Une Soirée chez Offenbach, texte et mise en scène de Martin Loizillon, musique et chansons de Jacques Offenbach.

Une Soirée chez Offenbach,  texte et mise en scène de Martin Loizillon, musique et chansons de Jacques Offenbach

Un scénario simple… Sur ce petit plateau, un  fauteuil, un pouf rouge rectangulaire devant un montant de porte en bois et, à cour, un piano pour l’accompagnateur. Le célèbre compositeur vit ici vivre une histoire d’amour avec une princesse étrangère qui arrive chez lui mais elle n’a pas bu que de l’eau… Dans le salon, elle a un faible pour Justin, le valet, ce qui ne plait guère à Jacques Offenbach…qui, très amoureux, va la faire chanter dans sa prochaine création. Arrive une catastrophe: le ténor est parti filer le grand amour et le compositeur va supplier Justin de le remplacer en urgence.

©x

©x

Mais autre mini-catastrophe, il manque toujours une chanson et ils vont s’atteler tous les trois… Bref, un trio amoureux sur fond d’airs d’opérette et une petite intrigue, prétexte pour Nicolas Rigas à la belle voix de baryton-basse  (Jacques Offenbach), la soprano Clémentine Decouture ( la Cantatrice) et le ténor Guilaume Zhang ( le Valet) accompagnés par Félix Ramos,  à interpréter les airs les plus célèbres de La Vie Parisienne: (Paris nous arrivons en masse, A Paris nous nous précipitons ! A Paris, il faut nous faire place ! A Paris nous nous ruinerons.) La Belle Hélène  avec Ce n’est qu’un rêve  ou La Périchole : « Elle est là-bas cette contrée adorée, Où l’on voudrait vivre toujours ! Filons vers la terre promise ! Bonne brise ! Allons aux pays des amours !  » Mais aussi Les Contes d’Hoffmann… Des airs que nous connaissons tous mais sans savoir exactement à quelle œuvre, ils appartiennent.

Un spectacle bien mis en scène sur ce petit plateau par son auteur Martin Loizillon. Diction impeccable des chanteurs mais pas toujours de la soprano… Mais bon, cela passe et en un peu plus d’une heure, cette réjouissante bulle de savon  fait le plus grand bien et change des interminables et trop souvent prétentieuse créations théâtrales mal adaptées de romans… Ici, aucun fumigène ni micro H.F. et le bonheur d’entendre ces airs bien chantés de ces opérettes et opéras-bouffe du génial Jacques Offenbach né il ya deux siècles déjà mais qui ne cessent d’être joués qui font maintenant partie de notre patrimoine. Mais qui n’ont jamais eu les honneurs du festival d’Avignon. Dommage et tiens, une piste pour Tiago Rodrigues…

 Philippe du Vignal

Jusqu’au 27 mai, seulement les lundis à 19 h et les samedis à 16 h, Théâtre de Passy, 95 rue de Passy, Paris (XVI ème). T. :

Il y a aussi le lundi à 21 h dans ce même théâtre ContreBrassens de Pauline Dupuy

Cette contrebassiste  et chanteuse nous fait redécouvrir Georges Brassens en soixante-quinze minutes, avec des chansons autour du thème des femmes et de l’amour… Un court mais remarquable spectacle créé au festival d’Avignon il y a cinq ans (voir Le Théâtre du Blog). Depuis  Michael Wookey, l’a rejoint avec son banjo et ses claviers.

 


Répondre

DAROU L ISLAM |
ENSEMBLE ET DROIT |
Faut-il considérer internet... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Le blogue a Voliere
| Cévennes : Chantiers 2013
| Centenaire de l'Ecole Privé...