Adieu Michel Robin

Adieu Michel Robin

Michel Robin au théâtre dans Les Méfaits du tabac, d’après Anton Tchekhov, en 2014 JACQUES DEMARTHON/AFP

Les Méfaits du tabac, d’après Anton Tchekhov, en 2014 Jacques Demarthon/AFP

Ce grand acteur aussi efficace que discret, est mort à quatre-vingt dix ans, des suites du covid-19… Il a beaucoup joué au théâtre,  d’abord chez Roger Planchon dès 1957, -notamment dans Georges Dandin mais aussi Les trois Mousquetaires, Falstaff sans  doute la première fois où nous l’avons vu- mais aussi dans Richard III, Henry IV, Troïlus et Cressida, ertc. Il joua aussi chez Jean-Louis Barrault, Claude Régy, Alfredo Arias et Jérôme Savary… Roger Blin en 70, l’engagea pour interpréter Lucky dans sa seconde mise en scène d’En attendant Godot de Samuel Beckett qu’il avait créé en 1953 dans une petite salle au fond d’une cour, boulevard Raspail. Un rôle fait pour lui. Puis dans Fin de partie, une autre aventure beckettienne  dans la mise en scène de Guy Rétoré en 80, qui se poursuivra avec Marcel Maréchal mais surtout Alain Françon,il y a neuf ans. Il avait la passion de la scène et des auteurs et passait en virtuose de David Mamet, à L’Imposture de Georges Bernanos, mise en scène par Brigitte Jaques. Puis il entra à la Comédie-Française et joua en 98 dans le rôle-titre, Le Bourgeois gentilhomme de Molière, mise en scène de Jean-Louis Benoît. Il joua aussi Feraponte dans Les Trois sœurs de Tchekhov sous la direction d’Alain Françon. mais aussi Les Méfaits du tabac dirigé par Denis Podalydès Et pour son dernier rôle, encore et toujours son très cher Tchekhov,  il y a dix ans  déjà le vieux Firs dans La Cerisaie

On l’a vu aussi souvent au cinéma dans de très nombreux rôles secondaires, Les Aventures de Rabbi Jacob (1973)  ou Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain (2000)  et  à la télévision, entre autres dans des séries  comme en 1975 dans Spendeurs et misères des courtisanes  de Maurice Cazeneuve , Fraggle Rock (1983) et plus récemment,  il y a cinq ans dans Minute vieille de Fabrice Maruca. Adieu et merci Michel Robin, vous êtiez, sous les apparences d’un personnage fantasque et hautement poétique, un comédien d’une grande rigueur. Vous aurez illuminé la scène française pendant quelque soixante ans dans de grands spectacles et sous la direction des meilleurs metteurs en scène…

Philippe du Vignal

 


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