Un Garçon d’Italie,d’après le roman de Philippe Besson, adaptation et mise en scène de Mathieu Touzé

Un Garçon d’Italie d’après le roman de Philippe  Besson, adaptation et mise en scène de Mathieu Touzé
 
 
En 2003, Son Frère avait été adapté au cinéma par Patrice Chéreau et cette même année paraissait Un Garçon dItalie qui connut un certain succès.   »A la première lecture de ce roman, j’ai été fasciné par la théâtralité de l’écriture, dit le metteur en scène. Le narrateur est omniscient mais le point de vue est partagé par  trois personnages. Le lecteur ne se voit donc pas raconter une histoire mais enquête pour le reconstituer à travers trois témoignages. »
 
© Ch. raynaud de Lage

© Ch. Raynaud de Lage

Philippe Besson raconte l’histoire de Luca Salieri dont le corps avait été retrouvé noyé sur les rives de l’Arno à Florence. Il avait une compagne Ana Morante qui devra aller l’identifier à la morgue. Cet homme élégant de vingt-neuf ans avait aussi une liaison régulière avec  Léo Bertina, un jeune prostitué de la gare de Florence. Ce que sa famille ni Anna ne soupçonnaient…  Accident, meurtre, suicide? Son père et sa mère sont effondrés mais Anna, elle, cherchera bien sûr, à connaître la vérité et l’identité de l’homme qu’elle aimait. En fait comme on l’apprendra à la fin après l’autopsie, Luca avait absorbé des médicaments et de l’alcool et se croyant invulnérable, a marché sur la rambarde du pont mais  a glissé dans le fleuve. La jeune femme découvrira petit à petit ce qu’était la double vie de son amoureux et rencontrera même brièvement Léo. Qui était ce Luca que l’on voit sur scène après sa mort ? On ne le saura jamais vraiment… Philippe Besson démolit les certitudes avec une certaine habileté mais à partir d’un scénario assez convenu et les péripéties de l’histoire sont téléphonées…

 Ce récit à trois voix qui avait été créé à Théâtre ouvert, est porté sur un plateau vide par Maud Wyler (Anna), Yuminf Hey (Léo) et Mathieu Touzé (Luca) sur fond de chansons populaires italiennes. Les personnages sont  physiquement crédibles: Anna en mini-robe noire et escarpins à talon aiguille, Léo en jeans, T. Shirt et casquette vissée sur la tête et Luca en élégant complet veston. Mais l‘adaptation d’un roman au théâtre est toujours chose périlleuse; ici, l’histoire a bien du mal à démarrer et patine ensuite, même si vers la fin, il y a quelques brefs instants d’émotion. Cette série systématique et un peu longuette de monologues aurait en fait gagné à être abrégée d’une vingtaine de minutesD’autant plus que la direction d’acteurs est aux abonnés absents et que Mathieu Touzé a une diction approximative. Et comme la balance avec la bande-son musicale est mal réglée et parasite souvent le texte, cela n’arrange rien! Et nous ne partagerons pas l’enthousiasme de  l’auteur qui se dit « comblé et qui souhaite longue vie à ce spectacle »… A voir? Pas si sûr… 
 
Philippe du Vignal
 
Théâtre 14, 20 avenue Marc Sangnier, Paris ( XIV ème) jusqu’au 30 mai. T. : 01 45 45 49 77. 
 
  
 
 

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