Tristan et Isolde, chorégraphie, lumières et costumes de Saburo Teshigawara, collaboration artistique de Rihoko Sato

Tristan et Isolde, chorégraphie, lumières et costumes de Saburo Teshigawara, collaboration artistique de Rihoko Sato

Ces artistes, à nouveau dans la salle Gémier à Chaillot, interprètent une pièce emblématique de leur répertoire, adaptée de l’opéra de Richard Wagner. Leurs sensibilités collent parfaitement à l’expression scénique de cette impossibilité d’amour absolu. Saburo Teshigawara a aussi réalisé un assemblage difficile et ramené la musique de cet opéra à cinquante minutes…

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© Akihito Abe

Créé il y a dix ans, Tristan et Isolde est jouée la première fois à Paris avec une scénographie aux grands rideaux à jardin et à cour, réduisant l’espace et combinée à un jeu des lumières et un travail sur les ombres, elle est très efficace. Nous avons l’illusion de passer d’un théâtre de poche, à la grande scène de l’Opéra-Bastille. Les personnages naissent chacun dans un rayon de lumière: circulaire pour Isolde, et rectangulaire pour Tristan. Ils dansent sans jamais se toucher sauf quelques secondes au milieu du spectacle, mais leurs ombres se croisent souvent. D’abord lents, les mouvements s’accélèrent progressivement et nous retrouvons la mobilité permanente des corps chère au travail du chorégraphe, en particulier ceux, très amples des bras.

Cette pièce est emblématique de l’extrême connivence qu’ont ces artistes. « Mon corps est à l’écoute de lui et de sa danse, dit Rihoko Sato. » Lui, en répétition, ne montre pas de mouvement et préfère suggérer. Il a des questionnements que le partenaire doit comprendre: « Rihoko Sato est une créature animale si pure, au-delà de la compréhension des mots. Quand je l’ai rencontrée il y a trente ans, elle ne savait rien de la danse mais était très sérieuse et assidue. Depuis cinq ans, elle est devenue indépendante et a tout compris de ma méthode de travail.»  Elle est sa danseuse et son assistante. Tristan cherche Isolde, la trouve, puis la perdra… Dans la vie, c’est l’inverse pour ces artistes.

Jean Couturier

Le spectacle a été joué du 18 au 21 février à Chaillot -Théâtre national de la Danse 1 place du Trocadéro,  Paris (XVI ème).

 


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