Compétition internationale de patinage artistique synchronisé : trente et unième édition

Compétition internationale de patinage artistique synchronisé : trente et unième édition à Rouen

Un événement avec, chaque année, des centaines de spectateurs! Depuis 1903, l’Union des fédérations françaises des sports de glace gérait patinage artistique, patinage de vitesse, et de danse, hockey et curling. Cinq ans plus tard, la Fédération française des sports d’hiver a été créée avec Louis Magnus, son premier président. Puis la Fédération française des sports de glace, fondée pendant l’Occupation allemande en 1941 par Georges Guérard et Jacques Lacarière, regroupa ces disciplines en une seule fédération et reçut l’agrément ministériel en 42, devenant ainsi leur organisme officiel.

©x

©x L’équipe de France

Le patinage artistique synchronisé est un sport collectif spectaculaire où évoluent seize jeunes femmes: un ensemble majoritairement féminin avec ici, dans deux équipes, un garçon). Cette année, après la trentième édition de cette French Cup, en février dernier, la trente-et unième a eu lieu en novembre à cause des Jeux olympiques d’hiver programmés en février prochain. Cette compétition, organisée par le Rouen Olympic Club présidé par Nicolas Paysant, avec l’aide de quatre-vingt bénévoles… réunissait huit équipes nationales : Allemagne, Etats-Unis, Finlande, France, Italie, Pays-Bas, Pologne, Suisse. Principe: enchaîner ensemble à grande vitesse sur un programme imposé puis sur une musique et une chorégraphie libre de choix, des figures techniques. Objectif : avoir le maximum de points attribués par un jury à l’issue d’un programme court et long lendemain pour les catégories senior.

C’est aussi un spectacle  impressionnant qui a aussi à voir la chorégraphie, même si on aimerait qu’il y ait plus d’imagination dans les figures. Qualités requises: expérience technique élevée, excellente (et indispensable) cohésion, esprit d’équipe absolu et synchronicité. Ce qui suppose, au niveau d’un club national: sélection draconienne d’une équipe qui doit avoir une excellente santé physique et mentale, suivre un entrainement quotidien régulier toute l’année, s’imposer une discipline rigoureuse et avoir des patins de haute qualité.
Une très belle patinoire avec, au-dessus et au centre, un grand écrans quatre faces, retransmettant des images du public et, aussi bien entendu, celles des équipes en mouvement.
Avant que la compétition ne commence, diffusion d’une « musique » rock à décorner les bœufs: pas le meilleur de la soirée… En bas de la piste, une dizaine de jurés en ligne, silencieux, très attentifs, assis à une longue table nappée de noir.
Dans les gradins, survoltage garanti avec spectateurs de tout âge, supporteurs ou non, drapeaux nationaux brandis, cornes de brume en action, cris, applaudissements, lumière des téléphones allumées pour scander debout la musique… Une ferveur populaire pour soutenir chaque équipe. Loin du recueillement dans les théâtres à Paris et avec quelque chose ressemblant avec ce que devait y être le climat encore début XX ème siècle. A la fin, moquette rouge déroulée lentement et avec soin, sur la glace, installation d’un podium rond et de trois plantes vertes, arrivée millimétrée en rang par deux, des équipes soit au total quelque deux cent personnes, brève allocution des politiques de la Région, nombreux photographes, remise des prix avec hymne national, embrassades…  Un protocole bien huilé.
Les huit équipes, nationales, donc de très haut niveau, passent selon un ordre établi en fonction du nombre de points récoltés la veille, les « teams » les mieux « scorés » comme on dit ici dans la langue de Molière!, passant à la fin. Mais quand on n’est point de la paroisse, pas commode de voir les différences et quelquefois de piger  la décision du jury. s résultats finaux semblent se jouer à quelques points…

©X lLéquipe de Finlande

©X L’équipe de Finlande aux championnats du monde

L’équipe française basée à Lyon n’a pas démérité, loin de là mais les Finlandaises méritaient absolument de revenir encore en haut du podium. En effet, même quand on n’a guère d’expérience en la matière, on voit facilement qu’elles ont, un excellent rythme, une gestuelle, une fluidité exceptionnelles, un accord parfait entre une belle chorégraphie et la musique.  Question de sélection mais la Finlande, un pays très sportif, n’a que 5, 5 millions d’habitants et les Etats-Unis, plus de 340 millions! Et ici à la deuxième place. Un entraînement plus intense en Finlande? De très nombreux clubs et où commence très jeune… La Pologne était, elle, à la troisième place, avec ses trente-huit millions d’habitants et où il doit y avoir de nombreuses patinoires.
« 
Il n’y a point, écrivait Alfred de Musset, de maître d’armes mélancolique. Ici,point d’équipes nationales mélancoliques et cela fait du bien. En bonus, au réveil, la cathédrale de Rouen vue en hauteur à cinquante mètres de distance…

Philippe du Vignal

Le 29 novembre, Patinoire, Ile Lacroix, avenue Jacques Chastellain, Rouen ( Seine-Maritime). 


Archive pour 3 décembre, 2025

Compétition internationale de patinage artistique synchronisé : trente et unième édition

Compétition internationale de patinage artistique synchronisé : trente et unième édition à Rouen

Un événement avec, chaque année, des centaines de spectateurs! Depuis 1903, l’Union des fédérations françaises des sports de glace gérait patinage artistique, patinage de vitesse, et de danse, hockey et curling. Cinq ans plus tard, la Fédération française des sports d’hiver a été créée avec Louis Magnus, son premier président. Puis la Fédération française des sports de glace, fondée pendant l’Occupation allemande en 1941 par Georges Guérard et Jacques Lacarière, regroupa ces disciplines en une seule fédération et reçut l’agrément ministériel en 42, devenant ainsi leur organisme officiel.

©x

©x L’équipe de France

Le patinage artistique synchronisé est un sport collectif spectaculaire où évoluent seize jeunes femmes: un ensemble majoritairement féminin avec ici, dans deux équipes, un garçon). Cette année, après la trentième édition de cette French Cup, en février dernier, la trente-et unième a eu lieu en novembre à cause des Jeux olympiques d’hiver programmés en février prochain. Cette compétition, organisée par le Rouen Olympic Club présidé par Nicolas Paysant, avec l’aide de quatre-vingt bénévoles… réunissait huit équipes nationales : Allemagne, Etats-Unis, Finlande, France, Italie, Pays-Bas, Pologne, Suisse. Principe: enchaîner ensemble à grande vitesse sur un programme imposé puis sur une musique et une chorégraphie libre de choix, des figures techniques. Objectif : avoir le maximum de points attribués par un jury à l’issue d’un programme court et long lendemain pour les catégories senior.

C’est aussi un spectacle  impressionnant qui a aussi à voir la chorégraphie, même si on aimerait qu’il y ait plus d’imagination dans les figures. Qualités requises: expérience technique élevée, excellente (et indispensable) cohésion, esprit d’équipe absolu et synchronicité. Ce qui suppose, au niveau d’un club national: sélection draconienne d’une équipe qui doit avoir une excellente santé physique et mentale, suivre un entrainement quotidien régulier toute l’année, s’imposer une discipline rigoureuse et avoir des patins de haute qualité.
Une très belle patinoire avec, au-dessus et au centre, un grand écrans quatre faces, retransmettant des images du public et, aussi bien entendu, celles des équipes en mouvement.
Avant que la compétition ne commence, diffusion d’une « musique » rock à décorner les bœufs: pas le meilleur de la soirée… En bas de la piste, une dizaine de jurés en ligne, silencieux, très attentifs, assis à une longue table nappée de noir.
Dans les gradins, survoltage garanti avec spectateurs de tout âge, supporteurs ou non, drapeaux nationaux brandis, cornes de brume en action, cris, applaudissements, lumière des téléphones allumées pour scander debout la musique… Une ferveur populaire pour soutenir chaque équipe. Loin du recueillement dans les théâtres à Paris et avec quelque chose ressemblant avec ce que devait y être le climat encore début XX ème siècle. A la fin, moquette rouge déroulée lentement et avec soin, sur la glace, installation d’un podium rond et de trois plantes vertes, arrivée millimétrée en rang par deux, des équipes soit au total quelque deux cent personnes, brève allocution des politiques de la Région, nombreux photographes, remise des prix avec hymne national, embrassades…  Un protocole bien huilé.
Les huit équipes, nationales, donc de très haut niveau, passent selon un ordre établi en fonction du nombre de points récoltés la veille, les « teams » les mieux « scorés » comme on dit ici dans la langue de Molière!, passant à la fin. Mais quand on n’est point de la paroisse, pas commode de voir les différences et quelquefois de piger  la décision du jury. s résultats finaux semblent se jouer à quelques points…

©X lLéquipe de Finlande

©X L’équipe de Finlande aux championnats du monde

L’équipe française basée à Lyon n’a pas démérité, loin de là mais les Finlandaises méritaient absolument de revenir encore en haut du podium. En effet, même quand on n’a guère d’expérience en la matière, on voit facilement qu’elles ont, un excellent rythme, une gestuelle, une fluidité exceptionnelles, un accord parfait entre une belle chorégraphie et la musique.  Question de sélection mais la Finlande, un pays très sportif, n’a que 5, 5 millions d’habitants et les Etats-Unis, plus de 340 millions! Et ici à la deuxième place. Un entraînement plus intense en Finlande? De très nombreux clubs et où commence très jeune… La Pologne était, elle, à la troisième place, avec ses trente-huit millions d’habitants et où il doit y avoir de nombreuses patinoires.
« 
Il n’y a point, écrivait Alfred de Musset, de maître d’armes mélancolique. Ici,point d’équipes nationales mélancoliques et cela fait du bien. En bonus, au réveil, la cathédrale de Rouen vue en hauteur à cinquante mètres de distance…

Philippe du Vignal

Le 29 novembre, Patinoire, Ile Lacroix, avenue Jacques Chastellain, Rouen ( Seine-Maritime). 

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