Johnny un poème par la compagnie Gérard Gérard

Festival d’Aurillac
Johnny, un poème par la compagnie Gérard Gérard

Unknown-10Lui, c’est Alexandre Moisescot et elle, c’est Chloé Defaschelle. Il nous raconte un souvenir d’enfance: son père l’avait emmené quand il avait dix ans voir Johnny Halliday au stade de France.
Il avait très peu de relation avec lui et cela les avait rapproché, alors il raconte mais peu à peu se transforme en Johnny.
Il se débrouille bien, ce n’est pas de la pure imitation et il il pousse sa voix jusqu’à la grandiloquence et à la démesure.

Et pour raconter l’arrivée en hélicoptère et autres entrées magistrales, il a loué un un tracto-pelle, un engin de chantier  imposant.  Il y grimpe et se suspend, tourne à toute vitesse. C’est assez envoûtant.  Dans des moments plus calmes, il raconte les femmes de Johnny et là, c’est Chloé Defaschelle qui s’y colle. Alexandre Moisescot raconte quantité d’anecdotes mais le conducteur du tracto-pelle, un certain Nono entre alors dans le jeu, descend de la machine et s’en prend à Alexandre car lui seul sait ce que c’est le rock and roll.
Echanges très vifs et drôles… Nono, Arnaud Mignon dans la vie, n’est pas un comédien. C’est vraiment du brut de béton avec la voix rocailleuse d’un buveur de bière. L’actrice,elle,  quis’est mise aux commandes de la pelleteuse, fait tournoyer les deux gars sur de la musique acrobatique…. Grandiose, la pelleteuse fume, brûle envoie des paillettes et passent alors les grands hits de Johnny: « Allumez le feu, Avoir envie ». Et là, transcription de toutes les polémiques: Alexandre lance à la tête de Nono  la pelle qui doit peser une tonne et demi, l’autre lui renvoie. Chloé  Defaschelle aux commandes de l’engin, mène le bal, c’est fragile et nous avons peur.
Puis elle va chanter  en direct un « Que je t’aime que je t’aime » comme une vraie berceuse, c’est émouvant  et c’est la fin.  Mais coup de théâtre, Alexandre annonce à son père qu’il fait un  spectacle sur son souvenir du stade de France.   Et le père lui répond sèchement:  » Ce n’est pas moi qui t’avait emmené, c’était ta mère.  

Ovation nourrie du public.
 
 Edith Rappoport
Spectacle vu le 20 août au parking du Prisme, Aurillac.

Archive pour 23 août, 2022

Johnny un poème par la compagnie Gérard Gérard

Festival d’Aurillac
Johnny, un poème par la compagnie Gérard Gérard

Unknown-10Lui, c’est Alexandre Moisescot et elle, c’est Chloé Defaschelle. Il nous raconte un souvenir d’enfance: son père l’avait emmené quand il avait dix ans voir Johnny Halliday au stade de France.
Il avait très peu de relation avec lui et cela les avait rapproché, alors il raconte mais peu à peu se transforme en Johnny.
Il se débrouille bien, ce n’est pas de la pure imitation et il il pousse sa voix jusqu’à la grandiloquence et à la démesure.

Et pour raconter l’arrivée en hélicoptère et autres entrées magistrales, il a loué un un tracto-pelle, un engin de chantier  imposant.  Il y grimpe et se suspend, tourne à toute vitesse. C’est assez envoûtant.  Dans des moments plus calmes, il raconte les femmes de Johnny et là, c’est Chloé Defaschelle qui s’y colle. Alexandre Moisescot raconte quantité d’anecdotes mais le conducteur du tracto-pelle, un certain Nono entre alors dans le jeu, descend de la machine et s’en prend à Alexandre car lui seul sait ce que c’est le rock and roll.
Echanges très vifs et drôles… Nono, Arnaud Mignon dans la vie, n’est pas un comédien. C’est vraiment du brut de béton avec la voix rocailleuse d’un buveur de bière. L’actrice,elle,  quis’est mise aux commandes de la pelleteuse, fait tournoyer les deux gars sur de la musique acrobatique…. Grandiose, la pelleteuse fume, brûle envoie des paillettes et passent alors les grands hits de Johnny: « Allumez le feu, Avoir envie ». Et là, transcription de toutes les polémiques: Alexandre lance à la tête de Nono  la pelle qui doit peser une tonne et demi, l’autre lui renvoie. Chloé  Defaschelle aux commandes de l’engin, mène le bal, c’est fragile et nous avons peur.
Puis elle va chanter  en direct un « Que je t’aime que je t’aime » comme une vraie berceuse, c’est émouvant  et c’est la fin.  Mais coup de théâtre, Alexandre annonce à son père qu’il fait un  spectacle sur son souvenir du stade de France.   Et le père lui répond sèchement:  » Ce n’est pas moi qui t’avait emmené, c’était ta mère.  

Ovation nourrie du public.
 
 Edith Rappoport
Spectacle vu le 20 août au parking du Prisme, Aurillac.

DAROU L ISLAM |
ENSEMBLE ET DROIT |
Faut-il considérer internet... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Le blogue a Voliere
| Cévennes : Chantiers 2013
| Centenaire de l'Ecole Privé...