Festival d’automne Portrait de Rita de Laurène Marx

Festival d’automne

Portrait de Rita de Laurène Marx

 On le saura tout de suite : incarné par Bwanga Pilipili, ce n’est pas une image mais plus qu’un « récit de vie », la vie même. Rita, venue du Cameroun, a suivi, un peu malgré elle, un «ami» belge qui, lui, avait un projet bien précis : faire d’elle un objet sexuel constamment à sa disposition et une «mammy sitter» pour sa vieille mère égarée et irascible.
Nous verrons un enfant de neuf ans victime du racisme à l’école et  de violences policières, plaqué au sol comme Georges Floyd ; un enfant noir n’est pas un enfant, c’est un Noir et cela se passe en Belgique. On rembobinera la destinée d’une femme elle aussi « étouffée », trahie et exilée « à l’insu de son plein gré »…

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C’est son histoire, et celles de milliers d’autres… Toutes se débrouillaient plutôt bien dans leur pays, avec un commerce ou une entreprise active. Et pourtant, les familles envoient de préférence en Europe ces filles qui sont sérieuses: on peut miser sur elles le prix du voyage : elles n’oublient pas la famille et lui envoient de l’argent. Elles acceptent des fonctions mal rémunérées, mal considérées. «Aide à la personne» -joliment dit, mais pénible, souvent autant pour la personne aidée, que pour la personne aidante-, femme de ménage… Humiliations, déclassement et racisme, séparation d’avec leurs enfants, pour aller garder ceux des autres. Et elles continuent, vaillantes.

Portrait de Rita renvoie à tout cela, à ce qu’on sait et qu’on oublie, les effets ineffaçables du colonialisme, l’injustice Nord-Sud en l’état du monde (façon pudique de parler du capitalisme financier dominant). Le texte de Laurène Marx, son propos spécifique et universel, le jeu de Bwanga Pilipili, les instants saisis d’une vie allument sans cesse chez la spectateurice (c’est le moment d’être inclusif) des sortes de Q.R. codes où l’on pourrait trouver des « réponses rapides » à ces questions, ou de nouvelles questions. Mais on est au théâtre : on y apprend et on y prend plaisir, on laisse entrer les émotions.

« Corps codes» et «cœurs codes », c’est ce que nous envoie cette actrice-performeuse, avec sa danse déliée, d’une grâce ineffable et son débit électrisé ; c’est ce qu’est venue dire aux saluts la vraie Rita Nkat Bayang : il y a de l’amour là-dedans -sans même parler du public, touché, conquis- dans ce collectif de travail et de création. Tout est vrai, le récit, le jeu, le «stand-up triste» de la performeuse -et Dieu sait, et nous aussi, combien elle nous fait rire parfois avec cette histoire pas drôle-, les lumières de Kelig le Bars qui touchent l’actrice avec délicatesse, comme une peau brûlée, les sons de Maïa Blondeau…
Voilà du théâtre agissant, du théâtre en vrai. Il rejoint une sociologie à laquelle il refuse de s’assimiler, au point exact de rencontre entre le privé et le public, l’individu et l’Histoire. Ce n’est pas nouveau, c’est le théâtre même, mais ce travail-ci atteint un rare degré d’exactitude, là où l’émotion et la connaissance et le plaisir du jeu sont intimement tricotés. Guetter aussi, de cette même auteurice-metteuse en scène : Jag et Johnny, et Pour un temps sois peu.

 Christine Friedel

 Jusqu’au 30 septembre, Théâtre Ouvert, 159 avenue Gambetta, Paris (XX ème) T. : 01 42 55 55 50

 A lire : Qui gardera nos enfants de Caroline Ibos, éditions Flammarion.


Archive pour 14 septembre, 2025

Adieu Bernard Rémy


Adieu Bernard Rémy

 

© C. Colmant

© Corinne. et Dimitra Colmant

Il est mort dans son sommeil à soixante-dix-neuf ans après une grave maladie… Nous nous souviendrons de son regard pétillant quand il parlait avec humour et intelligence des choses qu’il aimait, de sa vaste culture en danse contemporaine et en cinéma, de sa passion pour les écrits de Gilles Deleuze qu’il citait souvent et brillamment, de sa gentillesse et de son contact facile avec des gens loin de son monde et qu’il n’avait pourtant jusque là, jamais rencontrés…Comme ces ingénieurs qui ont conçu le désormais célèbre cheval ailé sur la Seine pour les J.O.  , ou comme cet ancien éleveur cantalien qui lui avait offert une solide canne de marche fabriqué de ses mains et qu’il garda toujours ensuite avec lui… Ou Marine Tondelier, la patronne des Ecologistes, qu’il avait réussi, à force d’insister, à accepter d’être interviewée par lui, au téléphone!

Nous sommes heureux de lui avoir fait savourer, plusieurs années, de bonnes vacances dans ce hameau du Cantal qu’il aimait tant et où il regardait avec la curiosité qui était la sienne, les amours et les conflits des poules et canards élevés en liberté dans les vertes prairies où broutent aussi les vaches limousines.
Adieu Bernard, et merci pour ta collaboration au Théâtre du Blog. Le livre sur son amie Laurence Louppe, critique et historienne de la danse, qu’il avait projeté d’écrire avec nous, et pour lequel il avait déjà réuni de nombreux textes et documents, est resté en rade à cause de sa maladie. Bernard, tu y tenais beaucoup mais ne t’en fais pas, nous ferons l’impossible  pour que le gros travail que tu avais entrepris soit enfin achevé et publié sous une forme ou sous une autre. Nous sommes de tout cœur avec Elizabeth Schwartz, son épouse, sa fille et son fils.


Philippe du Vignal

Les obsèques de Bernard auront lieu le samedi 20 septembre à 10 h, au cimetière du Père Lachaise, Paris (XX ème). Métro : Gambetta.  

Dans le creuset de quelques années de sa vie.

© Nicolas Villodre

© Nicolas Villodre

Ce qui (se) mure (peut-être sans savoir…) La « vie » sait-elle lire, se lier à une écriture pour se comprendre elle-même et saisir les forces qui, pour certaines, lui sont d’une fidélité proprement inouïe, s’ouvrant à ce qui excède le malentendu et le malheur ? Aux heures matinales (quand le jour se lève, progressif), ce 8 septembre, Bernard a cessé de vivre, dans le cœur, le creux et le corps d’un long endormissement. Il avait encore une étrange respiration, laineuse et sèche, veillant à ce que l’irrespirable tienne compte d’une vie résistante n’ayant jamais pu tolérer que l’on « mure » des forces de vie aussi riches et créatives, calmes, d’une patience utopique et en attente de l’innocence de ce qui devient, en fonction d’une loi meurtrière ou assassine, serrant les gorges et les cœurs, brisant les gestes et les mouvements dès leur amorce, « occupant » les pensées en les noircissant avant même qu’elles laissent naître leur teneur de lumière.

 

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En 1975, Bernard publie aux éditions François Maspero, L’Homme des casernes, un texte que l’expérience de la désertion, après quelques jours de casernement) a produit et « composé », en fonction d’une lucidité et d’une puissance d’analyse de ce qu’était l’institution militaire, de ce qu’elle infligeait aux « appelés » et à leurs corps ou comportements induits par un « temps de guerre incessible ».
Michel Foucault en avait loué la pénétration dans un article du Monde. Bernard ponctuait deux années de militantisme non doctrinal, liées à la création du G.I.A.  (Groupe Information Armée) conçu sur le modèle du Groupe Information Prisons de Michel Foucault. L’écriture en était si souple et si efficiente qu’elle semblait pouvoir desceller les écrous des états réels qu’elle révélait. Sans défense mais précise comme le courage de la pensée, quand elle est distillée par l’intimité libre de toute intimation, elle déséquilibrait les fixités instituées et voilait leurs rouages.

 Bernard est jugé pour désertion le 6 juin 1975 par le T.P.F.A. de Bordeaux et condamné à dix-huit mois d’emprisonnement. Mais sa santé en sera atteinte. Il commença à tenir en 75 un Journal de prison ( qui sera publié chez Hachette deux ans plus tard, avec, en exergue, une Lettre liminaire de Michèle Montrelay, psychanalyste et auteure de L’Ombre et le nom qu’il faut citer. Elle saisit au plus juste, au plus inconnu et inaliénable, ce qui était et sera le mouvement d’être de Bernard tout au long de sa vie : «Vous parlez de Proust. Assurément, c’est avec La Recherche  que votre Journal entretient -me semble-t-il- les plus fortes affinités. Puisqu’il est aux dimensions du Temps, dont vous avez, plus que tout peut-être, le sens et la passion. Mais Proust ignore les silences. Autrement dit, son génie du corps demeure lié à la mondanité. Le vôtre saisit, vous le savez, par sa force de dénuement. Je n’avais jamais lu aucun texte à la fois masculin de structure, voire de «vertus», et «féminin» , saisissant le temps là où le corps le fabrique, dans ses élans, son silence, ses inspirations, ses misères. J’en demeure saisie et au plus profond, touchée. Quelle puissance d’attention et de veille, quel courage, quelle intuition de la mort et du bonheur conjugués. » En toute sympathie. Michèle Montrelay, 10 mars 1977.

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©x Centre Pénitentiaire de Gradignan

Dès les premières pages, Bernard écrit comment des lettres reçues,  entre autres, de Paul Virilio, Claude Mauriac… le décidèrent silencieusement à passer à l’écriture, en prison, de ce Journal. Lettres qui, aurait dit Jacques Derrida, arrivent toujours à destination (et non «volées ») . Et c’en est une, écrite en janvier 1975 à la maison d’arrêt de Gradignan (Gironde), qui se plie et se déploie aux souffles d’une écriture d’un être pour lequel la solitude est poreuse : pore qui fait respirer les phrases au rythme de ce que le corps (détenu) laisse transparaître comme de «sa lettre» secrète, ouverte aux lignes du monde…

« Au sein de l’attente- une attente active qui sans y penser, par moments, reçoit et développe les points d’attaque de la stratégie du procès, qui tombent peut à peu, coupant, tranchant, venus non du ressentiment, de la maladie de leur objet, mais des rencontres dans la douceur du jour, venus de la santé des couleurs qui le matin aèrent chaque chose d’une majestueuse et simple poussée vers le ciel : la terre brûle en silence de couleurs silencieuses – je perds la présence de la prison : pour que l’autorité agisse, il faut encore être compris, être présent, occuper une présence au sein de son apparition, il faut donc entretenir une quelconque commune mesure, une égalité avec elle ; il faut être présent à l’intérieur à l’intérieur de cette présence, apparaître au milieu, encerclé par cette apparition. Un mouvement heureux de disparition s’est opéré et c’est à partir de là que s’élanceront les gestes de riposte, c’est-à-dire les gestes d’effacement : la construction en soi de forces d’oubli annonce le moment de leur diffusion. »
Ligne de crête, de risque, de lucidité et de mise en abyme, plus troublante que la distanciation brechtienne : Bernard fut en grande amitié avec Philippe Ivernel (1933-2016), traducteur, entre autres, du Journal de Bertolt Brecht, où le pire, par certains aspects, vole en éclats, mais que menace une puissance peu contrôlable, étrangère à toute stratégie, procès, finalité politique ou sociale, ou psychique : un retour de «dépression» dont les cours humains sont aussi les jouets.

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Le mouvement de vie et pensée de Bernard a consisté à faire front et, en même temps, à détourer ce « mur» dressé dont ne sait où, et même par qui. Vincent Van Gogh, dans une lettre à son frère, disait devoir «limer », avec une patience et une endurance folles. Plusieurs mois de détention plus tard, Bernard écrit : « Mercredi 7 janvier. Émission sur Nietzsche à France Culture,  Il y a des dieux dans l’air. Mais l’air n’est-il pas divin ? L’air ne nous désigne-t-il pas toutes les formes comme un jeu à remanier sans cesse, dans la perspective de l’air qui nous projette sur la face des formes et nous grandit et nous abaisse dans l’entre-forme; le sens d’une légèreté à même les choses, se dégage dans l’air quand il nous fait, caresse: il n’y a pas de non-sens plus dur que la dureté qu’il doit protéger. De chaque chose, de chaque forme, l’air tire une force de plasticité, un appel à la modification, à l’apparence : aucune matière n’est assez dure pour sembler se refermer sur une dureté éternelle ; la consistance, la tangibilité ou l’opacité d’un mur ne tient jamais par elle-même ; elle est toujours espacée, écartée de ce qu’elle veut montrer, par le fait même qu’elle s’expose. »
« En effet, cette exposition baignée de vie, de lumière, de nuit, d’air et cette vie palpitante de multiplicités immatérielles citent le mur comme forme tendue vers une autre forme, elles le séparent de la mémoire vouée à lui donner un sens de durée sur sa propre matière, et le brassent d’oubli : si l’œil s’associe à ces courants de vie qui entourent, enveloppent ce mur, celui apparaît dans la vérité de toute apparition, le tremblement : toute apparition tend vers une autre apparition de la puissance qi constitue le milieu de l’apparition. Aussi la dureté du mur qu’on propose à nos regards de prisonniers ne gît-elle pas en lui… le pouvoir n’est jamais sûr de ses propres instruments de contrôle et de répression, aussi est-ce une perpétuelle autosurveillance qui le maintient, mais dans le déséquilibre de cette incertitude qui est la faille de l’avenir. Cette proximité dangereuse d’une forme à ses possibilités de transformation, à son mouvement de forme – chacune se fond dans une série de formes – et de nos mains à celles-ci en ce lieu, ce sont des hommes armés qui l’interceptent, la cisaillent et s’y interposent comme police de la forme, de la matière… »
Et un soir, dit Bernard, «Ma vie se dédouble et c’est quelqu’un d’autre qui vit la journée carcérale : à côté d’elle, à côté du temps qui doit nous user en cellule, mon absence m’a porté aux remous du temps. Chaque journée maintenant est double, avec le vide et l’absence. » 

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Il est libéré en mars 1976 et dans les mois qui suivent, il se joint, d’évidence, à nous. Patrick Bensard, Hervé Gauville, Jean-Luc Poivret et moi-même, créons Empreintes, écrits sur la danse dont le premier numéro paraît en 77. Une secrète et irrésistible inflexion oriente sa vie (il travaillera longtemps auprès de Patrick qui créa la Cinémathèque de la Danse. Et, la danse, celle née dans le dernier tiers du XIX ème siècle, ne pouvant être -art inouï- ni armée ni dure mais aimantée par la seule chance d’une plasticité qui ne se referme pas sur le corps et son génie du mouvement. Elle lui ouvrira ses bras et ses mains (non cisaillées par un policier de la forme).

Il rencontre alors et aime à jamais Élisabeth, danseuse-interprète des nuances infinies de la pensée et de l’art non gainés d’Isadora Duncan.  En U.R.S.S., un Commissaire du peuple lui expliqua que les temps, les urgences militaires et policières révolutionnaires doivent d’abord régler, par un mouvement armé, la situation et le sort de ses opposants. Le sens du mouvement d’Elisabeth n’était donc ni approprié, ni utilisable et d’aucune utilité pour les jeunesses combattantes, il ne pourra se transmettre que plus tard…

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©x Elisabeth Schwartz

Bernard l’a pressenti et son écriture a inscrit le cours de cette prescience que la mort ne pouvait être de mise, même sous les traits d’une perversion des états d’être, dans une existence qui, à tout moment, peut se voir contrainte d’en passer par une structure cellulaire… (nécessairement exposée au répressif).
Qu’est-ce qu’un corps de déserteur? Non pas déserté et désertique, mais, au contraire, un corps «plein», traversé d’intensités,  sensations, associations libres. Bernard aura eu le soutien de Michèle et Boris Vian qui, dans sa chanson Le Déserteur. écrit une lettre à son Président… Toujours cette circulation, envoi et réception d’une lettre ouverte; décachetée, elle déplace les positions, les expose à d’autres «gestes» (pensées glissant entre les boîtes d’étranges mouvements frôlant tous les sens du mot: déposition ). Le texte lu par Bernard au tribunal, d’une longueur considérable  et exaspérant la patience des juges… est tout, sauf celui d’une descente de croix ou d’une capitulation…

 

©x Gilles Deleuze

©x Gilles Deleuze

C’est une très impressionnante profession de foi  où il rassemble les forces les plus vives qui s’offrent et se donnent à lui: Gilles Deleuze, Michel Foucault, Henri  Bergson, Baruch Spinoza, Jean-Pierre Faye, Paul Virilio et Robert Antelme. Comme les jours et les nuits de mai 68, en signeraient les lectures et les intensités inespérées -sachant que demeure au-devant de tout effort de désaliénation, le mur de la cruauté psychique, (telle que Jacques  Derrida l’a comme mise à nu) -fuyante et dure, paralysante et froide comme une aire sans aube, durcissant l’air qui se donne à respirer.
Or la pensée, l’écriture et le sens de la vie de Bernard tendent à cette respiration qui, interne et aérienne, est aussi celle qu’il faudrait comme « insuffler » à l’adversaire (à toute forme ou figure représentant l’adversité). C’est une des visions les plus extraordinaires de la teneur de ses interventions pendant son procès : le « jeu », tout sauf naïf, qu’il déplie -avec un humour sous-jacent, toujours prêt à s’accorder un effet de surprise imprévisible-est toujours orienté par ce désir de faire qu’une partie peut changer de règles et de fins, de telle sorte que les opposants se découvrent partenaires d’une partie tierce, très beckettienne dans sa facture (sans note à payer).

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©x Buster Keaton

Il écrira aussi sur Samuel Beckett, Buster Keaton… et sur nombre autres lignes de vie, dessinant des attentes aussi justes et vivantes, que déconcertantes et heureuses. À la fin d’un des textes-manifestes réunis dans L’Homme des Casernes, il signe: Bernard Rémy; profession: déserteur. Il nous faudrait entendre cette apposition comme le Profession: Reporter de Michangelo Antonioni : on voyage, divague, rencontre, change d’état et traverse les puissances du Cri, du Brouillard, du Désert (rouge ou d’une blancheur brûlée) et des Passions tristes. Sa force merveilleuse consistait à faire d’une éclipse, une lumière… et à en inventer le mouvement de regard et d’égard.

Daniel Dobbels, danseur, chorégraphe, écrivain et critique d’art.

 

 

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