Assembly Hall mise en scène de Crystal Pite et Jonathan Young (en anglais, surtitré en français)

Assembly Hall mise en scène de Crystal Pite et Jonathan Young (en anglais, surtitré en français)

 

 Nous avions aimé les précédents spectacles de la compagnie Kidd Pivot dont le premier vu à La Colline en 2017,  (voir Le Théâtre du blog). Ici, une succession de tableaux dansés à l’exceptionnelle qualité où, pour des esprits cartésiens, il peut y avoir une absence de lien dramaturgique. Reproche que l’on a aussi fait aux créations de Philippe Genty, James Thierrée ou Joseph Nadj dans ce même Théâtre de la Ville où, à l’entrée, on cherche toujours des places à acheter.

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 Belle scénographie de Jay Gower Taylor: le vieux gymnase d’une ville américaine s’ouvrant sur une petite scène où se tient l’assemblée générale de L’Ordre bienveillant et protecteur, association et secte à la fois. Chaque membre doit voter, ou pas, la dissolution de l’association et la fin de leur fête calendaire de la Quête. Mais Dave hésite! Et tout ce monde bascule dans une folie pleine d’humour et surprises, au rythme du Concerto pour piano n°1 de Piotr Tchaikovsky. Est-ce un jeu de rôles ou le délire imaginaire de Dave ? À chacun sa vérité…

 Il faut se laisser aller à voir ces images loufoques rappelant celles, parodiques, des Monty Python dans  Sacré Graal ! Et parfois d’une grande beauté comme un ballet de danse classique. Un premier pas de deux suscite l’émotion et on reconnaît ici tout le talent de la chorégraphe. Certains solos sont d’une grande fluidité et virtuosité mais les mouvements, quelquefois saccadés, transforment les personnages en marionnettes vivantes.

 Cette chorégraphie est accompagnées d’un savant doublage : le texte dit par les acteurs est aussi dansé de manière parodique, ce qui donne un côté irréel. Les accessoires : casque médiéval, glaive… induisent de nouveaux tableaux. Brandon Alley, Livona Ellis, Rakeem Hardy, Greg Lau, Doug Letheren, Rena Narumi, Ella Rothschild et Renée Sigouin, sont tous exceptionnels. Cette création d’une heure trente, un peu déroutante, marquera pour longtemps l’imaginaire des spectateurs.

 Jean Couturier

 Jusqu’au 17 avril, Théâtre de la Ville-Sarah Bernhardt, place du Châtelet, Paris (Ier). T. : 01 42 74 22 77.

 


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