Les petits cadeaux de Noël

Les petits cadeaux de Noël

 

Alice traverse le miroir de Fabrice Melquiot, mise en scène d’Emmanuel Demarcy-Mota

 

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Dans le cadre du Noël solidaire proposé par le Théâtre de la Ville-Paris en partenariat avec à Paris, la Direction de l’action sociale de l’enfance et de la santé,  le rectorat et la Direction des affaires culturelles et de  l’Assistance publique-Hôpitaux, une représentation filmée de cette pièce (voir Le Théâtre du Blog)  sera transmise depuis le Théâtre de la Ville-Espace Pierre Cardin. « Les enfants, dit Emmanuel Demarcy-Mota, sont parmi les grandes victimes de cette crise sanitaire, souvent isolés et qui montrent aujourd’hui des signes de fragilité. Il nous est apparu comme une priorité de leur offrir des moments de culture et d’échanges. Ainsi, en cette période si particulière, cherchons-nous à maintenir pleinement notre engagement et notre responsabilité au service des publics. »

Une représentation solidaire sera aussi accessible en langue des signes française, en partenariat avec Accès Culture.

Environ 700 classes de 590 établissements scolaires à Paris, Marseille, Reims, Annecy, La Rochelle, Lille, Bourges, Toulouse, Clermont-Ferrand, La Réunion mais aussi Berlin, vont assister à ce direct. Comme les patients des hôpitaux de l’AP-HP (480 enfants soignés à l’Hôpital Necker-Enfants malades, à l’hôpital de jour du Parc Montsouris) et dans les Instituts médico-éducatifs  de Bretagne et d’Auvergne. D’autres représentations filmées et diffusées en direct sont  aussi prévues pour tous les publics, notamment les plus isolés et fragilisés.

Ce vendredi 18 décembre à 10 h

Récital Anne Sylvestre

 

f9I3t3bZSbSi-pARTxbQeWYrwMZpKLNV1sN_zZQCPKmyFoyyZZbUAba-rb7rt0ncY9f3SA=s85Le Hall invite des artistes du Conservatoire national supérieur d’Art Dramatique, qui ont travaillé des œuvres d’Anne Sylvestre à venir les chanter sur notre scène à la Villette, qui, bientôt portera son nom comme aussi la deuxième promotion du TÉC, l’école supérieure du Hall de la chanson. Pour rendre hommage à cette immense poète, chanteuse compositrice et interprète, ils interprèteront quelques-unes de ses chansons, une inépuisable source d’incarnation d’un art au féminin parlant à tous les genres et à tous les âges…

 Philippe du Vignal

Samedi 19 décembre à 20h30 su YouTube


Archive pour 15 décembre, 2020

La Maison en petits cubes, mise en scène et adaptation de Didier Valadeau et Philippe Demoulin

La Maison en petits cubes, fable théâtrale sensorielle  d’après l’œuvre originale de Kunio Kato et Kenya Hirata, mise en scène et adaptation de Didier Valadeau et Philippe Demoulin (à partir de huit ans)

 

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A l’origine, un magnifique court-métrage sans paroles en douze minutes (2008) réalisé par Kunio Katô, sur un scénario de Kenya Hirata et une belle musique au piano de Kenji Kondö. Le film a remporté l’Oscar du meilleur court-métrage d’animation aux Academy Award, le Cristal d’Annecy (prix du meilleur court-métrage) le Prix du jury junior au festival international d’Annecy. Mais aussi le prix Hiroshima, au festival international du film d’animation d’Hiroshima et celui du meilleur film d’animation au Japan Média Arts Festival, etc. Et il a été adapté en livre pour enfants par Kunio Kâto et Kenya Hirato.*

Un gros et vieux monsieur vit seul dans la seule pièce d’une petite maison aux murs  couverts de tableaux. Il y a aussi un lit en fer pour une personne, un poste de télévision carré et aussi vieux que lui. La maison est isolée dans une immense étendue d’eau, toutes les autres ont déjà été recouvertes! A chaque fois que le niveau monte, le vieux monsieur construit un nouvel étage. Mais toutes les traces de sa vie antérieure ont disparu et il met un scaphandre pour aller récupérer sa pipe à laquelle il tient tant. Au fond de l’eau, il va retrouver à chaque étage ses souvenirs enfouis; le temps  où il était jeune papa et il voit ainsi défiler tout son passé et celle son épouse disparue. Cette montée des eaux rappelle qu’on ne peut vivre dans ses souvenirs. Vieille mais toujours aussi jeune illustration de la fuite du temps mais aussi vision prémonitoire du terrible tsunami en 2011 sur la côte Pacifique du Japon avec tremblement de terre magnitude 9,1…
Il s’agit ici de faire passer cette fable sur un plateau. Didier Valadeau et Philippe Demoulin en ont fait une adaptation: «Pour répondre à la richesse des enjeux et à la dualité de cette œuvre partagée entre présent et passé, rêve et réalité. Ensemble, nous voulons proposer au public dans sa plus garde diversité, une création d’une genre nouveau. »

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Sur la petite scène, une quinzaine de cubes blancs figurant les pierres que monte le vieil homme pour rehausser sa maison menacée; «deux narrations sensorielles simultanées: l’une sonore, l’autre visuelle». En termes clairs, une conteuse (Sylvie Audureau) assise sur un rocking-chair et munie d’un micro HF  (on se demande bien pourquoi !) et un merveilleux musicien sénégalais Ousseynou Mangane, au balafon. Côté visuel, Damien Mignot, acteur et signeur sourd qui mime cette histoire, en utilisant aussi, si on a bien compris, des éléments de langue des signes. Et sur trois écrans verticaux, passent des images vidéo conçues par Isabelle Decoux. Avec un graphisme simple noir et blanc de toute beauté qui montre la solitude de ce vieux monsieur dans cette petite maison qui résiste encore au milieu de cette eau sans fin.
Et cela donne quoi ? Pas quelque chose de bien séduisant ; le principal défaut étant d’abord la diction trop approximative, en dessous du minimum syndical, de la conteuse mais aussi l’afflux d’informations : une voix, une gestuelle, une musique et un message visuel défilant de façon presque permanente. Trop, c’est trop et cela brouille cette narration d’à peine une heure qui traîne en longueur! Kunio Kato et Kenya Hirata avaient eux finement choisi d’en faire un récit muet en douze minutes. Le résultat est d’une grande sécheresse et n’a pas la merveilleuse poésie du court-métrage japonais…

Le public pouvait, dans la version originale de ce spectacle, «choisir soit la narration sonore soit la visuelle » au lieu de la version compacte jouée ici. Mais de toute façon, cette adaptation était mission impossible. Bref, c’est toujours la même histoire de temps et d’espace qui ne fonctionne pas quand on passe d’un médium à un autre. Reste la présence et le jeu d’Ousseynou Mangane aux balafon, udu et kalimba… On peut se consoler en allant voir sur Youtube ce formidable court-métrage…

Philippe du Vignal

Présentation professionnelle vue le 10 décembre à l’I.V.T., Cité Chaptal, Paris (IX ème).

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Editions Nobi Nobi

 

 

 

 

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