Coup fatal, musicales de Rodriguez Vangama et Fabrizio Cassol, direction : Rodriguez Vangama, mise en scène d’Alain Platel

Coup fatal, musicales de Rodriguez Vangama et Fabrizio Cassol, direction : Rodriguez Vangama, mise en scène d’Alain Platel

Une reprise de la pièce jouée au festival d’Avignon 2014 et mêlant avec brio jeu , musique et danse qui « ne font qu’un, dit Fabrizio Cassol. J’essaie de créer partout des liens entre chants baroques et polyphonies congolaises. Comme, entre le morceau baroque initial et les propositions souvent incroyables que les musiciens africains apportent en réponse. Ces langages sont polyphoniques mais de façon différente.»
Rodriguez Vangama dirige avec une belle dextérité, les treize chanteurs, danseurs et interprètes d’un ou plusieurs instruments. Haendel, Vivaldi, Bach, Monteverdi et Gluck se marient parfaitement avec les rythmes de Kinshasa.
Le contre-ténor Coco Diaz nous emporte avec douceur vers les performances vocales que la musique instrumentale traditionnelle  du Congo-Kinshasa et les airs classiques magnifient ensemble. Les danseurs et chanteurs Russel Kadima, Boule Mpanya et Fredy Massamba que nous avions remarqués dans Requiem pour L à Chaillot (voir Le Théâtre du blog) ont une présence exceptionnelle.

 

©x

©Zoé Aubry

La danse prend naturellement sa place dans cette cérémonie à la gloire de notre élan vital. Un véritable traitement antidépresseur en une heure cinquante Devant trois rideaux en douilles de balles dorées évoquant les conflits qui règnent sur ce pays, ces vingt artistes ne laissent aucun temps mort à cette farandole musicale pleine de gaité. Après un bref moment où le plateau est vide, ils reviennent tous en costumes excentriques multicolores: «Paris est la capitale de la mode et moi, je suis le roi de la S.A.P.E. dit l’un. Kinshasa est la patrie de la Société des Ambianceurs et Personnes Elégantes. »
L’humour est aussi un des moteurs de cette création. Après avoir chanté et dansé avec beaucoup d’émotion To be young, gifted and black, une chanson de Nina Simone, ils entament Lascia ch’io pianga, l’aria de Georg Friedrich Haendel, adapté ici par Fabrizio Cassol… Un final qui restera longtemps dans nos mémoires.

Jean Couturier

Spectacle joué du 28 mars au 5 avril au Théâtre du Rond-Point, 2 bis avenue Franklin D. Roosevelt, Paris (VIII ème). T. : 01 44 95 98 21.

Théâtre de Namur (Belgique), du 5 au 7 juin.

 

 

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