Les petits cadeaux continuent

Les petits cadeaux continuent…

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A défaut de théâtre/théâtre, un peu de musique ne peut pas faire de mal… Déjà trois brillants interprètes suisses dont Jacky Rohner, avaient joué ensemble dans la montagne dirigé par un  lapin. Puis toujours ensemble mais confinés chez eux (voir Le Théâtre du Blog). Cette fois, avec le même concept, L’Ensemble Symphonique de Neuchâtel et le collectif Supermafia conjuguent performance musicale et scénographie lumineuse interactive par le biais d’une vidéo.  Comme ils  ne pouvaient se réunir à plus de cinq, l’automne dernier trente instrumentistes ont enregistré tour à tour La Danse sacrale, dernier mouvement du Sacre du Printemps d’Igor Stravinski. Grâce à la magie de l’électronique, le résultat a été démultiplié comme si l’œuvre était jouée avec l’effectif initial.
 
Déjà l’Orchestre de la Suisse Romande, le Philharmonique de New York et plusieurs autres ensembles avaient proposé sur internet des versions confinées du Boléro de Ravel lors de la première vague de covid-19. Obligé d’annuler sa programmation de novembre, vu l’ordonnance du canton interdisant les réunions de plus de cinq personnes, L’E.S.N. a lancé alors un ambitieux projet, The Isolated Ensemble, avec le collectif Supermafia. Pour faire aller à son paroxysme cette idée de musique confinée  et réaliser une véritable performance artistique.
 
Avec sa rythmique complexe et tribale, sa marque indélébile de modernité et la nécessité d’avoir un orchestre important, la partition Le Sacre du Printemps s’est imposé naturellement à Victorien Vanoosten, le directeur artistique et musical de l’E.S.N. qui a eu  la volonté de créer un acte pluridisciplinaire. Avec un défi: faire jouer cette partition  par des musiciens isolés mais virtuellement multipliés, puisque l’œuvre requiert un effectif quatre fois plus important.
Durant cinq jours en novembre, ils sont donc venus à La Case à Chocs à Neuchâtel  enregistrer leur partition une deux, trois, voire cinq  fois de suite, en suivant les instructions du directeur musical et de l’ingénieur du son. Accompagnés à l’écran pa une scénographie interactive  imaginée par le collectif neuchâtelois Supermafia. Conçu pour l’occasion, un écran réagit en fonction des instrumentistes, créant alors une dynamique lumineuse différente pour chaque son joué. Et on peut ainsi voir une fresque mosaïquée de  quatre-vingt onze musiciens! Soit un orchestre classique  mais cette vidéo virtuellement construite puis déconstruite, associe un patrimoine séculaire avec un art graphique contemporain minimaliste.
Elle sera diffusée sur le site you Tube de L’E.S.N. ce samedi 20 mars, premier jour du printemps. Mais leurs auteurs souhaitent en faire plus tard une véritable installation artistique dans une salle et avec un vrai public, dès que la situation le permettra…

Ionesco Suite textes d’Eugène Ionesco, mise en scène d’Emmanuel Dermarcy-Motta

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Demain vendredi 5 mars à 14h, représentation tous publics, avec la troupe du Théâtre de la Ville à Paris, et samedi 6 mars à 19h. Sur le site du Théâtre de la Ville.

« Depuis bientôt un an, face à cette terrible pandémie, nous cherchons à inventer un programme solidaire pour le temps présent en réunissant des partenaires issus de la culture, de la santé, de l‘éducation et du champ social pour créer de nouveaux liens et préserver l’acte artistique, dit le metteur en scène. » Cette représentation sera filmée et diffusée en direct pour tous publics, en lien avec les lycées, les structures hospitalières et celles du champ social. Suivra une rencontre zoom avec l’équipe artistique et la participation exceptionnelle de Marie-France Ionesco.

Plus de deux cent classes de collèges et lycées de toute la France pourront aussi assister à ces représentations depuis leurs classes et partager un temps d’échange avec l’équipe. Des connexions seront  aussi mises en place avec plusieurs hôpitaux de l’Assistance Publique.  « Une traversée dans l’humour noir et féroce de Ionesco réinventée pour « ces «directs». Issu d’improvisations, Ionesco suite est une navigation au cœur des obsessions marquantes de l’écrivain, dit Emmanuel Demarcy-Motta: la difficulté d’être, la manifestation du pouvoir et de la domination, l’arbitraire du langage. »

Philippe du Vignal

 


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