Le Serment d’Opéra, exposition de photos

Le Serment d’Opéra, une exposition de photos au Carré de Baudouin

Des artistes de l’Opéra de Paris présentent leurs photos à l’hôpital Sainte-Anne. Nous avions déjà évoqué l’introduction de l’art vivant dans les structures hospitalières avec les consultations poétiques organisées par le Théâtre de la Ville, pendant, et après la pandémie de covid (voir Théâtre du Blog).
Autre initiative heureuse, une exposition de photos de Frédéric Stucin, produite et financée par l’Académie de l’Opéra national. Cela se passe au Carré de Baudouin, un espace culturel dont
le pavillon a été inscrit à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques dès 1928. Consacré à la création locale, nationale et internationale avec des expositions, événements,  conférences… il est géré par la mairie du XX ème arrondissement de la capitale.

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«Avec ce dispositif, écrit Alberto Velasco, chef de service du pôle 5/6/7 G.H.U. Paris, psychiatrie et neurosciences, que nous avons mis en place avec Myriam Mazouzi, directrice de l’Académie de l’Opéra, ce travail commencé en 21, a eu des résultats surprenants.  L’atelier de danse qui nous réunit toutes les trois semaines, est animé par Antonin Monié et Takeru Coste, du ballet. C’est une interrogation à laquelle le collectif essaye de répondre, avec un élan, une esthétique et une force inédites. La réponse parlée -impossible- s’écrit ici dans l’acte artistique du corps  lui-même et chemin faisant, il trouve une source d’apaisement et jubilation, constants et durables.»

 ̃©Eric Stucin, courtesy galerie Clémentine  de la Feronnière

©Eric Stucin, courtesy galerie Clémentine de la Feronnière

Ces ateliers ont été menés à l’Opéra-Bastille avec patients et soignants. Au dernier étage de l’exposition, un diaporama de photos en noir et blanc prises à vitesse lente pendant ces stages. Les corps apparaissent donc flous et cela permet de capter le mouvement et de préserver l’anonymat. Tranquillement installé sur de gros poufs, on peut entendre un enregistrement des instructions des enseignants et c’est une façon personnelle de revivre ces moments uniques.

Dans une autre grande salle, il y a sur les murs, les photos de ces moments devant un rideau de scène et un tapis de danse où auront lieu plus tard des performances et ateliers. Enfin, au premier étage, des photos en couleur grand format immortalisent la découverte par les patients, du Palais Garnier, entre dorures, tapisseries rouges et marbres de ce lieu mythique. Cette exposition gratuite permet à tous de sortir du cadre figé de l’hôpital-ce qui en psychiatrie est très bénéfique- et mérite d’être vue…

Jean Couturier

 Jusqu’au 21 septembre, Carré de  Baudouin (entrée gratuite) de 11 h à 18 h, 121 rue de Ménilmontant, Paris (XX ème).

 

 

 


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