Johny d’Alexandre Moisescot par les compagnies Gérard Gérard et Rapsodies nomades

Johny d’Alexandre Moisescot par les compagnies Gérard Gérard  et Rapsodies nomades, sous le regard bienveillant de Carmela Acuyo, Anne-Eve Seignalet et Philippe Freslon 

Alexandre Moisescot interprète avec  maestria le rôle de Johnny Halliday auprès de Chloe Desfachelle prostrée sur le sol et qui se relève: «Les dieux avaient condamné Sisyphe, il faut l’imaginer heureux! « Le spectacle participe d’une certaine cannibalisation du personnage de Johnny Halliday, né Jean-Philippe Smet, mort en 2017. «Mes frères mes sœurs, prions. Johnny a donné son corps pour nous sauver, pauvres brebis égarées. Je vous rappelle que vous pouvez soutenir notre mouvement en achetant des mugs et des chaussettes. » (…) “Les vivants ferment les yeux des morts, les morts ouvrent ceux des vivants” nous dit Tchekhov. Mais pour déterrer un mort pareil, il faut bien une grande pelleteuse, jaune comme un gilet, pour nous faire valser, rocker et twist again. »

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« Pour des millions de Français, poursuit Alexandre Moisescot, Johnny a été «bien plus qu’un chanteur, un héros, un modèle, un père, un humoriste, un philosophe, un gladiateur, une agence de voyage, un concepteur de vêtements, un opticien, une idole, un beauf, un grand-père, un sex-symbole, un produit de supermarché, un ovni, un acteur de cinéma, un Diable, un Dieu… Ce n’est pas simple de faire théâtre avec un type qui commençait ses spectacles en descendant en rappel depuis un hélico. Nous nous sommes alors donné un principe simple, clair et sincère : faire un spectacle sur Johnny…qui plairait à Johnny! » Pour cette sortie de résidence, la compagnie Gérard Gérard n’a pu louer une pelleteuse. Mais Alexandre Moisescot a une belle présence et nous dit que son père l’avait emmené au stade de France le 5 septembre 1998 pour voir Johnny:  il avait treize ans.

Masqués en cochon et en singe, les acteurs jettent par terre des boîtes de bière vides et déchirent les journaux. On entend aussi une ode à Marguerite Duras. «On va vous présenter notre dramaturgie qui raconte le suicide de Johnny. Johnny, est-ce que tu nous entends ? »

Au total, vingt-trois scènes bien maîtrisées: on attend la suite avec impatience…

Edith Rappoport

Avant-première vue le 16 janvier, au Studio des Trois Oranges, Audincourt (Doubs).

Première représentation le 14 mai, festival d’Olt, Le Bleymard (Lozère). http://www.ciegerardgerard.fr


Archive pour 17 janvier, 2021

Johny d’Alexandre Moisescot par les compagnies Gérard Gérard et Rapsodies nomades

Johny d’Alexandre Moisescot par les compagnies Gérard Gérard  et Rapsodies nomades, sous le regard bienveillant de Carmela Acuyo, Anne-Eve Seignalet et Philippe Freslon 

Alexandre Moisescot interprète avec  maestria le rôle de Johnny Halliday auprès de Chloe Desfachelle prostrée sur le sol et qui se relève: «Les dieux avaient condamné Sisyphe, il faut l’imaginer heureux! « Le spectacle participe d’une certaine cannibalisation du personnage de Johnny Halliday, né Jean-Philippe Smet, mort en 2017. «Mes frères mes sœurs, prions. Johnny a donné son corps pour nous sauver, pauvres brebis égarées. Je vous rappelle que vous pouvez soutenir notre mouvement en achetant des mugs et des chaussettes. » (…) “Les vivants ferment les yeux des morts, les morts ouvrent ceux des vivants” nous dit Tchekhov. Mais pour déterrer un mort pareil, il faut bien une grande pelleteuse, jaune comme un gilet, pour nous faire valser, rocker et twist again. »

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« Pour des millions de Français, poursuit Alexandre Moisescot, Johnny a été «bien plus qu’un chanteur, un héros, un modèle, un père, un humoriste, un philosophe, un gladiateur, une agence de voyage, un concepteur de vêtements, un opticien, une idole, un beauf, un grand-père, un sex-symbole, un produit de supermarché, un ovni, un acteur de cinéma, un Diable, un Dieu… Ce n’est pas simple de faire théâtre avec un type qui commençait ses spectacles en descendant en rappel depuis un hélico. Nous nous sommes alors donné un principe simple, clair et sincère : faire un spectacle sur Johnny…qui plairait à Johnny! » Pour cette sortie de résidence, la compagnie Gérard Gérard n’a pu louer une pelleteuse. Mais Alexandre Moisescot a une belle présence et nous dit que son père l’avait emmené au stade de France le 5 septembre 1998 pour voir Johnny:  il avait treize ans.

Masqués en cochon et en singe, les acteurs jettent par terre des boîtes de bière vides et déchirent les journaux. On entend aussi une ode à Marguerite Duras. «On va vous présenter notre dramaturgie qui raconte le suicide de Johnny. Johnny, est-ce que tu nous entends ? »

Au total, vingt-trois scènes bien maîtrisées: on attend la suite avec impatience…

Edith Rappoport

Avant-première vue le 16 janvier, au Studio des Trois Oranges, Audincourt (Doubs).

Première représentation le 14 mai, festival d’Olt, Le Bleymard (Lozère). http://www.ciegerardgerard.fr

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