Gorki-Tchekhov 1900, d’après la correspondance traduite par Jean Pérus, adaptation d’Evelyne Loew, mise en scène d’Alfredo Canavete
Gorki-Tchekhov 1900, d’après la correspondance traduite par Jean Pérus, adaptation d’Evelyne Loew, mise en scène d’Alfredo Canavete
Maxime Gorki (1868-1936) est encore un écrivain débutant, quand il apprend qu’Anton Tchekhov, déjà célèbre et qu’il admire, a beaucoup apprécié une de ses nouvelles. Il lui écrit en 1898, une lettre où il se montre très reconnaissant envers le grand dramaturge qui a seulement huit ans de plus que lui.
Il se lia d’amitié avec lui dès leur première rencontre l’année suivante à Yalta mais ils ne se connurent quelques temps seulement. Anton Tchekhov né en 1860, meurt en 1904.
Ainsi naîtra une correspondance entre ces écrivains, entre autres sur la littérature, sur le théâtre mais aussi la Russie à la veille de la révolution russe de 1905, un an après qu’Anton Tchekhov soit mort à Badenweiler en Allemagne, quatre ans avant son ami Léon Tolstoï. Son cercueil reviendra à Moscou dans un wagon où était inscrit : transport d’huîtres… Mais cela choqua Maxime Gorki qui dit ici à la fin : « A ce souvenir, mon cœur se serre, je suis prêt à me battre, à sangloter, à hurler d’indignation et de fureur ! Cet enterrement, c’était l’affreux sourire de la vulgarité triomphante devant son ennemi épuisé ! Jamais je ne pardonnerai à la société russe, ce wagon avec son inscription :« Transport d’huîtres » ! Pourtant les images filmées même un peu floues qui en restent sont très émouvantes et des centaines de gens étaient là, puis assistèrent à son enterrement.
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