Derniers cadeaux pour 2020 mais vous en aurez d’autres l’année prochaine

Derniers cadeaux pour 2020 mais vous en aurez d’autres l’année prochaine…

Pour le moment, plus de théâtres, cinémas, musées, cafés, restaurants… C’est tout un pan de la richesse à Paris et au-delà qui reste interdit. Restent, pour se consoler un peu, des lieux insolites, extérieurs ou pas, et le plus souvent accessibles gratuitement et classés, en plein centre de la capitale ou presque. Alors, pourquoi s’en priver mais pour certains comme les restaurants, il faudra attendre encore un peu pour voir leurs décors de plus près…

Allez découvrir ces pépites bâties par de grands architectes, et/ou préservées par des conservateurs mais aussi pars des maires et des habitants soucieux de préserver ce fabuleux patrimoine… Il en existe une bonne centaine à Paris, miraculeusement intacts ou presque depuis un, voire deux ou trois siècles; en voici quelques-uns…

La B.N.F.  rue de Richelieu

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En 1998, le gouvernement décida que les bibliothèques du futur Institut national d’histoire de l’art créé en 2001, l’Ecole nationale des Chartes mais aussi le Département des Arts du spectacle à la Bibliothèque Nationale, jusque-là installé à l’Arsenal, intégreraient dans cet espace, dit Labrouste du nom de son architecte: en 1861, il commença en effet la construction de l’imposante salle de travail qui sera inaugurée sept ans plus tard. Il s’inspira pour le plafond, des coupoles byzantines mais en utilisant au maximum -une belle réussite- les possibilités du fer et du verre, comme à la bibliothèque Sainte-Geneviève, pour que l’espace reçoive le maximum de lumière.

C’est devenu un lieu très riche (sans jeu de mots!) où on célébra il y a quelques années les arts de la rue (voir Le Théâtre du Blog). En effet, le département des Arts du spectacle conserve la mémoire des expressions les plus diverses du théâtre mais aussi du cirque, danse, marionnettes, mime, cabaret, music-hall… Et du cinéma, de la télévision et de la radio. On y trouve tous les documents produits avant, pendant et après la représentation : manuscrits, correspondance, maquettes, éléments de décor, costumes, objets de scène, photographies, documents audiovisuels, affiches, dessins et estampes, programmes et coupures de presse… Et des livres et revues mais aussi de nombreuses archives et collections de personnalités comme de théâtres, festivals, compagnies. Le Département des Arts du spectacle possède aussi une antenne à la Maison Jean Vilar à Avignon. C’est un pôle de référence exceptionnel pour les chercheurs et les artistes…

B.N.F. Département Arts du Spectacle, Rue de Richelieu, Paris (I er). Métro: Richelieu-Drouot ou Palais Royal.

Le Bouillon Chartier  

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Un restaurant mythique classé aux monuments historiques et créé en 1896 par les frères  Frédéric et Camille Chartier, dans une salle à deux étages qui était auparavant un atelier de fabrication de cartouches et douilles construit en 1845. Connu dans le monde entier, notamment par les artistes américains, il a toujours gardé des prix très accessibles. D’une grande hauteur sous plafond, il est ouvert tous les jours de l’année jusqu’à minuit. Carte de cuisine traditionnelle française: pot-au-feu, harengs/pommes à l’huile, etc.

Les garçons de salle sont habillés du traditionnel gilet noir à poche et du long tablier blanc. Au Bouillon Chartier, ont été tournées la scène finale de La Chose publique (2003) de Mathieu Amalric, certains moments de La Passante du Sans-Souci (1982) de Jacques Rouffio avec Romy Schneider et Michel Piccoli et Un Long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet (2004). Attention, il y a toujours une file d’attente sur le  trottoir…

7 Rue du Faubourg Montmartre, Paris (IX ème).

La brasserie Vagenende
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Située boulevard Saint-Germain près du  métro Odéon et qu’il y a un demi-siècle, les Sorbonnards pouvaient fréquenter, vu les prix assez doux. Ils le sont beaucoup moins, mais le menu est de qualité et le décor de toute beauté vaut le détour… En 1904, les frères Chartier reprirent une ancienne boutique et en firent un restaurant populaire mais au décor luxueux : piliers portemanteaux en bronze, miroirs biseautés, boiseries en arabesques de style « nouille », verrière peinte recouvrant une ancienne cour intérieure, faïences aux motifs de fruits et une trentaine de paysages sur verre de Pivain. Il y a un siècle son concurrent Rougeot reprit ce Bouillon Chartier, puis le vendit  à la famille Vagenende qui en conserva tout le décor… Mais en 1966, il faillit être racheté et démoli pour y construire à la place, un supermarché! Alerté à temps par la presse, André Malraux, alors ministre de la Culture sous de Gaulle, le fit classer. Et heureusement, Vagenende est toujours là! Merci Malraux…

142 Boulevard Saint-Germain, Paris (VIème). T.: 01 43 26 68 18 La Cité florale

De petites maisons individuelles construites à proximité du parc Montsouris entre les rues Lançon, Boussingault et Brillat-Savarin il y a un peu plus de cent ans sur un ancien pré régulièrement inondé par la Bièvre où on ne pouvait donc pas construire d’immeuble.

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A voir surtout au printemps et en été : les habitations très bien restaurées ont des murs couverts de glycines et de rosiers et il y a dans des bacs des géraniums et des lys un peu partout. Bref, un délicieux et paisible coin de campagne en plein Paris, et où le grand Patrice Chéreau habita quelque temps. Chacune des maisons possède souvent son propre petit jardin et les étroites voies pavées, heureusement sans stationnement possible, ont des noms de fleurs: rue des Iris, rue des Liserons, rue des Orchidées, rue des Volubilis, square des Mimosas…

RER B Station :Cité Universitaire. Métro: Maison blanche ligne 7 Tramway T3; station Stade Charléty. Bus 21 :Amiral Mouchez-Charbonnel.

La Bibliothèque Mazarine

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Située quai de Conti dans le VI ème, elle est un «grand établissement scientifique et littéraire», placée sous la tutelle du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche mais rattachée administrativement à l’Institut de France. Le fond, complété au fil du temps, est issu de la bibliothèque personnelle du cardinal Mazarin (1602-1661). D’une architecture baroque remarquable, elle est depuis plus de trois siècles, publique et ouverte à tous. Avec aujourd’hui environ 600.000 volumes, dont un tiers est un très riche fond ancien encyclopédique et un fond moderne spécialisé en histoire, notamment religieuse, littéraire et culturelle du Moyen Âge : du XII ème au XV èmesiècle,  et des XVI ème au XVII ème siècle. Mais il comprend aussi l’histoire du livre et l’histoire locale et régionale de la France.

Visites guidées gratuites pour les particuliers et en fin de journée sous la conduite d’un conservateur.  Environ 1 h 30 et consacrées à l’histoire de la bibliothèque et de ses collections, à son architecture et à son décor… La grande galerie de la Bibliothèque Mazarine et les expositions se visitent librement aux heures d’ouverture au public. Scolaires et universitaires bienvenus à la Bibliothèque avec visites-découvertes…

23 quai de Conti, Paris (VI ème). T.  : 01 44 41 44 06. Métro: Odéon et Saint-Michel.

La Cour Damoye

Cette cour remonte à 1780, quand M. Damoye l’investit sur les terrains d’un ancien égout. De nombreux cafés auvergnats et des boucheries existaient encore à la fin du XX ème siècle avant sa rénovation et maintenant dans ce passage, on trouve des ateliers, bureaux, commerces et galeries d’art.

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Tout près de la Bastille, le faubourg Saint-Antoine  conserve ainsi de nombreuses cours ou passages. Et celui-ci est un des nombreux endroits de Paris dont on garde la mémoire grâce au cinéma friand de pittoresque. Ainsi, avant qu’il ne soit rénové, Bertrand Tavernier y avait tourné La Fille de d’Artagnan sorti en 1994, un film inspiré par Les Trois Mousquetaires et Vingt après d’Alexandre Dumas avec Philippe Noiret, Claude Rich…

Paris (XII ème) Métro Bastille. La Coupole des magasins du Printemps

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Le lieu qui préfigurait comme Le Bon Marché les grands espaces commerciaux d’aujourd’hui fut créé le 11 mai 1865 par Jules Jaluzot et Jean-Alfred Duclos donc sous le Second Empire dans un quartier de Paris encore peu urbanisé mais promis à un grand développement car à proximité de la gare Saint-Lazare. Au au coin de la rue du Havre et du boulevard Haussmann. Architectes: Jules Sédille et Paul son fils.

Puis verront le jour neuf ans plus tard quatre autres bâtiments desservis par des ascenseurs et en 1904, sera aussi créée une  grande coupole en verre aux  couleurs magnifiques éclairant un hall de 42 mètres de haut, comprenant aussi un escalier central à quatre révolutions d’inspiration Art Nouveau.

Cette coupole fait l’admiration des étrangers dont de nombreux Japonais… Pourquoi pas vous? Vous n’êtes même pas obligé d’acheter un des nombreux produits de luxe qui ont remplacé ceux essentiels, comme dirait Macron, de ce magasin autrefois populaire et à bas prix, comme feu La Samaritaine.

Paris (VIII ème) Métro:  Havre-Caumartin, Madeleine, Chaussée d’Antin.

Le Musée des Arts Forains

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Là, l’entrée est payante 8 et 16 € mais bon, vous en aurez pour votre argent. Cela se situe dans les Pavillons de Bercy,  autrefois chais de vins construit par le Bourguignon Bercy sur des terrains offerts par Louis XIV pour se faire pardonner une bévue. A une messe, le roi avait envoyé les gardes faire s’agenouiller à une messe un homme très grand, le croyant debout.  A l’initiative de Jean-Paul Favand, metteur en scène du Patrimoine du spectacle et des Arts, le Forains, avec 11. 400 m2 est aussi orienté vers les nouvelles technologies et en 2009, il a été classé Entreprise du patrimoine vivant. C’est  la seule collection d’éléments d’art forain privée ouverte au public avec des expositions temporaires et  un site permanent: quatorze manèges, seize boutiques et attractions restaurés, dix-huit ensembles d’œuvres historiques, et plus de 500 œuvres indépendantes…

Le musée des Arts forains, le théâtre du merveilleux, le Salon vénitien, le Magic Mirror et le Théâtre de verdure sont visitables toute l’année, avec la possibilité de tester manèges et attractions… Il y a notamment un jeu de lancer de boules qui actionne une course de garçons de café dans un décor serti de miroirs en biseaux (vers 1900). Et surtout une des attractions les plus prisées: un manège vélocipédique de 1897, restauré et utilisable par les visiteurs. Un des premiers à avoir procuré de fortes sensations de vitesse: il pouvait atteindre environ  soixante km/h à une époque où les vélos eux-mêmes étaient rares et réservés aux plus fortunés et où un cheval galopait à  30 km/h. Il transporte environ 300.000 personnes par an…

Métro: Cour Saint-Emilion, ligne 14.

Le Théâtre de l’Atelier

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Et pour la bonne bouche, comme disaient nos mamans? Un petit bijou qui gardé tout son charme, sur une place pavée, maintenant appelée place Charles Dullin, un peu esquintée parce plus tout à fait plane, à cause de la construction d’un parcs à voitures en-dessous… Inscrit aux Monuments historiques en 1965, il est avec l’Odéon, un des plus anciens théâtres parisiens.

Avec quelque cinq cent places -pas très confortables mais la population a grandi en taille!- il n’a dû guère changer depuis qu’il a été inauguré il y a juste deux siècles sous le nom de théâtre Montmartre. L’un des premiers construits par Pierre-Jacques Seveste qui avait les privilèges d’exploitation de salles, dans ce qui était encore la banlieue de Paris,  comme le Théâtre Montparnasse, le Théâtre des Batignolles, le Théâtre de Belleville.. Au fil du temps, y furent programmés : comédie, vaudeville, drame, mélodrame, opérette… En 1913, il devint un cinéma: Le Montmartre qui ferma en 1922. Le comédien et metteur en scène Charles Dullin, ancien collaborateur de Jacques Copeau au Vieux-Colombier, le racheta et le nomma Théâtre de l’Atelier. Il le dirigea avec la volonté affirmée d’en faire un lieu d’excellence et  y fonda une école exigeante qui eut, entre autres élèves, Roger Blin, Madeleine Robinson, Alain Cuny, Roland Petit, Pierre Clémenti, Jean-Louis Barrault, Jacques Dufilho…  Il venait souvent au théâtre à cheval et il l’abritait dans la petite cour du théâtre. Il y mit en scène, le plus souvent avec des moyens très limités mais avec une grande rigueur, des auteurs de l’époque comme Marcel Achard, Jules Romains, Armand Salacrou mais aussi des classiques: Aristophane, Shakespeare, Ben Jonson, Calderon, Molière…

Puis en 1940, Charles Dullin le confia à  son collaborateur André Barsacq qui le dirigea jusqu’en 1973 et qui y créa des pièces de Paul Claudel, Nicolas Gogol, Jean Anouilh, Félicien Marceau, Luigi Pirandello,  René de Obaldia… Après plusieurs directions, Marc Lesage, ancien directeur entre autres du Théâtre de Beauvais, des Célestins-Théâtre de Lyon, reprit la salle l’an passé.

Paris (XVIII ème). Métro Pigalle.

A suivre…

Philippe du Vignal

 

 

 

 

       


Archive pour 29 décembre, 2020

Derniers cadeaux pour 2020 mais vous en aurez d’autres l’année prochaine

Derniers cadeaux pour 2020 mais vous en aurez d’autres l’année prochaine…

Pour le moment, plus de théâtres, cinémas, musées, cafés, restaurants… C’est tout un pan de la richesse à Paris et au-delà qui reste interdit. Restent, pour se consoler un peu, des lieux insolites, extérieurs ou pas, et le plus souvent accessibles gratuitement et classés, en plein centre de la capitale ou presque. Alors, pourquoi s’en priver mais pour certains comme les restaurants, il faudra attendre encore un peu pour voir leurs décors de plus près…

Allez découvrir ces pépites bâties par de grands architectes, et/ou préservées par des conservateurs mais aussi pars des maires et des habitants soucieux de préserver ce fabuleux patrimoine… Il en existe une bonne centaine à Paris, miraculeusement intacts ou presque depuis un, voire deux ou trois siècles; en voici quelques-uns…

La B.N.F.  rue de Richelieu

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En 1998, le gouvernement décida que les bibliothèques du futur Institut national d’histoire de l’art créé en 2001, l’Ecole nationale des Chartes mais aussi le Département des Arts du spectacle à la Bibliothèque Nationale, jusque-là installé à l’Arsenal, intégreraient dans cet espace, dit Labrouste du nom de son architecte: en 1861, il commença en effet la construction de l’imposante salle de travail qui sera inaugurée sept ans plus tard. Il s’inspira pour le plafond, des coupoles byzantines mais en utilisant au maximum -une belle réussite- les possibilités du fer et du verre, comme à la bibliothèque Sainte-Geneviève, pour que l’espace reçoive le maximum de lumière.

C’est devenu un lieu très riche (sans jeu de mots!) où on célébra il y a quelques années les arts de la rue (voir Le Théâtre du Blog). En effet, le département des Arts du spectacle conserve la mémoire des expressions les plus diverses du théâtre mais aussi du cirque, danse, marionnettes, mime, cabaret, music-hall… Et du cinéma, de la télévision et de la radio. On y trouve tous les documents produits avant, pendant et après la représentation : manuscrits, correspondance, maquettes, éléments de décor, costumes, objets de scène, photographies, documents audiovisuels, affiches, dessins et estampes, programmes et coupures de presse… Et des livres et revues mais aussi de nombreuses archives et collections de personnalités comme de théâtres, festivals, compagnies. Le Département des Arts du spectacle possède aussi une antenne à la Maison Jean Vilar à Avignon. C’est un pôle de référence exceptionnel pour les chercheurs et les artistes…

B.N.F. Département Arts du Spectacle, Rue de Richelieu, Paris (I er). Métro: Richelieu-Drouot ou Palais Royal.

Le Bouillon Chartier  

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Un restaurant mythique classé aux monuments historiques et créé en 1896 par les frères  Frédéric et Camille Chartier, dans une salle à deux étages qui était auparavant un atelier de fabrication de cartouches et douilles construit en 1845. Connu dans le monde entier, notamment par les artistes américains, il a toujours gardé des prix très accessibles. D’une grande hauteur sous plafond, il est ouvert tous les jours de l’année jusqu’à minuit. Carte de cuisine traditionnelle française: pot-au-feu, harengs/pommes à l’huile, etc.

Les garçons de salle sont habillés du traditionnel gilet noir à poche et du long tablier blanc. Au Bouillon Chartier, ont été tournées la scène finale de La Chose publique (2003) de Mathieu Amalric, certains moments de La Passante du Sans-Souci (1982) de Jacques Rouffio avec Romy Schneider et Michel Piccoli et Un Long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet (2004). Attention, il y a toujours une file d’attente sur le  trottoir…

7 Rue du Faubourg Montmartre, Paris (IX ème).

La brasserie Vagenende
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Située boulevard Saint-Germain près du  métro Odéon et qu’il y a un demi-siècle, les Sorbonnards pouvaient fréquenter, vu les prix assez doux. Ils le sont beaucoup moins, mais le menu est de qualité et le décor de toute beauté vaut le détour… En 1904, les frères Chartier reprirent une ancienne boutique et en firent un restaurant populaire mais au décor luxueux : piliers portemanteaux en bronze, miroirs biseautés, boiseries en arabesques de style « nouille », verrière peinte recouvrant une ancienne cour intérieure, faïences aux motifs de fruits et une trentaine de paysages sur verre de Pivain. Il y a un siècle son concurrent Rougeot reprit ce Bouillon Chartier, puis le vendit  à la famille Vagenende qui en conserva tout le décor… Mais en 1966, il faillit être racheté et démoli pour y construire à la place, un supermarché! Alerté à temps par la presse, André Malraux, alors ministre de la Culture sous de Gaulle, le fit classer. Et heureusement, Vagenende est toujours là! Merci Malraux…

142 Boulevard Saint-Germain, Paris (VIème). T.: 01 43 26 68 18 La Cité florale

De petites maisons individuelles construites à proximité du parc Montsouris entre les rues Lançon, Boussingault et Brillat-Savarin il y a un peu plus de cent ans sur un ancien pré régulièrement inondé par la Bièvre où on ne pouvait donc pas construire d’immeuble.

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A voir surtout au printemps et en été : les habitations très bien restaurées ont des murs couverts de glycines et de rosiers et il y a dans des bacs des géraniums et des lys un peu partout. Bref, un délicieux et paisible coin de campagne en plein Paris, et où le grand Patrice Chéreau habita quelque temps. Chacune des maisons possède souvent son propre petit jardin et les étroites voies pavées, heureusement sans stationnement possible, ont des noms de fleurs: rue des Iris, rue des Liserons, rue des Orchidées, rue des Volubilis, square des Mimosas…

RER B Station :Cité Universitaire. Métro: Maison blanche ligne 7 Tramway T3; station Stade Charléty. Bus 21 :Amiral Mouchez-Charbonnel.

La Bibliothèque Mazarine

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Située quai de Conti dans le VI ème, elle est un «grand établissement scientifique et littéraire», placée sous la tutelle du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche mais rattachée administrativement à l’Institut de France. Le fond, complété au fil du temps, est issu de la bibliothèque personnelle du cardinal Mazarin (1602-1661). D’une architecture baroque remarquable, elle est depuis plus de trois siècles, publique et ouverte à tous. Avec aujourd’hui environ 600.000 volumes, dont un tiers est un très riche fond ancien encyclopédique et un fond moderne spécialisé en histoire, notamment religieuse, littéraire et culturelle du Moyen Âge : du XII ème au XV èmesiècle,  et des XVI ème au XVII ème siècle. Mais il comprend aussi l’histoire du livre et l’histoire locale et régionale de la France.

Visites guidées gratuites pour les particuliers et en fin de journée sous la conduite d’un conservateur.  Environ 1 h 30 et consacrées à l’histoire de la bibliothèque et de ses collections, à son architecture et à son décor… La grande galerie de la Bibliothèque Mazarine et les expositions se visitent librement aux heures d’ouverture au public. Scolaires et universitaires bienvenus à la Bibliothèque avec visites-découvertes…

23 quai de Conti, Paris (VI ème). T.  : 01 44 41 44 06. Métro: Odéon et Saint-Michel.

La Cour Damoye

Cette cour remonte à 1780, quand M. Damoye l’investit sur les terrains d’un ancien égout. De nombreux cafés auvergnats et des boucheries existaient encore à la fin du XX ème siècle avant sa rénovation et maintenant dans ce passage, on trouve des ateliers, bureaux, commerces et galeries d’art.

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Tout près de la Bastille, le faubourg Saint-Antoine  conserve ainsi de nombreuses cours ou passages. Et celui-ci est un des nombreux endroits de Paris dont on garde la mémoire grâce au cinéma friand de pittoresque. Ainsi, avant qu’il ne soit rénové, Bertrand Tavernier y avait tourné La Fille de d’Artagnan sorti en 1994, un film inspiré par Les Trois Mousquetaires et Vingt après d’Alexandre Dumas avec Philippe Noiret, Claude Rich…

Paris (XII ème) Métro Bastille. La Coupole des magasins du Printemps

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Le lieu qui préfigurait comme Le Bon Marché les grands espaces commerciaux d’aujourd’hui fut créé le 11 mai 1865 par Jules Jaluzot et Jean-Alfred Duclos donc sous le Second Empire dans un quartier de Paris encore peu urbanisé mais promis à un grand développement car à proximité de la gare Saint-Lazare. Au au coin de la rue du Havre et du boulevard Haussmann. Architectes: Jules Sédille et Paul son fils.

Puis verront le jour neuf ans plus tard quatre autres bâtiments desservis par des ascenseurs et en 1904, sera aussi créée une  grande coupole en verre aux  couleurs magnifiques éclairant un hall de 42 mètres de haut, comprenant aussi un escalier central à quatre révolutions d’inspiration Art Nouveau.

Cette coupole fait l’admiration des étrangers dont de nombreux Japonais… Pourquoi pas vous? Vous n’êtes même pas obligé d’acheter un des nombreux produits de luxe qui ont remplacé ceux essentiels, comme dirait Macron, de ce magasin autrefois populaire et à bas prix, comme feu La Samaritaine.

Paris (VIII ème) Métro:  Havre-Caumartin, Madeleine, Chaussée d’Antin.

Le Musée des Arts Forains

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Là, l’entrée est payante 8 et 16 € mais bon, vous en aurez pour votre argent. Cela se situe dans les Pavillons de Bercy,  autrefois chais de vins construit par le Bourguignon Bercy sur des terrains offerts par Louis XIV pour se faire pardonner une bévue. A une messe, le roi avait envoyé les gardes faire s’agenouiller à une messe un homme très grand, le croyant debout.  A l’initiative de Jean-Paul Favand, metteur en scène du Patrimoine du spectacle et des Arts, le Forains, avec 11. 400 m2 est aussi orienté vers les nouvelles technologies et en 2009, il a été classé Entreprise du patrimoine vivant. C’est  la seule collection d’éléments d’art forain privée ouverte au public avec des expositions temporaires et  un site permanent: quatorze manèges, seize boutiques et attractions restaurés, dix-huit ensembles d’œuvres historiques, et plus de 500 œuvres indépendantes…

Le musée des Arts forains, le théâtre du merveilleux, le Salon vénitien, le Magic Mirror et le Théâtre de verdure sont visitables toute l’année, avec la possibilité de tester manèges et attractions… Il y a notamment un jeu de lancer de boules qui actionne une course de garçons de café dans un décor serti de miroirs en biseaux (vers 1900). Et surtout une des attractions les plus prisées: un manège vélocipédique de 1897, restauré et utilisable par les visiteurs. Un des premiers à avoir procuré de fortes sensations de vitesse: il pouvait atteindre environ  soixante km/h à une époque où les vélos eux-mêmes étaient rares et réservés aux plus fortunés et où un cheval galopait à  30 km/h. Il transporte environ 300.000 personnes par an…

Métro: Cour Saint-Emilion, ligne 14.

Le Théâtre de l’Atelier

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Et pour la bonne bouche, comme disaient nos mamans? Un petit bijou qui gardé tout son charme, sur une place pavée, maintenant appelée place Charles Dullin, un peu esquintée parce plus tout à fait plane, à cause de la construction d’un parcs à voitures en-dessous… Inscrit aux Monuments historiques en 1965, il est avec l’Odéon, un des plus anciens théâtres parisiens.

Avec quelque cinq cent places -pas très confortables mais la population a grandi en taille!- il n’a dû guère changer depuis qu’il a été inauguré il y a juste deux siècles sous le nom de théâtre Montmartre. L’un des premiers construits par Pierre-Jacques Seveste qui avait les privilèges d’exploitation de salles, dans ce qui était encore la banlieue de Paris,  comme le Théâtre Montparnasse, le Théâtre des Batignolles, le Théâtre de Belleville.. Au fil du temps, y furent programmés : comédie, vaudeville, drame, mélodrame, opérette… En 1913, il devint un cinéma: Le Montmartre qui ferma en 1922. Le comédien et metteur en scène Charles Dullin, ancien collaborateur de Jacques Copeau au Vieux-Colombier, le racheta et le nomma Théâtre de l’Atelier. Il le dirigea avec la volonté affirmée d’en faire un lieu d’excellence et  y fonda une école exigeante qui eut, entre autres élèves, Roger Blin, Madeleine Robinson, Alain Cuny, Roland Petit, Pierre Clémenti, Jean-Louis Barrault, Jacques Dufilho…  Il venait souvent au théâtre à cheval et il l’abritait dans la petite cour du théâtre. Il y mit en scène, le plus souvent avec des moyens très limités mais avec une grande rigueur, des auteurs de l’époque comme Marcel Achard, Jules Romains, Armand Salacrou mais aussi des classiques: Aristophane, Shakespeare, Ben Jonson, Calderon, Molière…

Puis en 1940, Charles Dullin le confia à  son collaborateur André Barsacq qui le dirigea jusqu’en 1973 et qui y créa des pièces de Paul Claudel, Nicolas Gogol, Jean Anouilh, Félicien Marceau, Luigi Pirandello,  René de Obaldia… Après plusieurs directions, Marc Lesage, ancien directeur entre autres du Théâtre de Beauvais, des Célestins-Théâtre de Lyon, reprit la salle l’an passé.

Paris (XVIII ème). Métro Pigalle.

A suivre…

Philippe du Vignal

 

 

 

 

       

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