Incandescences, texte et mise en scène d’Ahmed Madani

Incandescences,  épisode III : Face à leur destin, texte et mise en scène d’Ahmed Madani (spectacle tout public, conseillé à partir de quinze ans)

Psychothérapeute de formation, Ahmed Madani  s’est vite tourné vers le théâtre et a réalisé une quarantaine de pièces qui ont été publiées par Actes-Sud Papiers et à l’Ecole des Loisirs pour celles qui sont jeune public. Il a dirigé le Centre Dramatique de l’Océan Indien à Saint-Denis de la Réunion et a engagé depuis longtemps une recherche sur les nouvelles formes de création en milieu urbain, lesquelles reflètent bien les multiples composantes de la société française actuelle. Des pièces ouvertes à tous les publics qu’il met en scène dans les théâtres mais aussi dans des entrepôts, magasins inoccupés, immeubles abandonnés, haras, établissements scolaires… Avec pour thèmes principaux: l’identité, la transmission, la mémoire, le rapport à la terre…

 

© Madami

© Madami

Ce dernier chapitre d’une trilogie est interprétée par de jeunes non-professionnels comme ceux avec lesquels il travaille souvent depuis longtemps. Nés de parents qui ont vécu l’exil et habitant dans les « quartiers », juste à la périphérie de Paris où ils vont rarement. Une centaine de filles et garçons de vingt à trente ans, ont accepté de rencontrer Ahmed Madani et de lui ouvrir leur cœur. Ils évoquent des moments de leur vie trop longtemps passés sous silence et leurs premiers émois d’amour.

Ce collectage, toujours en cours, a été réalisé après de longues conversations individuelles. «Nous sommes tous, dit Ahmed Madani, des « ready made » humains et tous des œuvres d’art en puissance. Au théâtre, il faut juste faire un pas, pour passer de l’autre côté du miroir . » (…) « En cet endroit, chacun verra que dans leurs veines, ne coule pas un « sang impur », mais celui de la jeunesse, de la vie et de l’avenir. »

Après plusieurs ateliers de chant et danse, et auditions, il a ainsi pu rencontrer une centaine de jeunes issus des « quartiers » pour collecter la matière vive de la création. Il y a eu un stage final de deux semaines à la MC 93 de Bobigny et Ahmed Madani a alors établi la distribution et a signé des C.D.D. à ces jeunes qui sont rémunérés au cachet. Douze théâtres de la  banlieue parisienne se sont impliqués dans l’organisation et une trentaine d’autres ont déjà signé un contrat.
Quelques phrases saisies au vol: «Moi, je suis un bébé accident». « Moi, c’est Jean, je n’ai pas de souvenir que mon père m’ait dit: « Je t’aime ». Six personnages présentent leur descendance: «Notre tradition, c’est de transmettre l’amour de nos ancêtres mais les histoires d’amour finissent mal en général ! » Une belle expérience professionnelle pour ces jeunes gens…

Edith  Rappoport

Présentation pour les professionnels vue le 4 décembre, au Théâtre de Malakoff-Scène nationale (Hauts-de-Seine).


Archive pour 9 décembre, 2020

Incandescences, texte et mise en scène d’Ahmed Madani

Incandescences,  épisode III : Face à leur destin, texte et mise en scène d’Ahmed Madani (spectacle tout public, conseillé à partir de quinze ans)

Psychothérapeute de formation, Ahmed Madani  s’est vite tourné vers le théâtre et a réalisé une quarantaine de pièces qui ont été publiées par Actes-Sud Papiers et à l’Ecole des Loisirs pour celles qui sont jeune public. Il a dirigé le Centre Dramatique de l’Océan Indien à Saint-Denis de la Réunion et a engagé depuis longtemps une recherche sur les nouvelles formes de création en milieu urbain, lesquelles reflètent bien les multiples composantes de la société française actuelle. Des pièces ouvertes à tous les publics qu’il met en scène dans les théâtres mais aussi dans des entrepôts, magasins inoccupés, immeubles abandonnés, haras, établissements scolaires… Avec pour thèmes principaux: l’identité, la transmission, la mémoire, le rapport à la terre…

 

© Madami

© Madami

Ce dernier chapitre d’une trilogie est interprétée par de jeunes non-professionnels comme ceux avec lesquels il travaille souvent depuis longtemps. Nés de parents qui ont vécu l’exil et habitant dans les « quartiers », juste à la périphérie de Paris où ils vont rarement. Une centaine de filles et garçons de vingt à trente ans, ont accepté de rencontrer Ahmed Madani et de lui ouvrir leur cœur. Ils évoquent des moments de leur vie trop longtemps passés sous silence et leurs premiers émois d’amour.

Ce collectage, toujours en cours, a été réalisé après de longues conversations individuelles. «Nous sommes tous, dit Ahmed Madani, des « ready made » humains et tous des œuvres d’art en puissance. Au théâtre, il faut juste faire un pas, pour passer de l’autre côté du miroir . » (…) « En cet endroit, chacun verra que dans leurs veines, ne coule pas un « sang impur », mais celui de la jeunesse, de la vie et de l’avenir. »

Après plusieurs ateliers de chant et danse, et auditions, il a ainsi pu rencontrer une centaine de jeunes issus des « quartiers » pour collecter la matière vive de la création. Il y a eu un stage final de deux semaines à la MC 93 de Bobigny et Ahmed Madani a alors établi la distribution et a signé des C.D.D. à ces jeunes qui sont rémunérés au cachet. Douze théâtres de la  banlieue parisienne se sont impliqués dans l’organisation et une trentaine d’autres ont déjà signé un contrat.
Quelques phrases saisies au vol: «Moi, je suis un bébé accident». « Moi, c’est Jean, je n’ai pas de souvenir que mon père m’ait dit: « Je t’aime ». Six personnages présentent leur descendance: «Notre tradition, c’est de transmettre l’amour de nos ancêtres mais les histoires d’amour finissent mal en général ! » Une belle expérience professionnelle pour ces jeunes gens…

Edith  Rappoport

Présentation pour les professionnels vue le 4 décembre, au Théâtre de Malakoff-Scène nationale (Hauts-de-Seine).

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