Festival de danse de Cannes (suite) Afanador par le Ballet national d’Espagne, conception et direction artistique de Marcos Moreau, chorégraphie de Marcos Moreau et de Lorena Nogal, Shay Partush, Jon López et Miguel Ángel Corbacho

Festival de danse de Cannes (suite)

Afanador par le Ballet national d’Espagne, conception et direction artistique de Marcos Moreau, chorégraphie de Marcos Moreau et de Lorena Nogal, Shay Partush, Jon López et Miguel Ángel Corbacho

Le grand auditorium Louis Lumière au Palais des festivals a vibré durant une heure trente sous les pas intenses de quarante interprètes. Le grand-père de Marcos Moreau était photographe; lui-même vient de la photo et du théâtre. Ce metteur en scène qui a fondé en 2005 la célèbre compagnie La Veronal, s’est intéressé au travail de Ruvén Afanador. Les photos de cet artiste colombien de soixante-six ans, passionné de flamenco ont été publiées dans de nombreux magazines. Ici, parmi les tableaux impressionnants qui se succèdent, certaines projections sur des immenses toiles blanches associées aux ombres projetées des interprètes recomposent parfaitement Angel Gitano, The Men of Flamenco, Mil besos… Des images célèbres de Ruvén Afanador…

© Merche Burgos

© Merche Burgos

Et dans ce spectacle, il y a de nombreuses références à la photo. Le scénographe Max Glaenzel a créé un gigantesque atelier. Les flashes crépitent, les toiles blanches mobiles accueillent parfois les ombres des danseurs et les appareils de projection, eux aussi mobiles, ont quatre mètres de diamètre! Ce qui nécessite une régie-plateau de précision. La grande ouverture de scène s’adapte très bien à cette scénographie mouvante en noir et blanc. Fondée en 78 et dirigée par Rubén Olmo, cette compagnie est subventionnée par l’Etat espagnol. Avec une double mission: conserver le répertoire des danses folklorique et académique, mais aussi créer des œuvres. Ces grands professionnels maîtrisent le flamenco de manière exceptionnelle, avec bruit et fureur… Un véritable feu d’artifice ! Les tableaux d’un esthétisme envoûtant se succèdent à un rythme intense, grâce à la  création musicale de Juan Cristóbal Saavedra.
On aimerait parfois que la danse se calme un peu, pour le repos de nos yeux et de nos oreilles! Mais cette pièce restera gravée longtemps dans notre mémoire, avec des images d’une grande beauté, comme ce ballet de jambes de danseurs, dont le corps est masqué par le rideau de scène, ou ce solo d’une artiste devant un guitariste en avant-scène, rideau de scène baissé. Elle danse un flamenco endiablé avec, comme partenaire, de la fumée projetée sur elle.
Toutes les références à la culture espagnole sont là: robes de flamenco, très grand châle pour un solo qui transforme un danseur en aigle noir mais aussi éventails, mantilles… «Personnellement, disait Marcos Moreau en 2014, j’ai compris grâce à la danse et au cinéma, que la composition d’un plan était la chose la plus importante. Pas seulement la couleur, la texture ou le cadre, mais ce qu’il y a dans la photo. La façon dont tous les éléments sont connectés entre eux, et comment, ils se répondent. » Le spectacle créé il y a deux ans unit un théâtre d’images, les arts plastiques et la danse dans une fin mémorable.

Jean Couturier

Spectacle vu le 22 novembre au Palais des festivals et des congrès de Cannes, 1 boulevard de la Croisette, Cannes (Alpes-Maritimes).

Théâtre du Châtelet, Paris, du 27 mars au 2 avril.


Archive pour 25 novembre, 2025

Festival de danse à Cannes : Infinité,performance du Cannes Jeune Ballet Rosella Hightower

Festival de danse à Cannes :

Infinité,performance du Cannes-Jeune Ballet Rosella Hightower


Vedette des Ballets russes de Monte-Carlo en 1938, Rosella Hightower (1920-2008) est engagée en 47 au  Nouveau Ballet de Monte Carlo dirigé par le marquis de Cuevas. Elle y dansera tout le répertoire dont
Petrouchka et La Belle au bois dormant, chorégraphiés par Bronislava Nijinska. Puis, elle est entrée comme pédagogue, dans l’histoire de la danse. Elle se consacrera en effet à l’enseignement et ouvrira à Cannes en 62, un Centre de danse classique, devenu École supérieure de danse de Cannes-Rosella Hightower qui a fait naître de très nombreux interprètes. Une dizaine de cette jeune compagnie investissent tous les espaces de la Malmaison qui accueille l’exposition de Jean-Michel Othoniel. Cet artiste a recréé, place Colette à Paris devant la Comédie-Française; l’entrée du métro Palais-Royal, avec des séries de boules de verre coloré….

© Jean Couturier

© Jean Couturier


La villa Malmaison, devenu pôle d’Art contemporain, accueille ses sculptures.  Et le haut des costumes est ici fait de sequins de couleur bleu et vert, répondant aux œuvres de l’artiste stéphanois. Les costumes, trouvés dans les réserves de la compagnie, donnent l’impression d’avoir été créés pour cette exposition.
Une chorégraphie de groupe ou individuelle au milieu des sculptures: les jeunes interprètes dirigés par Lorena Nogal occupent les deux étages de cette maison.
Mouvements lents et harmonieux accompagnent parfaitement les courbes et angulations des œuvres de Jean-Michel Othoniel. Une fois de plus, l’art chorégraphique s’unit avec bonheur aux arts plastiques.
Lorena Nogal, sacrée meilleure artiste interprète espagnole en 2024, est danseuse et assistante pour la chorégraphie, de la compagnie La Veronal de Marcos Morau. Jusqu’au 6 décembre, elle proposera quatre courts solos dans ce festival, maintenant  dirigé par Didier Deschamps.

Jean Couturier


Les 29 novembre et 6 décembre, La Malmaison, 47 boulevard de la Croisette, Cannes (Alpes-Maritimes). T. : 04 97 06 45 21.

Les cantiques du corbeau, texte et mise en scène de Bartabas

Les Cantiques du corbeau, texte et mise en scène de Bartabas

Conçu par l’architecte Patrick Bouchain et Jean Harari, le Théâtre équestre Zingaro installé au Fort d’Aubervilliers depuis 89 ! grâce à Jack Lang, alors ministre de la Culture et de Jack Ralite, formidable maire d’Aubervilliers, mort en 2017  (voir Le Théâtre du Blog).

©x l'accueil avec café-restaurant

©x L’accueil avec café-restaurant

Une architecture en bois réalisée pour que Bartabas puisse travailler avec ses chevaux et ses artistes. Et un lieu de création exceptionnel pour les spectacles de Zingaro et de vie pour la troupe et l’administration. C’est resté un lieu magique avec, comme un décor de spectacle quand on entre dans le grand et beau hall : anciennes affiches, tapis au sol, vieux meubles… Puis on suit un long couloir au parquet de bois avec un mur où sont collés des centaines de vieux livres. Bartabas aura réalisé son rêve: »La discipline artistique que nous avons créée plus tard, le théâtre équestre, n’existait pas. Nous venions de nulle part, nous ouvrions une nouvelle voie, sans forcément savoir laquelle. Nous vivions au présent, il n’était alors question ni de projets ni d’avenir.” Zingaro est connu dans le monde entier et Bartabas dont nous avons vu les premiers spectacles en 77 !! C’était dan le off d’Avignon sous un petit chapiteau devant les remparts (une autre époque!). A soixante-huit ans, il est chevalier du Mérite agricole, des Arts et lettres, du Mérite et de la Légion d’honneur. Bon…

Ici, il veut marquer une coupure: « Ce n’est pas du théâtre, pas un récital lu, pas une lecture ; les comédiens incarnent les textes sans les jouer. C’est une forme assez exceptionnelle, assez rare ». Adapté d’un texte écrit pendant le covid, ces Cantiques du corbeau tiennent d’un « memento mori » et l’incipit du livre est clair: «A celles qui m’ont enfanté et qui errent sans sépulture. » Et dans une courte préface Bartabas évoque  une danse de corbeaux, d’oiseaux noirs, puis d’oiseaux sombres. Et presque dans chaque chant, une obsession : la mort qui le saisit, la mort qu’il voit surgir et dans le sixième chant : «Seule la mort fait de moi leur égal. Comme eux, je suis mortel, déjà mort, destiné à la mort/Comme eux je vis pour la mort. Doué d’une énergie éternelle, c’est toujours elle qui triomphe : elle est immortelle. Et plus loin : « Tous sont morts sous le choc de la roche. » « Je mangeais ma mort. « La mort surgir dans l’extase. » « Il implorait la mort sans la craindre. » »La chauve-souris de la mort. » « Domestiquer la mort. » « La mort sur mon dos. »  Et les derniers mots de ce recueil sont clairs : « Abandonner notre désir de vie et faire de la mort, l’issue volontaire, reste le privilège des hommes.

© Sacha Goldberger

© Sacha Goldberger

C’est d’abord un récital à plusieurs voix que les spectacles équestres créés par Bartabas jusque-là presque silencieux. Mais dans les vingt-deux courts chants de ce recueil, où il y a toujours  la  présence d’animaux, oiseaux et insectes Et cela vaut le coup de les citer: rossignol, merle, pie, hiboux, rouge-gorge,  corbeaux, vautour blanc, cerf, rhinocéros, ours, serpent, chauve-souris, buffles, gnous, boa, outardes, hyènes, cormorans, lionnes, loups, poissons munis de crocs, antilopes, coq de bruyère, écureuils, fourmis, éohippus blanc, zèbres, gazelles, chiens, chiennes, chiots, papillon, louves et loups, tigres, éléphants, lémuriens, mouflons, œufs d’albatros, baleine à faons, lucioles, python, hippopotame, dindons, buffles, sangliers, loirs, taupes et mulots aveugles. Le vingt-deuxième chant verra ressurgir l’oiseau noir… et  à la fin, un des mots sera le cri victorieux du corbeau.  

Une véritable arche de Noé et il évoque longuement les rapports de l’homme avec eux et avec la Nature, les arbres, les plantes et entre autres, la lune qui le fascine et dont il parle souvent… Mais le mot: cheval quatre fois seulement et juments, une fois. Mais l’image du corps humain ou animal revient obsessionnellement: « mon corps », « corps sans objet », vitesse de mon corps », « une vie dans un corps sans chair ni sang », « sans écouter mon corps » « souffrance du corps »,  » mon corps ne pèse plus »,  » tout son corps en alerte », assemblage de corps durable, « ressemblait plus à une âme qu’à un corps » Et la lune sera évoquée une dizaine de fois.

Quand nous avions rencontré Bartabas l’an passé à la célébration du cinquantième anniversaire d’Aix, ville ouverte aux saltimbanques (voir Le Théâtre du Blog) créée par Jean Digne, notre ami commun, hélas ! très malade, il nous avait dit qu’il souhaitait faire un nouveau spectacle en rupture avec les précédents et c’est tout à son honneur, d’avoir voulu se renouveler. Dans ces vingt-deux chants qui sonnent parfois comme un adieu, Bartabas nous invite à un voyage qui commence à partir d’une bactérie, par la naissance de l’être humain dans l’eau et sur la terre… Mais il y aura toujours un corbeau, symbole de mort, omniprésent et, en guise de conclusion : «J’ai bien su mourir en prenant tout mon temps. » Et: « Abandonner notre désir de vie et faire de la mort l’issue volontaire, reste le privilège des hommes. »

Dans ce grand cirque rond tout en bois et chaleureux avec de petites tables où sur chacune,il y a une petite lampe à bougie, quelques biscuits à la cuiller et une bouteille de vin chaud, le public est assis autour d’une scène couverte de quelques cms d’eau, entourée d’une piste étroite.  Avec d’abord, histoire d’annoncer la couleur, un beau cheval blanc mené par une cavalière au long nez noir crochu galopant sans arrêt avant le début du spectacle  : impressionnant.
Sur une petite estrade en hauteur, vont se succéder narratrices et narrateurs, debout et en longue tunique noire, pour dire chacun debout et à tour de rôle, un ou plusieurs des vingt-deux Cantiques du corbeau : NaissanceUnionMétamorphoseRésurrectionSacrificeTranshumance… et à la fin : Dernier voyage.

© Sacha Goldberger

© Sacha Goldberger

De chaque côté de cette estrade, neuf musiciens -grosses perruques blanches et certains coiffés de grandes cornes- d’un impeccable orchestre de gamelan balinais, avec gongs, balafons et flûtes alternant avec ces récits et des images d’une immense beauté au centre d’inspiration surréaliste mais beaucoup trop fugitives. Comme cet homme en noir avec un ensemble de neuf torches. Ou, en duo avec un grand athlète-bouc, les bras tatoués ou entourée de personnages de gamelan, Perrine Mechekour, impeccable actrice de petite taille, qu’on avait vue dans Damön, El Funeral de Bergman d’Angélica Liddell et fidèle de Bartabas, entre autres, dans Cabaret de l’exil, Femmes persanes.

© Sacha Goldberger

© Sacha Goldberger Perrine Mechekour

Il y a aussi les magnifiques chevaux de Zingaro faisant quelques tours avec leurs cavaliers aux costumes et masques de toute beauté.  Ici, tout est d’une remarquable précision. Coordination entre les chevaux sur la piste, récit, les images au centre, musique en direct,  lumières… il n’y a pas la moindre erreur durant ces presque deux heures… Un impeccable travail et Bartabas qui, en coulisses, reste très vigilant, viendra saluer discrètement.
Costumes, maîtrise des chevaux, musique et direction d’orchestre, extrême beauté des images:une femme ou un homme? au galop avec un torche enflammée.  Bartabas a sans aucun doute un incomparable métier de cavalier et montreur de chevaux. Mais ces Cantiques du corbeau sont un spectacle décevant !

La faute à quoi. Soyons clairs: une dramaturgie médiocre et à un manque d’unité.  A la lecture, il y a de beaux moments dans ce texte incantatoire sur la naissance, la mort, la nature, les animaux dont Bartabas, semple plus proche des humains… Il avait écrit D’un cheval l’autre, d’inspiration autobiographique, un livre tout à fait intéressant mais ici, il a du mal à concilier le texte avec le reste du spectacle qui manque de cohérence. » Ce que je pense à dire avec mon corps, je le dis avec des mots. » Et ces chants sont  une sorte de préalable aux images…
Oui, mais, désolé, Bartabas n’est pas vraiment un directeur d’acteurs et les interprètes, absolument statiques, disent ces vingt-deux textes munis de micros H.F., de façon linéaire et inégale. Ici, le texte prend trop de place et, à cause de l’alternance systématique entre très courtes images, moments de musique, rapides tours de piste des chevaux, l’ensemble, pourtant parfaitement coordonné, devient lassant.
La dernière image est sinistre mais pourtant de toute beauté : un cavalier au galop à tête de mort, suivi de quatre plus petits chevaux blancs avec, dessus chacun, un squelette d’adolescent... Et, à la toute fin, surprise… comme pour mettre un peu d’humour, arrivent dix belles oies blanches comme celles déjà vues ici dans un spectacle il y a vingt ans…. Histoire de freiner le temps? Ou de donner du temps au temps au temps comme le disait l’immense Miguel de Cervantes? Bartabas insinue que ce spectacle pourrait être le premier d’un nouveau cycle…
Mais s’il évolue comme celui-ci vers une autre conception du travail équestre, il mériterait une meilleure mise en scène. Reste des images d’une beauté remarquable créées par Bartabas comme seul avec lui, Bob Wilson disparu il y a quelques mois. Mais le public a toujours raison, et pour ces Cantiques du corbeau qui ont de grandes qualités, les applaudissements étaient bien frileux… Dehors, près du chapiteau, le froid glacial ne résistait heureusement pas à un grand feu de palettes et cela faisait du bien.  Voilà, c’était samedi  une soirée chez Zingaro… A vous de voir si cela vaut le coup

Philippe du Vignal

Jusqu’au 31 décembre, Théâtre équestre Zingaro , 176 avenue Jean Jaurès, Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). T. : 01 48 39 54 17.

L’Ecole de danse de Carlo Goldoni, traduction de Françoise Decroisette, mise en scène de Clément Hervieu-Léger

L’Ecole de danse de Carlo Goldoni, traduction de Françoise Decroisette, mise en scène de Clément Hervieu-Léger

 Monsieur Rigadon, maître de danse, ouvre la première scène de cette comédie, en s’adressant à ses élèves et, en particulier, à Felicita : « Allons, la tête haute, le buste dégagé. Les pointes, un peu plus cambrées, s’il vous plaît. Regardez-moi ces genoux, chaque jour un peu plus laids ! Et vous voulez vraiment danser le pas-de-deux ? Danser, vous ! Que la peste vous étouffe ! La tête un peu plus haut, vous dis-je, un peu plus haut. N’ai-je pas raison de me plaindre ? »
Vers la fin, l’art de la danse semble passer au second plan, malgré ses exigences et il suggère à ses élèves un autre objectif de vie : «Il faut trouver un protecteur mais sans que l’amour s’en mêle ». Mais tout l’inverse se produira: chacune et chacun trouveront leurs moitiés.
Denis Podalydès apporte à ce personnage qui peut sembler odieux et profiteur, un profil tendre et poétique et il nous touche : « O coup inattendu ! Etrange destinée ! Ils m’abandonnent tous. Il ne me reste plus à présent qu’à jouer, et à chanter tout seul la gigouillette. N’espérez pas faire fortune en trichant. Qui sème dans les broussailles, ne récolte que des ronces; un rossignol ne peut pondre une corneille. Et à la fin de la danse, celui qui a voulu s’enrichir sur le dos des autres, essuie les quolibets”.

© Agathe Poupeney

© Agathe Poupeney

Auparavant, le maître montre, dans une pantomime caricaturale irrésistible, ce que devrait être un pas de deux classique. Pour Carlo Goldoni, cette école de danse est seulement un endroit où se croisent plusieurs destinées. Avec un seul but : trouver l’amour. La scénographie signée Éric Ruf nous plonge joliment dans un univers qu’aurait peint Edgar Degas. Le pianiste Philippe Cavagnat, accompagnateur de cours de danse, rythme cette œuvre à l’écriture… un peu légère.
Mais les comédiens, sont justes, parfois à contre-emploi, même si ce terme a disparu de la vénérable maison depuis longtemps!

Entre la scène d’exposition et la dernière, une succession de moments où se construisent les liens amoureux entre les personnages avec, au centre, une potentielle destinée artistique contrariée. Le metteur en scène y voit une vraie modernité et selon lui, la pièce est donc intéressante. « L’École de danse soulève des sujets brûlants qui traversent notre métier: les rapports hommes-femmes, le statut d’égérie…Plus, je la travaille, plus je suis marqué par ce qu’elle interroge, en lien avec le délitement actuel du paysage théâtral: la condition de l’artiste, ce qui fédère, le courage de la nouvelle génération pour s’engager dans un métier souvent précaire.  Le maître nourrit des relations d’emprise, la mère vit de sa fille qu’elle jette dans les mains du professeur, l’imprésario et le courtier ressemblent aux agents actuels. Il est rare, dit Clément Hervieu-Léger, de trouver de telles pièces sur la fabrique de l’art”.
Une occasion d’aller découvrir une œuvre peu jouée du maître italien, ici traduite en prose par Françoise Decroisette (le texte original est en vers). 

Jean Couturier


Jusqu’au 3 janvier, Comédie Française, 1 place Colette, Paris (Ier). T. : 01 44 58 15 15.

 

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