My Dead Bird de Victoire Bélézy et Marion Guerrero, mise en scène de Marion Guerrero

My dead Bird de Victoire Bélézy et Marion Guerrero, mise en scène de Marion Guerrero

Visuel 2 c Jean-Jacuqes Brumachon

© Jean-Jacques Brumachon

Little Frida, la petite fille à l’oiseau mort, est née d’un atelier d’improvisations sur le clown donné par Marion Guerrero à l’E.N.S.A.D de Montpellier.  En anglais, avec un fort accent français, le personnage d’alors a fait son chemin. Devenu une gamine sans âge qui déplore « la mort de son oiseau mort » mais continue à le faire voler et à promener sa carcasse, sous forme d’une caille achetée chez le boucher. D’autres animaux morts, des oiseaux, un poisson pané, seront convoqués pour une vie posthume, leurs restes manipulés, dorlotés, nourris par cette charmante femme-enfant.

 En tenue de Petit Chaperon rouge, elle se fait ogresse et ingère les dépouilles de ses amis morts… sur un plateau couvert de déchets organiques, avec bruit de froissements d’ailes et cris de mouettes. Une tempête se lève et le chaos s’installe. Petite apocalypse sur la romance Cucurrucucu Paloma du compositeur mexicain Tomas Mendes. Entre une petite fille-modèle mais cruelle façon Comtesse de Ségur ou figure décalée de bande dessinée, Victoire Bélézy crée un personnage à la fois sympathique et inquiétant, un rien «trash ». Au passage, elle parodie la scène de crime d’un film policier américain ou des Oiseaux d’Alfred Hitchcock …

 Ce solo original et bien construit nous entraîne progressivement dans un univers absurde et poétique, où la comédienne soigne détails et accessoires, pour composer un personnage insolite et naïvement cruel. Victoire Bélézy manie habilement un anglais élémentaire et maladroit de collégienne, pour accentuer son caractère à côté de la plaque. Elle est passée du théâtre, au cinéma et a fondé sa compagnie : Divine Triumph. Après ce premier spectacle, elle veut développer des projets alliant théâtre et septième art. Dans My dead Bird, elle noue avec le public une complicité bon enfant et sans démagogie ni vulgarité, fait montre d’un talent comique singulier…

 Mireille Davidovici

 Jusqu’au 23 décembre, Les Déchargeurs, 3, rue des Déchargeurs, Paris ( Ier). T. : 01 42 36 00 50.

 

 

 

 

 

P { margin-bottom: 0.21cm }

 

DAROU L ISLAM |
ENSEMBLE ET DROIT |
Faut-il considérer internet... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Le blogue a Voliere
| Cévennes : Chantiers 2013
| Centenaire de l'Ecole Privé...