Facéties chorégraphie de Christian et François Ben Aïm

FACETIES (C. et F. Ben Aim 2020)

© Patrick Berger

Facéties chorégraphie de Christian et François Ben Aïm

 Ces frères, danseurs et chorégraphes, ont à leur actif une vingtaine de créations en commun depuis vingt ans… Avides de retrouver un public, ils nous invitent à partager leur travail en cours : deux semaines de répétitions avec déjà les prémisses d’une pièce où les danseurs s’amusent. A la recherche « de la place de l’humour dans la chorégraphie », ils entendent explorer « comment le corps répond quand on rigole » .

 Six interprètes pour cette création. L’Italienne Chiara Corbetta, de formation classique, développe de vastes mouvements, joue des hanches et des fesses, en contraste avec Marie Lévénez, d’une présence plus discrète. Thibaut Eiferman, qui a eu lui aussi une  formation classique à l’American Ballet Theater,  le Madrilène Emilio Urbina et Johan Bichot, issu de l’acrobatie et qui a côtoyé Josef Nadj.

Occupant d’abord le plateau de manière aléatoire, ils sont pris d’une agitation frénétique : déhanchés grotesques, collisions entre les corps. Ils dansent à contrepied, marchent sur les mains; à un solo très technique succède  un trio sautillant… Parfois un des interprètes seul, essaye de rejoindre les autres, de trouver des points de contact… La plus petite, exclue du groupe, ne sait trop quoi faire, tente quelques gestes, incertains, mais les autres, cachés derrière un rideau, au fond, finiront par la rejoindre en faisant des grimaces… Fin de la maquette.

Dans cette pièce, « rien ne s’écrit à l’avance, dit Christian Ben Aïm, mais par un aller et retour entre danseurs et chorégraphes, il y a a une liberté de proposition qu’on sent sur le plateau. Mais une rigueur des placements et déplacements, une maîtrise des gestes. Les chorégraphes demandent simplement à chacun de « lâcher prise, à sa manière, surtout dans la tête, ce qui est le plus difficile. » Pour nourrir le travail, ils s’inspirent du burlesque du cinéma muet et des incidents de la vie courante… On sent déjà qu’ils vont se moquer des  petits malheurs qui nous tracassent et dont il est sain de rire.  Une musique originale viendra se greffer plus tard sur les morceaux présentés ici dans le désordre. On nous l’annonce  en référence  à deux types de musique : le « flot pianistique » du muet, et la « sur-dramatique cascade » des films-catastrophe.

Pour l’instant,  il faut se contenter de quelques airs classiques ou jazzy, ponctués de silences. De quoi esquisser quelques gestes parodiques sur les trémolos d’une chanteuse… La danse contemporaine fait rarement dans l’humour mais ici, la finesse des propositions nous fait sourire derrière nos masques. Ce galop d’essai prometteur, d’une trentaine de minutes, ne demande qu’à être transformé. Résultat, le 12 janvier.

 Mireille Davidovici

Création le 12 janvier, Le Théâtre, Scène Nationale de Mâcon (Saône-et-Loire).

15 janvier, Théâtre de Beaune (Côte-d’Or) ; 19 janvier  La Ferme de Bel-Ébat-Théâtre de Guyancourt (Yvelines) ; 25 et 26 janvier, Théâtre de Châtillon (Hauts-deSeine) ; dans le cadre de Faits d’hiver, Festival Micadanses ;  2 février,  Théâtre Chevilly-Larue (Val-de-Marne) ; 4 février, Centre des bords de Marne, Le Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne) ; 9 février,  Escher Theater (Luxembourg) ; 12 février, Le Trident, Scène Nationale de Cherbourg-en-Cotentin (Manche) ; 7 mars, Théâtre des Bergeries à Noisy-le-sec (Seine-Saint-Denis) ; 16 mars, L’Odyssée, Scène conventionnée de Périgueux (Dordogne).

 

 


Archive pour 14 septembre, 2020

Facéties chorégraphie de Christian et François Ben Aïm

FACETIES (C. et F. Ben Aim 2020)

© Patrick Berger

Facéties chorégraphie de Christian et François Ben Aïm

 Ces frères, danseurs et chorégraphes, ont à leur actif une vingtaine de créations en commun depuis vingt ans… Avides de retrouver un public, ils nous invitent à partager leur travail en cours : deux semaines de répétitions avec déjà les prémisses d’une pièce où les danseurs s’amusent. A la recherche « de la place de l’humour dans la chorégraphie », ils entendent explorer « comment le corps répond quand on rigole » .

 Six interprètes pour cette création. L’Italienne Chiara Corbetta, de formation classique, développe de vastes mouvements, joue des hanches et des fesses, en contraste avec Marie Lévénez, d’une présence plus discrète. Thibaut Eiferman, qui a eu lui aussi une  formation classique à l’American Ballet Theater,  le Madrilène Emilio Urbina et Johan Bichot, issu de l’acrobatie et qui a côtoyé Josef Nadj.

Occupant d’abord le plateau de manière aléatoire, ils sont pris d’une agitation frénétique : déhanchés grotesques, collisions entre les corps. Ils dansent à contrepied, marchent sur les mains; à un solo très technique succède  un trio sautillant… Parfois un des interprètes seul, essaye de rejoindre les autres, de trouver des points de contact… La plus petite, exclue du groupe, ne sait trop quoi faire, tente quelques gestes, incertains, mais les autres, cachés derrière un rideau, au fond, finiront par la rejoindre en faisant des grimaces… Fin de la maquette.

Dans cette pièce, « rien ne s’écrit à l’avance, dit Christian Ben Aïm, mais par un aller et retour entre danseurs et chorégraphes, il y a a une liberté de proposition qu’on sent sur le plateau. Mais une rigueur des placements et déplacements, une maîtrise des gestes. Les chorégraphes demandent simplement à chacun de « lâcher prise, à sa manière, surtout dans la tête, ce qui est le plus difficile. » Pour nourrir le travail, ils s’inspirent du burlesque du cinéma muet et des incidents de la vie courante… On sent déjà qu’ils vont se moquer des  petits malheurs qui nous tracassent et dont il est sain de rire.  Une musique originale viendra se greffer plus tard sur les morceaux présentés ici dans le désordre. On nous l’annonce  en référence  à deux types de musique : le « flot pianistique » du muet, et la « sur-dramatique cascade » des films-catastrophe.

Pour l’instant,  il faut se contenter de quelques airs classiques ou jazzy, ponctués de silences. De quoi esquisser quelques gestes parodiques sur les trémolos d’une chanteuse… La danse contemporaine fait rarement dans l’humour mais ici, la finesse des propositions nous fait sourire derrière nos masques. Ce galop d’essai prometteur, d’une trentaine de minutes, ne demande qu’à être transformé. Résultat, le 12 janvier.

 Mireille Davidovici

Création le 12 janvier, Le Théâtre, Scène Nationale de Mâcon (Saône-et-Loire).

15 janvier, Théâtre de Beaune (Côte-d’Or) ; 19 janvier  La Ferme de Bel-Ébat-Théâtre de Guyancourt (Yvelines) ; 25 et 26 janvier, Théâtre de Châtillon (Hauts-deSeine) ; dans le cadre de Faits d’hiver, Festival Micadanses ;  2 février,  Théâtre Chevilly-Larue (Val-de-Marne) ; 4 février, Centre des bords de Marne, Le Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne) ; 9 février,  Escher Theater (Luxembourg) ; 12 février, Le Trident, Scène Nationale de Cherbourg-en-Cotentin (Manche) ; 7 mars, Théâtre des Bergeries à Noisy-le-sec (Seine-Saint-Denis) ; 16 mars, L’Odyssée, Scène conventionnée de Périgueux (Dordogne).

 

 

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