associés du Théâtre 14: Yuming Hey, Olga Mouak, Estelle N’Tsendé et Mathieu Touzé, tous merveilleux dans cette fiction théâtrale pleine d’émotion et d’une véracité peu commune. Pari artistique gagné et mission de service public accomplie grâce à l’ingéniosité et l’imagination des directeurs, de leur équipe et du metteur en scène Johanny Bert.

Créé en 2016 au Théâtre de Sartrouville (Yvelines) par le même metteur en scène, ce spectacle est une re-création et non une reprise au sens propre. Johanny Bert, sous la contrainte des gestes barrières et pour rendre compte  de l’intimité du texte, a proposé « d’inverser les attentes, en plaçant dix spectateurs sur le plateau et les comédiens dans la salle. Nous pouvons ainsi respecter les gestes barrières en plaçant des chaises espacées d’au moins un mètre les unes des autres. Le sens de la circulation a été revu :  entrée et sortie par le jardin où une billetterie  est ouverte. » Une configuration peu ordinaire mais reçue avec enthousiasme par un public restreint. Samson et Alexandre (huit ans) ont trouvé cela «vraiment chouette!» et ont remarqué qu’ils avaient «plus senti l’histoire… comme si on était avec Nils et Leïli.  » En effet, une belle complicité prend corps au fil de la représentation entre  spectateurs et personnages. 

Le thème du « genre  » et de la liberté d’être est le  nœud central de la fable. Ou comment prendre sa place dans la société et face à l’autre, tout en souhaitant réaliser son idéal de vie personnel. Cette pièce jeune public touche, sans être angoissante, avec finesse et pertinence enfants, adolescents et adultes. Le texte, construit sous forme de tableaux, raconte l’histoire de Leïli et de Nils, que tout oppose et qui sont dans la même classe : elle aime les jeux d’aventure et rêve «d’aller chasser des oiseaux dans le ciel » et  sa mère l’habille pratique et tous les ans elle a droit «à de nouvelles chaussures de rando montantes.» Nils, lui, n’aime que les petites choses : «Les poussières petites, les miettes petites. Les histoires petites.» Son père se fait du souci: «Il est maigre comme un bout de fil de fer, coiffé comme une petite fille. » Que va-t-il devenir…

Ils grandissent et notre regard évolue avec eux sur la question du genre, souvent mise en avant dans notre actualité mais rarement traitée avec poésie et intelligence du cœur. Ici avec subtilité, sans discours moralisateur ni parti pris, le spectacle crée un apaisement et plus de clarté, face à un sujet porteur de discorde. La catharsis semble agir sur le public. L’histoire de ces petits amis, des anti-héros, nous montre comment, grâce à leurs différences, va se construire entre eux un lien indestructible. La jeune autrice, -elle souhaitait dans son enfance être un garçon- réussit à traiter de thèmes existentiels et sociaux compliqués, douloureux pour les enfants comme pour les adultes. »C’est un spectacle à voir en famille » insiste le metteur en scène, la qualification de « spectacle jeunesse » n’est pas vraiment appropriée. Intelligence, drôlerie, rêve et réalité font la part belle à cette re-création :  »Dans la classe, dit Nils, c’est l’horreur. En un coup d’œil, je comprends que ce ne sera pas mieux que dans l’autre école. Il y a les mêmes garçons,  avec les mêmes coiffures à la mode que dans l’autre école et les mêmes filles, avec les mêmes trucs à paillettes. C’est pas les mêmes mais c’est les mêmes. Et le drame, c’est que dans la classe, il y a la seule personne au monde que je ne voulais pas recroiser: Cédric, du camp d’été d’aventures au grand air pour les sept-neuf ans,  Cédric, qui m’a enfermé dans la poubelle.  »

Rythmée et  juste dans l‘expression des sentiments, désillusions et espoirs, Johanny Bert nous fait vivre les péripéties traversées par les personnages, en passant du rire, de l’étonnement à la mélancolie, la violence, mais sans jamais d’agressivité: un des points forts dans la construction dramaturgique, l’écriture de la pièce et du spectacle. Autre qualité, esthétique, Johanny Bert  a réussi à imposer une scénographie en se servant de la salle telle qu’elle est. Eclairages et accessoires permettent de configurer les lieux et les situations. Ils apportent aussi, une dimension poétique supplémentaire au texte, sans oublier la grâce et l’humour du choix musical. Puissance de la mise en scène in situ, sans aucun décor. Dans ce contexte social hors normes, la richesse de la corporalité et l’imaginaire des acteurs doivent être, sans faille, au rendez-vous: ainsi naît toute une magie théâtrale!

Un vent de poésie, une promenade pleine d’esprit et de malice, avec  un moment fort sur un thème brûlant et universel… A ne pas manquer. 

Elisabeth Naud

 Théâtre 14, 20 avenue Marc Sangnier, (Paris XIV ème), du mardi au dimanche: à 11 h, 14 h et 17 h, du 2 au 28 juin. T. : 01 45 45 49 77.

Le texte de la pièce est publié chez Actes Sud-Papiers.

DAROU L ISLAM |
ENSEMBLE ET DROIT |
Faut-il considérer internet... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Le blogue a Voliere
| Cévennes : Chantiers 2013
| Centenaire de l'Ecole Privé...