Vers les métamorphoses, création d’Étienne Saglio et des Monstre(s)

Vers les métamorphoses, création d’Étienne Saglio et des Monstre(s)

Nous avions croisé ce jeune artiste en 2008 au Festival mondial du cirque de demain où son Envol avait été primé. Philippe Genty, maître du théâtre d’images et métamorphoses scéniques, en était le président d’honneur. Après Le Bruit des loups (voir Le Théâtre du Blog)Etienne Saglio, magicien, jongleur et metteur en scène, revient avec cette création au théâtre du Rond-Point : «Je commence par aller dans un théâtre seul avec des objets : ici, un masque peint de toutes les couleurs avec des yeux, un bec et de grandes oreilles.Un masque est apparu sur une carte de vœux faite avec mes enfants, la première année de ma séparation avec ma compagne et il est, pour moi, un appel aux métamorphoses qui ont lieu dans tout moment de crise. »

© Benjamin Guillement

© Benjamin Guillement

Étienne Saglio, Clément Dazin ou Antoine Guillaume, et le chien Mess, sont les artistes de cette aventure avec quatre régisseurs-plateau. Figure de la magie nouvelle, Etienne Saglio mêle jeu d’acteur, manipulation de marionnettes, danse, théâtre d’ombres… Et, comme chez Philippe Genty, l’image naît d’un objet, ici un masque qui, en fonction de l’acteur qui le porte, va avoir sa propre existence, à mesure des tableaux qui évoluent. C’est le fil conducteur de cette œuvre poétique en une heure de ce voyage initiatique pour ce personnage à tête d’oiseau stylisé. Mais la lisibilité du récit n’est pas toujours facile. Comme souvent dans le théâtre d’images, le spectateur lit cette pièce avec sa sensibilité personnelle. Il n’existe pas une histoire mais plusieurs histoires, que l’on construit à partir de son imaginaire.
La présence rassurante du chien Messi est sans doute le seul point commun à toutes les histoires que chacun imagine. Malgré le peu de dégagement sur les côtés du plateau, les effets magiques et transformations sont fluides. Il faut, pour goûter pleinement ces métamorphoses, garder son âme d’enfant. Mais Étienne Saglio sait réveiller cet animisme enfoui au plus profond de notre être et nous avons apprécié cette bulle de légèreté poétique, loin des  narrations théâtrales habituelles.

Jean Couturier

Du 7 au 16 novembre, Théâtre du Rond-Point, 2 bis avenue Franklin D. Roosevelt, Paris (VIII ème). T. : 01 44 95 98 21.

Du 27 au 30 novembre, MC 93, Bobigny (Seine-Saint-Denis).

Les 4 et 5 décembre, Opéra de Dijon (Côte-d’Or) ; les 16 et 17 décembre, Le Carreau, Forbach (Moselle).


Archive pour 19 novembre, 2025

Vers les métamorphoses, création d’Étienne Saglio et des Monstre(s)

Vers les métamorphoses, création d’Étienne Saglio et des Monstre(s)

Nous avions croisé ce jeune artiste en 2008 au Festival mondial du cirque de demain où son Envol avait été primé. Philippe Genty, maître du théâtre d’images et métamorphoses scéniques, en était le président d’honneur. Après Le Bruit des loups (voir Le Théâtre du Blog)Etienne Saglio, magicien, jongleur et metteur en scène, revient avec cette création au théâtre du Rond-Point : «Je commence par aller dans un théâtre seul avec des objets : ici, un masque peint de toutes les couleurs avec des yeux, un bec et de grandes oreilles.Un masque est apparu sur une carte de vœux faite avec mes enfants, la première année de ma séparation avec ma compagne et il est, pour moi, un appel aux métamorphoses qui ont lieu dans tout moment de crise. »

© Benjamin Guillement

© Benjamin Guillement

Étienne Saglio, Clément Dazin ou Antoine Guillaume, et le chien Mess, sont les artistes de cette aventure avec quatre régisseurs-plateau. Figure de la magie nouvelle, Etienne Saglio mêle jeu d’acteur, manipulation de marionnettes, danse, théâtre d’ombres… Et, comme chez Philippe Genty, l’image naît d’un objet, ici un masque qui, en fonction de l’acteur qui le porte, va avoir sa propre existence, à mesure des tableaux qui évoluent. C’est le fil conducteur de cette œuvre poétique en une heure de ce voyage initiatique pour ce personnage à tête d’oiseau stylisé. Mais la lisibilité du récit n’est pas toujours facile. Comme souvent dans le théâtre d’images, le spectateur lit cette pièce avec sa sensibilité personnelle. Il n’existe pas une histoire mais plusieurs histoires, que l’on construit à partir de son imaginaire.
La présence rassurante du chien Messi est sans doute le seul point commun à toutes les histoires que chacun imagine. Malgré le peu de dégagement sur les côtés du plateau, les effets magiques et transformations sont fluides. Il faut, pour goûter pleinement ces métamorphoses, garder son âme d’enfant. Mais Étienne Saglio sait réveiller cet animisme enfoui au plus profond de notre être et nous avons apprécié cette bulle de légèreté poétique, loin des  narrations théâtrales habituelles.

Jean Couturier

Du 7 au 16 novembre, Théâtre du Rond-Point, 2 bis avenue Franklin D. Roosevelt, Paris (VIII ème). T. : 01 44 95 98 21.

Du 27 au 30 novembre, MC 93, Bobigny (Seine-Saint-Denis).

Les 4 et 5 décembre, Opéra de Dijon (Côte-d’Or) ; les 16 et 17 décembre, Le Carreau, Forbach (Moselle).

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