TOD Théâtre décomposé ou L’Homme Poubelle de Matei Visniec mise en scène de Max Legoubé

Avignon 2022

TOD Théâtre décomposé ou L’Homme Poubelle de Matei Visniec mise en scène de Max Legoubé

Photo TOD 4

©Max Legoubé

 

Avec La Fabrique, théâtre d’objets sensoriel et suggestif, nous avions découvert la compagnie Sans Soucis, implantée à Caen. Un coup de cœur. Max Legoubé brode, cette fois-ci, à partir d’historiettes, un univers poussiéreux où trône un personnage sans âge, à l’image des textes de Matei Visniec.

CeThéâtre Décomposé -un solo, interprété par Stéphane Fauvel- met en scène un «homme poubelle» qui, tel un juke-box, nous offre à entendre des contes de notre choix : « J’ai des musiques à faire sonner et des histoires à raconter», dit le comédien, emmitouflé dans une manteau gris informe et qui sortant d’une apathie boudeuse. Mais pas plus de soixante minutes, dit-il. Le sort seul décidera des textes que nous entendrons aujourd’hui, puisés au fur et à mesure par les spectateurs, parmi une collection de vieux trente-trois tours.TOD est une pièce à géométrie variable: des treize histoires qui constituent le corpus du spectacle, nous en entendrons cinq ou six.

Le Cercle évoque un enfermement métaphorique, illustré par un long fil déroulé dans l’espace qui transforme le refuge espéré en isolement carcéral. Le Cafard, raconte comment ce petit insecte familier plutôt repoussant devient un compagnon de choix pour un pauvre bougre solitaire… Le narrateur s’empare de tous ces contes en manipulant un bric-à-brac de fortune : une valise en carton, un tourne-disque vétuste et autres objets de récupération. Un moment de grâce quand sa main se transforme en une petite marionnette, emportée dans une course sans fin : « Je suis une douleur qui court ».

L’univers absurde, métaphorique et décalé de l’auteur roumain fournit au metteur en scène matière à développer un théâtre d’acteur et d’objets. Mais, malgré la belle connivence qu’établit le comédien avec le public, il ne réussit pas vraiment à y puiser un souffle littéraire et onirique suffisant. Nous sommes restés sur notre fin faim.

 Mireille Davidovici

 Jusqu’au 26 juillet à 17 h, Présence Pasteur 13, rue du Pont-Trouca, Avignon. T. : 04 32 74 18 54.

 


Archive pour 17 juillet, 2022

TOD Théâtre décomposé ou L’Homme Poubelle de Matei Visniec mise en scène de Max Legoubé

Avignon 2022

TOD Théâtre décomposé ou L’Homme Poubelle de Matei Visniec mise en scène de Max Legoubé

Photo TOD 4

©Max Legoubé

 

Avec La Fabrique, théâtre d’objets sensoriel et suggestif, nous avions découvert la compagnie Sans Soucis, implantée à Caen. Un coup de cœur. Max Legoubé brode, cette fois-ci, à partir d’historiettes, un univers poussiéreux où trône un personnage sans âge, à l’image des textes de Matei Visniec.

CeThéâtre Décomposé -un solo, interprété par Stéphane Fauvel- met en scène un «homme poubelle» qui, tel un juke-box, nous offre à entendre des contes de notre choix : « J’ai des musiques à faire sonner et des histoires à raconter», dit le comédien, emmitouflé dans une manteau gris informe et qui sortant d’une apathie boudeuse. Mais pas plus de soixante minutes, dit-il. Le sort seul décidera des textes que nous entendrons aujourd’hui, puisés au fur et à mesure par les spectateurs, parmi une collection de vieux trente-trois tours.TOD est une pièce à géométrie variable: des treize histoires qui constituent le corpus du spectacle, nous en entendrons cinq ou six.

Le Cercle évoque un enfermement métaphorique, illustré par un long fil déroulé dans l’espace qui transforme le refuge espéré en isolement carcéral. Le Cafard, raconte comment ce petit insecte familier plutôt repoussant devient un compagnon de choix pour un pauvre bougre solitaire… Le narrateur s’empare de tous ces contes en manipulant un bric-à-brac de fortune : une valise en carton, un tourne-disque vétuste et autres objets de récupération. Un moment de grâce quand sa main se transforme en une petite marionnette, emportée dans une course sans fin : « Je suis une douleur qui court ».

L’univers absurde, métaphorique et décalé de l’auteur roumain fournit au metteur en scène matière à développer un théâtre d’acteur et d’objets. Mais, malgré la belle connivence qu’établit le comédien avec le public, il ne réussit pas vraiment à y puiser un souffle littéraire et onirique suffisant. Nous sommes restés sur notre fin faim.

 Mireille Davidovici

 Jusqu’au 26 juillet à 17 h, Présence Pasteur 13, rue du Pont-Trouca, Avignon. T. : 04 32 74 18 54.

 

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