Frida Khalo, un portrait musical, création musicale Ezequiel Spuches, mise en scène de Clara Chabalier, d’après les lettres et le journal de Frida Kahlo

Frida Khalo, un portrait musical, création musicale d’Ezequiel Spuches, d’après les Lettres et le Journal de Frida Kahlo, mise en scène de Clara Chabalier  (tout public à partir de dix ans)

On attend des couleurs et l’on reçoit de la musique. Frida Kahlo (1907-1954) : une icône, des images, une légende: elle, toute petite, à côté de son géant Diego Rivera (mais il n’est pas au centre de cette histoire) voit son corps fracassé dans un terrible accident d’autobus. Puis elle a une difficulté à marcher, et doit porter ses fameux corsets, se met des fleurs sur la tête et fait des autoportraits obstinés… Les créateurs de ce spectacle ne refusent rien de la légende mais ne l’illustrent pas. Ils nous mettent plutôt devant une sorte de rébus qui, peu à peu, nous rapproche de Frida.
A un  « bord de plateau », après la représentation, les enfants encouragés à parler, n’hésitent pas à poser des questions simples sur cette mise en scène qui se construit comme un jeu. Pourquoi cette branche tordue, à l’avant-scène? Parce qu’elle évoque le corps maltraité de Frida. Pourquoi ces fils rouges tendus en oblique sur le plateau ? Une réponse aux fils de sang qui apparaissent sur ses tableaux. Et ce grand squelette, mannequin à percussions ? Pour évoquer la fête mexicaine des morts en musique et en couleurs.

 © Marikel Iahana

© Marikel Lahana

Cette Frida -présente grâce aux objets dont, parmi les instruments de musique, un magnifique marimba- s’incarne en deux voix, ou en deux voies : celle de la chanteuse lyrique Céline Laly, la narratrice, et celle du fin danseur Sébastien Ly qui offre l’image que nous connaissons de Frida : ses robes, ses fleurs dans les cheveux, son corset qui lui permet de tenir lequel est peint de symboles forts et colorés avec un brin de moustache: glissement vers le masculin joué par un homme glissant vers le féminin…Mais n’en disons pas plus… Chacun dans cette équipe va au bout de l’entreprise: les percussions, riches et délicates, empruntées par Maxime Echardour aux musiques traditionnelles mexicaines et plus largement, sud-américaines- sont aussi belles à voir qu’à écouter, comme la trompette et la guitare de Mauricio Ahumada.
Tout est parfaitement en place et tout vit : les chansons avec traduction projetée sur un rideau mouvant, les échanges -indirects- entre la chanteuse et le danseur, la découverte progressives des objets et des liens qui les unissent, pour faire apparaître peu à peu une Frida contemporaine, toujours fascinante.
On ne quitte pas un instant ce spectacle original, à ne pas manquer: on en voit rarement parmi ceux dits: « tout public » qui fassent preuve d’un si grande estime… pour tous les publics. L’Echangeur compte dans le théâtre de création. Espérons que  Frida Khalo, un portrait musical, sera largement diffusé…

 Christine Friedel

Attention: c’est juste encore aujourd’hui vendredi  6 février à 14 h 30 et demain samedi 7 février à 18 h. au Théâtre de l’’Echangeur, 59 avenue du Général de Gaulle, Bagnolet (Seine-Saint-Denis). T. :01 43 62 71 20.

 

 


Archive pour 6 février, 2026

Frida Khalo, un portrait musical, création musicale Ezequiel Spuches, mise en scène de Clara Chabalier, d’après les lettres et le journal de Frida Kahlo

Frida Khalo, un portrait musical, création musicale d’Ezequiel Spuches, d’après les Lettres et le Journal de Frida Kahlo, mise en scène de Clara Chabalier  (tout public à partir de dix ans)

On attend des couleurs et l’on reçoit de la musique. Frida Kahlo (1907-1954) : une icône, des images, une légende: elle, toute petite, à côté de son géant Diego Rivera (mais il n’est pas au centre de cette histoire) voit son corps fracassé dans un terrible accident d’autobus. Puis elle a une difficulté à marcher, et doit porter ses fameux corsets, se met des fleurs sur la tête et fait des autoportraits obstinés… Les créateurs de ce spectacle ne refusent rien de la légende mais ne l’illustrent pas. Ils nous mettent plutôt devant une sorte de rébus qui, peu à peu, nous rapproche de Frida.
A un  « bord de plateau », après la représentation, les enfants encouragés à parler, n’hésitent pas à poser des questions simples sur cette mise en scène qui se construit comme un jeu. Pourquoi cette branche tordue, à l’avant-scène? Parce qu’elle évoque le corps maltraité de Frida. Pourquoi ces fils rouges tendus en oblique sur le plateau ? Une réponse aux fils de sang qui apparaissent sur ses tableaux. Et ce grand squelette, mannequin à percussions ? Pour évoquer la fête mexicaine des morts en musique et en couleurs.

 © Marikel Iahana

© Marikel Lahana

Cette Frida -présente grâce aux objets dont, parmi les instruments de musique, un magnifique marimba- s’incarne en deux voix, ou en deux voies : celle de la chanteuse lyrique Céline Laly, la narratrice, et celle du fin danseur Sébastien Ly qui offre l’image que nous connaissons de Frida : ses robes, ses fleurs dans les cheveux, son corset qui lui permet de tenir lequel est peint de symboles forts et colorés avec un brin de moustache: glissement vers le masculin joué par un homme glissant vers le féminin…Mais n’en disons pas plus… Chacun dans cette équipe va au bout de l’entreprise: les percussions, riches et délicates, empruntées par Maxime Echardour aux musiques traditionnelles mexicaines et plus largement, sud-américaines- sont aussi belles à voir qu’à écouter, comme la trompette et la guitare de Mauricio Ahumada.
Tout est parfaitement en place et tout vit : les chansons avec traduction projetée sur un rideau mouvant, les échanges -indirects- entre la chanteuse et le danseur, la découverte progressives des objets et des liens qui les unissent, pour faire apparaître peu à peu une Frida contemporaine, toujours fascinante.
On ne quitte pas un instant ce spectacle original, à ne pas manquer: on en voit rarement parmi ceux dits: « tout public » qui fassent preuve d’un si grande estime… pour tous les publics. L’Echangeur compte dans le théâtre de création. Espérons que  Frida Khalo, un portrait musical, sera largement diffusé…

 Christine Friedel

Attention: c’est juste encore aujourd’hui vendredi  6 février à 14 h 30 et demain samedi 7 février à 18 h. au Théâtre de l’’Echangeur, 59 avenue du Général de Gaulle, Bagnolet (Seine-Saint-Denis). T. :01 43 62 71 20.

 

 

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