Festival Le Temps d’aimer la danse La Chambre d’amour, chorégraphie de Thierry Malandain avec le Ballet de Biarritz

Festival Le Temps d’aimer la danse à Birarritz

La Chambre d’amour, chorégraphie de Thierry Malandain

Thierry Malandain va quitter le Centre chorégraphique National de Biarritz et reprend le premier ballet qu’il créa ici en 2.000. Homme de fidélité à cette région,ce qui est assez rare aujourd’hui dans un monde qui privilégie le « zapping »: la partition symphonique originale de Peio Çabalette, créée par l’orchestre régional de Bayonne-Côte Basque est l’écrin musical de cette pièce d’une heure: «Mon premier programme pour ce festival, dit-il, est un hommage à la terre qui m’accueille. »
Fidélité aussi à ce Centre Chorégraphique National qu’il a dirigé pendant vingt-sept ans, depuis 98. Fidélité à Jorge Gallardo, son créateur de décors et costumes qui travailla déjà à cette première pièce.  Et  à toute son équipe, Richard Coudray,  maître de ballet et Yves Cordian, administrateur…

© x

©Olivier Houeix

Un parfum de nostalgie, style: Je me souviens de Georges Perec plane donc sur cette re-création. Thierry Malandain a été qualifié de maître du néo-classique mais nous assistons ici à une pièce résolument contemporaine rappelant la liberté des années quatre-vingt dix. Sur le thème d’un histoire d’amour triste: « Si elles finissaient bien, dit le chorégraphe, nous n’en ferions pas des livres, des films ou des pièces. » (…) Chantée par la légende, la Chambre d’amour est une grotte de la Côte d’Argent que les flots envahissaient jadis à marée montante, et qui est, depuis le XVIII ème siècle, le théâtre d’une tragédie. Ici, Ura et Ederra Eau et Beauté (en basque),  à l’instant précis où ils jouissaient le plus de la vie, sont engloutis par l’océan. Le lendemain, leurs corps, retrouvés noués ensemble sur le sable, ajoutèrent une page à la littérature des amants au bonheur brisé par le destin. »
En parallèle, le chorégraphe évoque aussi les destinées funestes bien connues : celles d’Adam et Ève, Abel et Caïn, Othello et Desdémone, Roméo et Juliette, Didon et Énée, Orphée et Eurydice… Une occasion ici, de voir les beaux duos sensuels et parfois cruels, avec sept couples, comme toujours parfaitement interprétés par les solistes. Avec eux, les huit danseurs du chœur maîtrisent ce grand plateau.
La partition, aux tonalités de musique de film, souligne des tableaux souvent dramatiques. Comme toujours chez lui, elle lui inspire une chorégraphie, même si, à la création, il n’avait pas encore celle du final.Thierry Malandain aime à dire qu’il a travaillé comme Marius Petipa, avec la musique de Tchaïkovski. En 2000, l’Orchestre régional de Bayonne-Côte Basque était déjà là, avec la pianiste Marina Pacowski qui avait vingt ans à l’époque, et présente ce soir. Mais cette fois, la musique était enregistrée.
Thierry Malandain et sa troupe ont été longuement applaudis. Ce chorégraphe sensible et discret a réussi à nous enchanter avec plus de quatre-vingt dix ballets ! Le croiser, à Biarritz comme à Chaillot à Paris, est une source d’énergie positive, tant sa bienveillance est communicatrice…

Jean Couturier

Spectacle présenté le 5 et 6 septembre, au Théâtre de la Gare du Midi,  23 avenue du maréchal Foch, Biarritz (Pyrénées-Atlantiques).

Le 16 septembre, festival Cadences, Arcachon (Gironde).

Les 27 et 28 décembre,Théâtre de la Gare du Midi, Biarritz.

 


Archive pour 9 septembre, 2025

Festival Le Temps d’aimer la danse La Chambre d’amour, chorégraphie de Thierry Malandain avec le Ballet de Biarritz

Festival Le Temps d’aimer la danse à Birarritz

La Chambre d’amour, chorégraphie de Thierry Malandain

Thierry Malandain va quitter le Centre chorégraphique National de Biarritz et reprend le premier ballet qu’il créa ici en 2.000. Homme de fidélité à cette région,ce qui est assez rare aujourd’hui dans un monde qui privilégie le « zapping »: la partition symphonique originale de Peio Çabalette, créée par l’orchestre régional de Bayonne-Côte Basque est l’écrin musical de cette pièce d’une heure: «Mon premier programme pour ce festival, dit-il, est un hommage à la terre qui m’accueille. »
Fidélité aussi à ce Centre Chorégraphique National qu’il a dirigé pendant vingt-sept ans, depuis 98. Fidélité à Jorge Gallardo, son créateur de décors et costumes qui travailla déjà à cette première pièce.  Et  à toute son équipe, Richard Coudray,  maître de ballet et Yves Cordian, administrateur…

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©Olivier Houeix

Un parfum de nostalgie, style: Je me souviens de Georges Perec plane donc sur cette re-création. Thierry Malandain a été qualifié de maître du néo-classique mais nous assistons ici à une pièce résolument contemporaine rappelant la liberté des années quatre-vingt dix. Sur le thème d’un histoire d’amour triste: « Si elles finissaient bien, dit le chorégraphe, nous n’en ferions pas des livres, des films ou des pièces. » (…) Chantée par la légende, la Chambre d’amour est une grotte de la Côte d’Argent que les flots envahissaient jadis à marée montante, et qui est, depuis le XVIII ème siècle, le théâtre d’une tragédie. Ici, Ura et Ederra Eau et Beauté (en basque),  à l’instant précis où ils jouissaient le plus de la vie, sont engloutis par l’océan. Le lendemain, leurs corps, retrouvés noués ensemble sur le sable, ajoutèrent une page à la littérature des amants au bonheur brisé par le destin. »
En parallèle, le chorégraphe évoque aussi les destinées funestes bien connues : celles d’Adam et Ève, Abel et Caïn, Othello et Desdémone, Roméo et Juliette, Didon et Énée, Orphée et Eurydice… Une occasion ici, de voir les beaux duos sensuels et parfois cruels, avec sept couples, comme toujours parfaitement interprétés par les solistes. Avec eux, les huit danseurs du chœur maîtrisent ce grand plateau.
La partition, aux tonalités de musique de film, souligne des tableaux souvent dramatiques. Comme toujours chez lui, elle lui inspire une chorégraphie, même si, à la création, il n’avait pas encore celle du final.Thierry Malandain aime à dire qu’il a travaillé comme Marius Petipa, avec la musique de Tchaïkovski. En 2000, l’Orchestre régional de Bayonne-Côte Basque était déjà là, avec la pianiste Marina Pacowski qui avait vingt ans à l’époque, et présente ce soir. Mais cette fois, la musique était enregistrée.
Thierry Malandain et sa troupe ont été longuement applaudis. Ce chorégraphe sensible et discret a réussi à nous enchanter avec plus de quatre-vingt dix ballets ! Le croiser, à Biarritz comme à Chaillot à Paris, est une source d’énergie positive, tant sa bienveillance est communicatrice…

Jean Couturier

Spectacle présenté le 5 et 6 septembre, au Théâtre de la Gare du Midi,  23 avenue du maréchal Foch, Biarritz (Pyrénées-Atlantiques).

Le 16 septembre, festival Cadences, Arcachon (Gironde).

Les 27 et 28 décembre,Théâtre de la Gare du Midi, Biarritz.

 

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