Adieu Jules Cordière

Adieu Jules Cordière

Jean-Pierre Marcos, ancien directeur du Pôle national cirque et arts de la rue d’Amiens, a eu la gentillesse de nous mettre un mot. Jules Cordière s’est éteint aujourd’hui… Cet ancien élève de Normale Sup, d’abord cracheur de feu dans les premiers spectacles du Magic Circus de Jérôme Savary, créa ensuite le Palais des Merveilles, une compagnie de rue, avec son amie miss Ratapuce, alias Carolyn Simonds, élève d’Etienne  Decroux, flûtiste et contorsionniste. Par la suite, elle fonda le bien connu Rire Médecin, une  association de clowns qui va amuser un peu les enfants hospitalisés…

Elle avait comme partenaires: Jules, acrobate sur fil mou et, entre autres, un géant de deux mètres dix à qui il fallait trois repas au lieu d’un et un petit homme qui mâchait un verre à pied (mais quand même sans le pied!) et qui ensuite l’avalait.  Très impressionnant et sans aucun trucage. Et nous avons vu plus d’une jeune fille tourner de l’œil devant ce numéro. Jean Digne qui créa Aix, ville ouverte aux saltimbanques invita le Palais des merveilles pour la plus grande joie des habitants. Resteront du Palais des Merveilles, de fabuleuses images d’une intensité poétique, comme Ratapuce jouant de la flûte sous les platanes du cours Mirabeau, ou sur les placettes d’Aix-en-Provence.. Et lui, crachant le feu dans le ciel bleu… Rien ou presque rien mais qui émerveillait les riches comme les pauvres, les jeunes comme les plus âgés…

 © Bernard Lagneau Jules Cordière, un soir d'hiver 72 près de Notre-Dame

© Bernard Lagneau 

Le  Normalien à la culture savante avait su passer le pont et aller vers une contre-culture, gratuite et donc très populaire en un temps où, dans le centre d’Aix, vivaient encore des gens pas bien riches du tout… « La découverte, l’inquiétude et la joie,disait-il, y sont partagées par les passants et par ces autres passants que sont les Baladins. Le Palais des Merveilles, ce n’est pas la troupe par elle-même, mais la place publique ou la rue métamorphosées pendant nos spectacles en autant de Palais des Merveilles. Reste-t-il sur les trottoirs de nos villes un peu de place pour rêver? Les Baladins du Palais des Merveilles, qui sont tous des professionnels du spectacle, se proposent de contribuer à rendre la ville plus humaine et l’image de la rue, plus belle et plus vivante. »

Jules Cordière était très souvent verbalisé à Paris par les flics avec amende à la clé. Motif : trouble à l’ordre public! Non, ce n’était pas au Moyen-Age Du plus-que-passé? Du passé antérieur ? Même pas! C’était juste après 68, sous le règne du sinistre Raymond Marcellin, alors ministre de l’Intérieur, partisan de l’ordre musclé et devenu célèbre pour avoir fait installer des micros  dans les bureaux du Canard enchaîné ! Alors que Jules Cordière était seulement en équilibre- un petit miracle- sur une corde molle attachée entre deux arbres à Saint-Germain des Près..
Quoi de plus charmant? Mais la République n’a jamais été tendre avec les saltimbanques ! ll y avait à En Piste! Clowns, pitres et saltimbanques, une remarquable exposition du MUCEM à Marseille (voir Le Théâtre du Blog)  il y avait déjà une affiche fin XIX ème siècle d’un arrêté préfectoral  menaçant les saltimbanques. Ils devaient strictement se  produire là où on les autorisait comme les horaires, différents l’été et l’hiver.!

Depuis longtemps, Jules Cordière, vivait retiré  en Provence. Nous t’aimions bien, Jules et nous regarderons avec encore plus de nostalgie et d’émotion, cette merveilleuse photo de Bernard Lagneau encadrée  sur un mur de notre appartement. En 72, tu étais sur une corde molle devant Notre-Dame de Paris. Repose en paix, Jules.  Et nous pensons fort à toi, Carolyn.

Philippe du Vignal    


Archive pour 2 décembre, 2025

Sortir par la porte (une tentative d’évasion) de Hakim Bah, conception et mise en scène de Juan Ignacio Tula

Sortir par la porte (une tentative d’évasion) d’Hakim Bah, conception et mise en scène de Juan Ignacio Tula

 La dernière création de l’Argentin Juan Ignacio Tula ouvre dans les arts circassiens, un espace poétique et théâtral d’une puissante originalité et d’une maîtrise absolue. Il nous invite à une rencontre entre performance physique, auto-fiction, chemin périlleux d’un adolescent, Juan Ignacio Tula lui-même (seize ans). Depuis que le père est parti de la maison, le jeune  garçon erre, la nuit dans les faubourgs de Buenos Aires, sous l’emprise de la drogue, de l’ivresse, de la musique et de la danse. Sa mère le placera dans une maison de désintoxication, pour son plus grand malheur, ou son plus grand bonheur ?

© Danica Bijeljac

© Danica Bijeljac

Un parcours existentiel et initiatique d’une immense beauté, grâce au duo entre le circassien-acteur, Juan Ignacio Tula et sa partenaire: une roue Cyr, un anneau de trois mètres de circonférence et d’environ quinze kilos. Grâce aussi à la force et à l’intelligence du texte de Hakim Bah, écrivain guinéen avec lequel il avait collaboré pour Pourvu que ma mastication ne soit pas longue. « Un truc que personne ne peut comprendre/Parce qu’personne vit c’que j’vis, y’a pas d’lumière/ Juste ces murs qui s’rapprochent/ Ces murs qui m’compriment la tête/ Ça chauffe Ça gronde Ça déborde/ Et à force Faut qu’ça sorte. Emus, fascinés, nous suivons le parcours de ce jeune avant, pendant et après son passage au centre de désintoxication, « entre chaos et harmonie, entre maîtrise et abandon » écrit Amin Erfani dans l’avant-propos de Strokes, suivi de Tentative d’évasion d’Hakim Bah. Le récit et la performance circassienne, ensemble, prennent place avec autant de souffle et d’intensité théâtrale et corporelle : «Loin d’être une forme amoindrie de la scène, dit Amin Erfani, ce texte se présente comme un objet littéraire à part entière. »

Perfection aussi dans le travail de la dramaturge et metteuse en scène, Mara Bijeljac. Elle réussit à créer un dialogue d’une grande finesse  entre projections d’images et texte. Ici tous les éléments de la mise en scène; musique, photos, admirables vidéos de Claire Willemann, et le risque de chute imminente couru par le circassien Yann Philippe porté par cette grande roue,  sont d’une grande exigence. Un moment de cirque rare et un objet merveilleux et inclassable!
Sortir par la porte, un cri à la vie et à la résistance contre la fatalité. Quand tout semble perdu et que rien ne laisse présager un avenir meilleur : «Imagine une porte Imagine-toi derrière cette porte/ Imagine-toi derrière cette porte cadenassée/Imagine ta colère derrière cette porte/Imagine ta rage derrière cette porte/Imagine ton impuissance derrière cette porte. » L’histoire de ce jeune homme, figure héroïque ou anti-héros de nos temps modernes touche à l’universel et nous enchante !

 Elisabeth Naud

Spectacle vu le 28 novembre au Théâtre 71-Scène Nationale de Malakoff ( Hauts-de-Seine). 

Les 30 et 31 janvier, Le Manège-Scène Nationale de Reims (Marne).

Les 12, 13 et 14 mars, Festival Spring, en partenariat avec l’Agglomération du Mont-Saint-Michel.

Du 1er au 5 avril, à la semaine Extra-festival jeune public, Centre Dramatique National de Thionville (Moselle). 

Makbeth par le Munstrum Théâtre, conception Louis Arene et Lionel Lingelser, mise en scène de Louis Arene

Makbeth par le Munstrum Théâtre, conception: Louis Arene et Lionel Lingelser, mise en scène de Louis Arene

Créé en 1897 près de Pigalle à Paris, le Théâtre du Grand-Guignol présentait des spectacles spécialisés dans l’horreur et le macabre, inspirés de faits-divers relatés dans la presse. Et hyperréalistes avec images d’une violence jamais vue et grands numéros d’acteur. Ce théâtre de pur divertissement jouait sur le côté voyeur du public et a longtemps connu un grand succès jusque dans les années cinquante. Louis Arene a adapté cette célèbre pièce de Shakespeare mais s’écarte ici du fait-divers et peint le monde d’aujourd’hui mais avec une forte dose d’humour que les nombreux jeunes spectateurs de la salle apprécient beaucoup…

© Jean-Louis Fernandez

© Jean-Louis Fernandez

Ce théâtre engagé veut avoir un sens politique. «Tout comme Makbeth, disent ses concepteurs, les hommes puissants commettent encore des massacres au nom de la paix et, sous le vernis de notre civilisation éclairée, la barbarie gronde. Comment ne pas reconnaitre dans l’ensauvagement des conflits mondiaux actuels, l’escalade meurtrière du héros shakespearien?

Nous montons Makbeth car la douleur de ce monde est insupportable. Inlassablement, regarder la violence en face, l’enfer que l’humanité s’est créé pour elle-même. Essayer d’interpréter les schémas qui nous plongent dans le malheur pour essayer d’endiguer leur répétition cyclique. »

Avant le spectacle, Clémence Huckel, du Munstrum théâtre, précise que ce spectacle a demandé trois ans de préparation et l’engagement de quarante artistes, et que vingt structures partenaires en ont permis l’éclosion. Une façon pour cette compagnie de défendre le service public de la Culture, de plus en plus remis en cause ! Cela commence par une bataille hyperréaliste et on entend un cri: « Tue-les tous et fait le tri après. » Et en même temps, son esthétique est digne d’une production hollywoodienne. Comme un personnage le souligne: « Je lui ai parlé de la beauté de ces corps d’hommes sur le champ de bataille. ».
Puis, nous découvrons les protagonistes de cette tragédie que les acteurs incarnent avec une folie jubilatoire. Louis Arene (Makbeth), Sophie Botte (Banquo), Delphine Cottu (Duncan, Fleance, Lady Makduff), Olivia Dalric (Ross), Lionel Lingelser (Lady Makbeth), Anthony Martine (Malcolm), François Praud (Makduff) et Erwan Tarlet (Le Fou) sont exceptionnels. Comme les régisseurs-plateau qui font ici un travail remarquable… et exténuant.  A un rythme soutenu, et sur deux heures, ils accompagnent chaque changement de tableau.

Le théâtre de la cruauté, tant idéalisé par les passionnés d’Antonin Artaud, s’exprime ici grâce aux créateurs du Munstrum: Louis Arene et Lionel Lingelser. Même si, comme le dit le Fou à propos des entorses au texte, William Shakespeare  pourrait se retourner plusieurs fois dans sa tombe: «You are not au bout de vos peines. » Nous assistons à un spectacle total, à une sorte d’opéra violent et provocateur avec  un engagement physique extrême des acteurs dont corps est métamorphosé par des prothèses et des masques, chants, musique, effets spéciaux (fumée) totalement maitrisés. Ce spectacle fort de sens et  d’une esthétique réussie, marquera pour longtemps l’histoire du spectacle du XXI ème siècle. Le Munstrum Théâtre a reçu le Prix de la meilleure création d’éléments scéniques, décerné par le Syndicat de la critique en juin 25 mais aurait pu en recevoir d’autres…

Jean Couturier

Jusqu’au 13 décembre, Théâtre du Rond-Point, 2 bis avenue Franklin D. Roosevelt, Paris (VIII ème). T. : 01 44 95 98 21.

Le 5 et 6 mars,  Le Carreau-Scène nationale de Forbach (Moselle). Le 11 et 12 mars MC2, Grenoble  (Isère).

 

Singulis : Pour en finir avec le football, texte, conception et interprétation de Clément Bresson

Singulis :

Pour en finir avec le football, texte, conception et interprétation de Clément Bresson


Un titre paradoxal pour ce solo… Ce comédien nous parle au début de foot et nous emporte progressivement dans une magnifique déclaration d’amour au théâtre: «J’ai choisi ce thème parce que j’ai eu une expérience intense avec ce sport qui a fait partie de ma vie pendant dix ans, jusqu’à être envahissante.” Il a ainsi participé à Reims au championnat national des moins de dix-sept ans. Mais, à vingt-et un, il est entré dans le monde du théâtre… à la place d’un ami qui s’était inscrit au C.R.O.U.S Théâtre pour séduire la même jeune femme. Mais ce n’était pas si simple: «Tu dois passer, lui disait-on, plus de temps que les autres, sur les textes”.

©  Jean-Louis Fernandez ( photo de répétition)

© Jean-Louis Fernandez
( photo de répétition)


La passion du théâtre et le plaisir à lire des pièces ont alors remplacé dans sa vie l’univers du foot. Pourtant ici, il nous parle d’abord avec enthousiasme de ce “référentiel bondissant, qui nous offre à tous la chance de nous élever”. Il fait même participer le public à un jonglage sans ballon ! « Je vous laisse travailler cinq minutes, c’est la grande kermesse de la Culture.”
Il incarne ici un entraîneur, son père et lui-même, un avatar prénommé Paul-Émile. “Il me fallait l’écrire, je ne voulais pas rompre le fil ténu qui me relie encore au monde”.
Ces mots de Jean-Philippe Toussaint résument bien sa démarche, son abandon du foot pout aller vers le monde du théâtre qu’il nous fait partager avec délectation.

Amoureux des mots, il part dans de belles envolées verbales quelquefois accompagnées par des airs de musique : «Le théâtre, c’est l’endroit des rêves “. Quand il était jeune, son entraîneur lui conseillait de « courir”. Et pour y arriver, il va courir. Clément Bresson déclame alors avec vigueur et passion, une émouvante anaphore : « J’ai couru”. Il cite plusieurs villes aux terrains de foot mythiques où il a pensé courir, et ensuite comment il a basculé dans sa nouvelle passion : «J’ai couru en récitant mes textes, j’ai couru pour rattraper mes rêves, j’ai couru comme pour détourner le jeu, pour prendre de la distance.”
Le foot et le théâtre ont le jeu en commun ! Avec les autres spectateurs, nous avons été conquis.

Jean Couturier

Jusqu’au 15 décembre, Studio-Théâtre de la Comédie-Française, galerie du Carrousel du Louvre, 99 rue de Rivoli, Paris (I er). T : 01 44 58 15 15.

La Culture en crise…

La Culture en crise…

©x

©x La 2 CV théâtre  

La 2 CV théâtre: vingt ans de tournée mais coût de production négligeable… On parle à nouveau d’une grosse crise de subventionnement. Il y a cinquante ans que cela dure, avec juste un répit sous le règne de Jack Lang, alors ministre de la Culture… Mais les créations en 1982 étaient-elles meilleures grâce aux sérieuses augmentations de budget ? J’ai toujours pensé que le problème du théâtre n’était pas l’argent, et que trop d’argent était même nuisible à l’imagination.

On m’a raconté qu’à l’Opéra de Paris, un metteur en scène claquait dans ses mains pour réclamer une tortue traversant le plateau! Alors, ses assistants se sont précipités pour aller acheter une petite voiture téléguidée qu’ils ont customisé en tortue! Nous, compagnies du tiers théâtre, savons bien qu’il suffit d’un fil nylon et d’un petit bricolage pour faire passer comme par magie, un objet de jardin, à cour… Et franchement, une production gigantesque avec beaucoup d’argent, donne-t-elle toujours naissance à un grand spectacle?

Les grandes innovations au théâtre sont sorties d’officines modestes… L’exiguïté de son lieu et le peu de moyens qu’avait Tadeusz Kantor à Cracovie. Ou à New York, les pauvres salles successives du Living Theater de Judith Malina et Julian Beck, ou  celle du Bread and Pupett, fondé par Peter Schumann (le seul encore vivant de tous…) à New York. Ou encore celle, sans rien d’autre que le nécessaire pour faire un « théâtre pauvre » du Polonais Jerzy Grotovski, metteur en scène et codirecteur avec Ludwik Flaszen, du petit Théâtre des Treize Rangs à Opole, puis, en 62, du Théâtre Laboratoire à Wrocław.

Je pourrais facilement jouer le rôle de Procureur, quant aux dépenses faites par le théâtre public en France. Il faut juste ne pas laisser faire les membres du Rassemblement National. Pour  eux, c’est simple, ou tu fais du monde, ou tu disparais. La prise de risque? Ils ne connaissent pas.  Mais nous devons aussi nous auto-critiquer. Plus de cinquante administratifs, techniciens, etc. au T.N.P. à Villeurbanne! Ecœuré, son directeur Jean Bellorini s’en va diriger le théâtre de Carouge (Suisse)…
Et sans arrêt, on entend parler de décors ne servant que trois fois, de sols en marbre inutilisés ou escaliers livrés trop tard et, bien sûr, point le plus sensible: le salaire des directeurs: inconnu! Dans les budgets, on note juste la masse salariale. Mais bien plus que 5.000 € pour les directeurs de théâtres nationaux, lui dépendant à la fois de Bercy et du Ministère de la Culture. Quant à celui des directeurs de Centre Dramatiques Nationaux, il est plus élevé que la base minimale SYNDEAC: 4.000 €… Et les frais de mission peuvent être exponentiels: les hôtels à Avignon ne sont pas à 72 € et les repas, à 20,20 €, au tarif prévu.. Un détail?
Hervée de Lafond et moi, qui avons dirigé la Scène nationale de Montbéliard de 1991 à 2.000, nous n’avons, jamais question d’éthique, accepté d’être défrayés. Je m’entête à le dire: les Théâtres nationaux français les mieux dotés ne font pas les meilleures créations! Les projets que les coproducteurs nous demandent sont un drame actuel, dans la mesure où ceux-ci ne s’écrivent pas dans un bureau et doivent se maturer longtemps.  Avec approximations successives sur le plateau ou dans la rue. Seulement quand la pièce est terminée, on peut enfin écrire un projet… Un jour, nous avions eu la faiblesse de faire comme tout le monde: draguer des coproducteurs et, une fois la coquette somme rassemblée, nous avons pondu notre plus mauvais spectacle! Nous ne voulions pas les décevoir en changeant radicalement de direction mais nous nous sommes enfoncés…
Je raconte toujours la même histoire: peut-on imaginer Pablo Picasso réclamant des subsides au Ministère pour peindre Guernica ou Antonin Artaud, aller mendier à la D.R.A.C., pour écrire un texte? Attention! Cela ne veut pas dire que nos refusons les subventions mais il faut sans cesse que nous nous rappelions que  l’argent public doit être utilisé à bon escient. Quand on aborde ce sujet dans le milieu, il est tout de même terrifiant que l’on se fasse vite traiter de poujadiste ou populiste par celles et ceux qui, sans vergogne, bénéficient du système.
 

Jacques Livchine, codirecteur avec Hervée de Lafond, du Théâtre de l’Unité, Audincourt (Doubs).

 
 
 

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