Festival d’Avignon: Kingdom, écriture et mise en scène d’Anne-Cécile Vandalem

Festival d’Avignon

 

Kingdom, écriture et mise en scène d’Anne-Cécile Vandalem

« Il faut aujourd’hui cesser l’oppression de l’homme sur la Nature, dit la metteuse en scène. il faut arrêter d’opposer l’homme à l’animal ; nous sommes un ensemble du vivant qui cohabitons dans un même espace, le destin du vivant, nous, humains, nous le mettons en danger. »

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© Ch. Raynaud de Lage

Kingdom nous parle du monde actuel, avec une nature en souffrance qui risque de disparaître. Ce dernier volet de sa trilogie, après Tristesses et Arctique, (voir Le Théâtre du blog) est librement inspiré de Braguino où la communauté impossible, de Clément Cogitore : un documentaire et une exposition sur une communauté exilée en Sibérie Orientale. Ici, un drame shakespearien se joue entre des familles voisines, en pleine nature hostile, sous le regard des enfants. Autour de Philippe, le patriarche, l’une entretient un rapport animiste au monde et vit au contact intime avec la Nature et les fantômes de ses disparus. L’autre clan détruit l’environnement en permettant la chasse sur ses terres. Dans cette mise en scène hyper-réaliste, chaque détail compte : l’arrivée d’un loup auquel succèdent deux chiens ; une barque naviguant sur une petite rivière à l’avant-scène ; des arbres que l’on coupe, une cabane en bois avec de vraies pièces,… Tout concourt à relater cette expérience en direct et une équipe de cinéma vient faire un reportage sur cette communauté.

 Les acteurs sont formidables, en particulier les quatre enfants. Comme dans ses précédents opus, la vidéo est très présente. «J’utilise la caméra comme outil d’écriture, dit Anne-Cécile Vandalem. J’écris avec la lumière, la musique, le texte et la vidéo. Ici, la caméra intervient tôt, c’est un personnage et l’histoire n’existe pas si le réalisateur ne vient pas dans cette famille. »  Mais cette partie, décevante, est moins étrange que ses précédents spectacles. Et le final, avec un long monologue de Laurent, le fils de Philippe, est peu lisible. Reste le message à toujours répéter: «Il faut cesser l’oppression de l’homme sur l’ensemble du vivant. »

Jean Couturier

 Spectacle vu le 14 juillet, cour du lycée Saint-Joseph, 62 rue des Lices, Avignon.

Du 19 au 22 octobre, Théâtre du Nord, Lille (Nord).

Du 10 au 13 novembre Le Quai-Centre Dramatique National d’Angers et du 18 au 19 novembre, Théâtre de Lorient ( Morbihan)/

Du 9 au 10 mars, Le Volcan-Scène nationale du Havre ( Seine-Maritime). Du 30 mars au 3 avril, Les Célestins -Théâtre de Lyon (Rhône).

Et du 10 au 29 mai, Odéon-Théâtre de l’Europe, Paris.

 

 

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