360, chorégraphie de Mehdi Kerkouche

360chorégraphie de Mehdi Kerkouche ( à partir de dix ans)

La salle historique de l’Elysée-Montmartre où a été créée La Cuisine d’Arnold Wesker, mise en scène d’Ariane Mnouchkine, un formidable spectacle qui, en 67, avait lancé le Théâtre du Soleil, a été totalement rénovée, et pour la première fois, accueille un spectacle de danse contemporaine. 360 avait déjà été joué à Chaillot en mai 2025, puis à Créteil en janvier dernier mais il prend ici une autre dimension.

©Julien Benhamou

©Julien Benhamou

Mehdi Kerkouche l’annonce  au public:  « Cela fait deux jours que je ne dors pas! Ici on est amour, on n’est pas dehors, laissez vos soucis dehors. » Ce dispositif (scénographie à 360° d’Emmanuelle Favre) au centre d’un plateau surélevé, est au niveau de la tête des spectateurs:  tous debout autour d’une tour où sur les solides montants en fer évolueront Jolan Cellier, Téo Cellier, Ashley Durand, Matthieu Jean, Fien Lanckriet, Alice Lemonnier, Matteo Lochu et Grâce Tala. Ils arrivent et nous font face. D’abord immobiles, ils sautillent sur place, de plus en plus violemment, au  rythme de la musique électro de Lucie Antunes, culminant parfois jusqu’à cent décibels, (protection d’oreilles très recommandée!!!) et sous les lumières de Rainbow (avec effets stroboscopiques!). Un premier bel effet visuel qui, pourtant, laisse curieusement de marbre les spectateurs. Mehdi Kerkouche a pourtant averti: « Ici, on n’est pas au Théâtre de la Ville, vous pouvez oublier tous vos codes. « 
A la fin, les huit artistes iront vers le public qui se met alors à danser. D’où cette impression de mouvements prévisibles et attendus, presque sages, alors que ces interprètes, s’engagent avec force dans ces joutes physiques rappelant les belles heures de ce lieu où, des années cinquante à soixante-dix, les matchs  de boxe et catch retransmis à la télévision, étaient commentés par Roger Couderc.
Bref, le public, en ce soir de première, ne semblait pas avoir l’énergie dépensée par ces artistes dont les talents de danseurs et acrobates forcent le respect. Et n’en déplaise aux récentes déclarations de Timothée Chalamet, jeune acteur de cinéma américano-français cumulant de nombreux Oscars: « Je ne veux pas travailler dans le ballet ou l’opéra, ou dans des trucs où c’est genre: continuez à faire ça, même si personne n’en a rien à faire. Avec tout le respect que je dois aux gens du ballet et de l’opéra. »,  l’art chorégraphique malgré tout, reste bien vivant…

Jean Couturier

Jusqu’au 11 mars, Elysée-Montmartre, 72 boulevard Rochechouart, Paris ( XVIII ème). T. : 01 44 92 78 00.

 


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