Les Urbaindigènes

Chantier ! La Tournée du Coq par Les Urbaindigènes

Cela se passe à Avannes près de Besançon. C’est une « collaboration démocratique et citoyenne autour d’une construction de charpente traditionnelle. » L’expérience urbaine a commencé en 2004  pour ces gymnastes: Le Pudding Théâtre avait besoin d’eux pour animer les rues de Salins-les-Bains dans le Jura. « Nous découvrons, disent-ils, ce qu’est le théâtre de rue et l’acrobatie urbaine. et l’année d’après, nous sommes douze gymnastes à la recherche de nouvelles sensations. Nous décidons donc d’explorer les multiples facettes de ce monde extérieur alors inconnu. »

Ils créent ainsi Homo Economicus: ces Urbaindigènes ont trouvé leur terrain de jeu. Et grâce aux  rencontres avec d’autres compagnies franc-comtoises, des formes déambulatoires s’affirmeront. Depuis 2009, Les Mercodier et La Revue Militaire développent cette «physicalité».

Photo X

Photo X

La compagnie compte aujourd’hui cinq créations dont deux sillonnent encore les routes depuis cinq ans. Mathias, comédien mais aussi charpentier et architecte a dressé de grandes structures de bois penchées à l’allure  de frontons de temples grecs suspendus à des fils. C’est l’histoire d’un charpentier qui, nouveau gérant, a changé toute l’organisation d’un chantier: l’industrialisation a pris le dessus et c’est  une machine qui réalise ce qu’on faisait à la main. Matthias a mis la boîte en redressement judiciaire. Cinquante spectateurs vont relever l’un des frontons sous les ordres du chef de chantier en tirant sur des cordes.  Très impressionnant.

@Anne Flageul

@Anne Flageul


Ils discutent entre eux : «Au XIIIème siècle la société européenne est en pleine mutation, l’essor géographique impose des changements : c’est l’essor des cités et le siècle des cathédrales. » Accrochés à une tour, ils imitent sur une musique religieuse, les gargouilles de Notre-Dame de Paris avec leurs grimaces grotesques.

On lève un deuxième fronton. Ces charpentiers argumentent sans cesse:  « Un chantier, on ne sait même pas à quoi ça va servir ! Ils ont pour utopie de fabriquer un préau pouvant servir au  vivre ensemble. «   Mais peu à peu, le lieu apparait et ils déploient une immense toile rouge faisant office de toit: une image magnifique…

Les comédiens-acrobates, épaulés et conseillés par Hervée de Lafond, codirectrice du théâtre de l’Unité, qui escaladent les structures de bois avec une grande agilité, nous font froid dans le dos. Cette ébauche n’est pas terminée et ils ont encore quatre semaines de résidence avant une première au Fourneau à Brest.  Mais déjà le futur spectacle, sans doute encore un peu  bavard, est très prometteur. A suivre…

Edith Rappoport

Ebauche vue le 18 juillet à Avannes (Doubs). En résidence du 2 au 18 juillet,  puis du 17 au 29 août,  avec le soutien du Fourneau à Brest.


Archive pour 18 juillet, 2020

Les Urbaindigènes

Chantier ! La Tournée du Coq par Les Urbaindigènes

Cela se passe à Avannes près de Besançon. C’est une « collaboration démocratique et citoyenne autour d’une construction de charpente traditionnelle. » L’expérience urbaine a commencé en 2004  pour ces gymnastes: Le Pudding Théâtre avait besoin d’eux pour animer les rues de Salins-les-Bains dans le Jura. « Nous découvrons, disent-ils, ce qu’est le théâtre de rue et l’acrobatie urbaine. et l’année d’après, nous sommes douze gymnastes à la recherche de nouvelles sensations. Nous décidons donc d’explorer les multiples facettes de ce monde extérieur alors inconnu. »

Ils créent ainsi Homo Economicus: ces Urbaindigènes ont trouvé leur terrain de jeu. Et grâce aux  rencontres avec d’autres compagnies franc-comtoises, des formes déambulatoires s’affirmeront. Depuis 2009, Les Mercodier et La Revue Militaire développent cette «physicalité».

Photo X

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La compagnie compte aujourd’hui cinq créations dont deux sillonnent encore les routes depuis cinq ans. Mathias, comédien mais aussi charpentier et architecte a dressé de grandes structures de bois penchées à l’allure  de frontons de temples grecs suspendus à des fils. C’est l’histoire d’un charpentier qui, nouveau gérant, a changé toute l’organisation d’un chantier: l’industrialisation a pris le dessus et c’est  une machine qui réalise ce qu’on faisait à la main. Matthias a mis la boîte en redressement judiciaire. Cinquante spectateurs vont relever l’un des frontons sous les ordres du chef de chantier en tirant sur des cordes.  Très impressionnant.

@Anne Flageul

@Anne Flageul


Ils discutent entre eux : «Au XIIIème siècle la société européenne est en pleine mutation, l’essor géographique impose des changements : c’est l’essor des cités et le siècle des cathédrales. » Accrochés à une tour, ils imitent sur une musique religieuse, les gargouilles de Notre-Dame de Paris avec leurs grimaces grotesques.

On lève un deuxième fronton. Ces charpentiers argumentent sans cesse:  « Un chantier, on ne sait même pas à quoi ça va servir ! Ils ont pour utopie de fabriquer un préau pouvant servir au  vivre ensemble. «   Mais peu à peu, le lieu apparait et ils déploient une immense toile rouge faisant office de toit: une image magnifique…

Les comédiens-acrobates, épaulés et conseillés par Hervée de Lafond, codirectrice du théâtre de l’Unité, qui escaladent les structures de bois avec une grande agilité, nous font froid dans le dos. Cette ébauche n’est pas terminée et ils ont encore quatre semaines de résidence avant une première au Fourneau à Brest.  Mais déjà le futur spectacle, sans doute encore un peu  bavard, est très prometteur. A suivre…

Edith Rappoport

Ebauche vue le 18 juillet à Avannes (Doubs). En résidence du 2 au 18 juillet,  puis du 17 au 29 août,  avec le soutien du Fourneau à Brest.

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