Festival d’Avignon Mirèio de Frédéric Mistral, texte et mise en scène de Gérard Gela
Festival d’Avignon
Mirèio de Frédéric Mistral, texte et mise en scène de Gérard Gelas
Un des créateurs du off avec André Benedetto, directeur du théâtre des Carmes, hélas! aujourd’hui disparu, relit l’œuvre de Frédéric Mistral (1830-1914) qui écrivait en occitan provençal,auteur, entre autres, de Miréio, ce poème publié en 1959. Pour lequel en 1904, l’auteur reçut le prix Nobel de littérature mais fait exceptionnel, Mirèio est écrit dans un autre langue, que celle du pays de son auteur…
Gérard Gélas fait ici revivre Mistral (Nicolas Dromard) pour raconter les amours vite interdits, par les parents de Mireille, de riches paysans, et de Vincent, un jeune vannier pauvre. Vieille histoire toujours actuelle des mariages interdits pour cause de milieu social différent… Un ou une énarque de la bourgeoisie parisienne n’épouse jamais un ou une émigrée… Mireille s’enfuit et va prier les Saintes-Maries-de-la-Mer, en espérant qu’elles arriveront à faire changer d’avis ses parents. Mais victime d’une insolation, elle mourra dans les bras de Vincent, sous le regard de ses parents…
Mirèio a été traduit en une quinzaine de langues en Europe! Dont le français, par Frédéric Mistral lui-même. En 1863, Charles Gounod en fait un opéra Mireille. Le spectacle a été conçu et joué en septembre dernier pour le cent-vingtième anniversaire de ce Nobel. Gérard Gelas avait déjà adapté Mireille en 2004.
Ce Mirèillo dans la mise en scène de Gérard Gelas est chaleureux bien jouée par Nicolas Dromard, Juliette Gharbi, François Santucci, Jacques Vassy, Nathalie Savalli, Léa Coulanges et Guillaume Lanson avec, en filigrane, l’histoire de Roméo et Juliette. On peut aller voir si cette adaptation théâtrale a résisté à plus d’un siècle de célébrité de l’œuvre originale. Rares ici dans le off-même institutionnalisé-ont été les spectacles tirés de ce poème. Paradoxalement, le nom de Frédéric Mistral est partout en Avignon, avec une rue et un lycée… et en Provence…
Sylvie Monroe
Jusqu’au 26 juillet, Théâtre du Chêne noir, Avignon.

