Miramar,choréraphie de Christian Rizzo

Miramar, choréraphie de Christian Rizzo

miramar-1-2048x1366

© marc domage

  La nouvelle création de Christian Rizzo nous invite une rêverie maritime. Dans le titre  nous entendons : regarder, admirer la mer… s’y mirer, ou encore mirage et miroir…  La pièce tente d’exprimer tout cela en nous projetant dans un espace aux lumières mouvantes comme sous un ciel océanique, et bruissant comme le creux d’un coquillage, ou le mugissement des vagues.

Dans un rai de lumière qui souligne la vastitude et l’obscurité autour d’elle, Vania Vaneau prend la mesure du plateau et d’un pas lent va l’occuper, timidement d’abord, puis avec assurance, sous les flux et reflux des lumières, passant de l’obscurité à la clarté. Corps solitaire se reflétant parfois sur le gris du sol. Ce solo où, contre vents et marées, la danseuse prend possession de l’espace, souvent de dos face à l’étendue déserte, constitue une belle (mais un peu longue) entrée en matière. Elle va sortir  et laissant place à dix danseurs.

 Le groupe se déploie le plus souvent dos au public, se disperse en solos ou duos, puis s’immobilise. Des corps tombent, puis se relèvent, aiguillonnés par l’énergie collective. Les uns montent vers le fond de scène, sous le regard des autres. On assiste à quelques pas de deux ou trios que le vent va défaire… Hommes ou femmes se rapprochent avec des gestes de consolation, puis s’éloignent de nouveau en mouvements saccadés. Vitesse et lenteur alternent. Le son se fait de plus en plus violent, les basses évoquent l’assaut sourd des eaux montantes… Et l’on se perd, comme, les danseurs, dans le vide sidéral qui finira par les happer, avant qu’il ne reviennent sous forme d’une vague rouleau, arrimés les uns aux autres.

 Les lumières de Caty Olive et les sons de Gêrome Nox savamment conjugués, nous emportent dans un univers onirique que, parfois, les danseurs ont du mal à habiter. Mais le chorégraphe grâce à la cohérence formelle et esthétique de cette pièce nous maintient, malgré quelques flottements, dans un rêve éveillé. Et le mirage se concrétise par l’apparition d’un étrange personnage, tout droit sorti d’un livre d’images pour enfants.

 Mireille Davidovici

 Spectacle vu le 14 avril au Cent-Quatre, 4, rue Curial Paris (XlX ème)  Dans le cadre de Séquence Danse qui continue jusqu’au 28 avril.

 Les 24 et 25 avril Festival DDD, Porto (Portugal).

Le 3 mai Le Bateau Feu-Scène Nationale Dunkerque (Nord).

Les 9 et 10 juin L’Archipel-Scène nationale de Perpignan (Pyrénées-Orientales).

Et du 30 au 1er décembre, Théâtre Jean-Claude Carrière Montpellier (Hérault).

 

P { margin-bottom: 0.21cm }

 

DAROU L ISLAM |
ENSEMBLE ET DROIT |
Faut-il considérer internet... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Le blogue a Voliere
| Cévennes : Chantiers 2013
| Centenaire de l'Ecole Privé...