Morgan de Cecco

Morgan de Cecco 

Il a franchi la grande porte de la magie à vingt ans. Lors d’un repas familial, il avait rencontré un ami du grand-père de sa femme qui faisait des tours à table. Et il a senti une vraie passion, ce qui l’a intrigué. Et il en a discuté avec lui, toute l’après-midi et le même soir. Puis il a cherché à en savoir un peu plus, en essayant de trouver des tours à apprendre sur Internet. Et il est tombé sur le tuto-vidéo du Houdini change (carte qui change en la frottant avec la main), un tour qu’il a vite travaillé. Après quelques heures d’entraînement, il l’a fait devant sa femme Nathalie qui en est restée bouche bée. Et la magie est devenue une véritable passion. « C’est drôle, dit-il, si elle n’avait pas réagi positivement, je n’aurais sans doute pas été plus loin et n’en ferai sans doute pas aujourd’hui. »

© Nathaile De Cecco

© Nathalie De Cecco

« Au début, j’en faisais surtout pour moi-même devant mon miroir. Il y avait tant de choses à découvrir que je m’extasiais des nouveaux secrets que j’apprenais. J’ai commencé par les cartes comme tout le monde, je crois, grâce aux incontournables volumes de La Magie par les cartes de Bernard Bilis. Une véritable encyclopédie en la matière. Je me suis pris claques sur claques mais j’en demandais toujours plus ! Mais l’artiste qui a sans aucun doute changé ma vie est David Stone avec ses deux DVD The real secrets of Magic. Une révélation. Tout me plaisait, le style de David, ses mouvements, ce qu’il dégageait, mais One coin routine que j’ai trouvée magnifique,  m’a ébloui plus que les autres.
Je voyais de la vraie magie dans ses mouvements et une forme de danse artistique, poétique, bref, une véritable œuvre d’art. J’ai eu l’impression de découvrir le Graal et ce que je voulais faire… Alors peu importeraient la difficulté et le temps que cela prendrait.Je ne comptais donc pas mes centaines d’heures d’entraînement… Un 
objectif si fort, que la difficulté des manipulations n’était pas un obstacle. Et je continue à pratiquer la magie des pièces, en essayant de me spécialiser toujours plus. Et elles sont désormais présentes dans tous mes close-up.   Et commencer par des tours vus par très peu de gens, quoi de mieux. « 


Morgan de Cecco a pu entrer dans l’équipe de France de
close-up en 2018. Un appel à candidatures avait été lancé sur les réseaux sociaux et il a envoyé la vidéo d’un numéro créé pour l’occasion. Après un retour positif, il est « monté » sur Paris et l’a présenté devant Bernard Bilis, Jean-Jacques Sanvert, Ludovic Julliot, Pascal Bouché et le président Laurent Guez. « Le stress était au rendez-vous avec deux candidats retenus sur dix: Markobi et moi-même. Depuis ce jour, je travaille avec eux mon numéro de concours pour le présenter en France  et à l’international. Grâce à cela, j’ai remporté le titre de champion de France FFAP 2022 à Poitiers, un troisième prix aux championnats d’Europe FISM 2024 à Saint-Vincent en Italie, et j’ai été vice-champion de France FFM 2025 à Troyes.
Tout cela n’aurait sans doute pas été possible sans le soutien de ma femme Nathalie qui m’a inscrit à mon premier concours et qui a déclenché chez moi l’envie de continuer dans cette voie. Elle m’a aussi beaucoup aidé dans l’écriture de mes numéros. Nous nous complétons parfaitement. Très souvent, elle imagine des effets qui peuvent servir la narration du numéro et quelques instants plus tard, je les lui présente en combinant plusieurs techniques et subtilités. Photographe, elle crée aussi tous mes visuels photo et vidéo, gère mon site web et ma communication sur les réseaux sociaux. Sans elle, je ne serai sans doute pas professionnel aujourd’hui…

 Pour Morgan de  Cecco, les principales qualités sont la persévérance et la patience. « Associées, elles permettent d’accomplir presque tout ce que l’on veut. Bien sûr, tout cela ne serait rien si je n’avais pas une passion dévorante depuis quelque vingt ans…Le cœur de mon métier reste le close-up. Je travaille dans toutes les conditions possibles,  parfois inimaginables, comme un close-up en costume au bord d’une piscine municipale dont le gérant avait organisé une nocturne sur le thème du cirque. Un conseil: ne faites pas choisir de cartes dans cet environnement: vous risqueriez de le regretter…

Il propose aussi un spectacle One man show, qu’il place en général à la suite d’une déambulation, avec des numéros très participatifs de mentalisme et effets visuels, extrasensoriels  et toujours une pointe d’humour. Tout son matériel tient dans un sac de courses pour un format: vingt minutes, à plus d’une heure. « J’ai  commencé à créer quand j’ai  participé à des concours. On se dit alors que faire de la magie pour surprendre des magiciens, est dénué de sens et un peu paradoxal mais je me suis vite rendu compte qu’au fil de mes trouvailles, c’était très bénéfique pour la créativité. Avec une gymnastique qui s’assouplit d’année en année, il m’est facile de trouver des solutions techniques pour réaliser de nouveaux effets… Je ne m’étais jamais imaginé cela à mes débuts mais ils ont bluffé notre communauté. Grâce à ces concours, j’ai réussi à tracer ma voie dans la magie des pièces. Cela m’a aussi permis de réaliseravec Philippe Molinal, un DVD et VOD: l’ABC de la magie des pièces (disponible sur mon site web) accompagné d’un kit pour les débutants…  Quelle fierté !

À ses tout débuts, il a été subjugué par Criss Angel et par son aura, en créant un contexte propice à ses miracles. Mais il s’est vite rendu aperçu que cette magie, même extraordinaire, ne pouvait se faire en conditions réelles et encore moins de manière impromptue. David Blaine fait partie de ses artistes emblématiques: ses passages à la télé vers 1990 avec seulement des cartes et quelques objets du quotidien, l’ont marqué. Il trouvait génial que tous ses tours aient  pu être réalisés dans la vraie vie et devant un vrai public. « C’est un peu à ce moment, dit-il, que j’ai vu qu’il ne fallait pas forcément compter sur des effets spéciaux pour rendre dingue, un public mais que de véritables miracles pouvaient aussi se cacher dans la simplicité… De nombreux artistes m’ont depuis influencé mais surtout David Stone. Il a, véritablement changé ma vie en me faisant croiser la route de la magie des pièces, avec tout le style qu’on lui doit… David, merci !

Il aime faire des effets partout, n’importe quand, et avec n’importe quel objet: téléphone, pièces de monnaie, billets mais aussi le pickpocket et le mentalisme…Mais il n’a guère envie de s’assoir à une table derrière un tapis de cartes et présenter la nième routine d’As leader.  Il y a une  connotation bien trop « magicien » à son goût et il travaille toujours debout pour donner l’impression que son travail est en corrélation avec le sujet de conversation de ses interlocuteurs comme de façon impromptue.  La magie visuelle est sa favorite.
Il a subi nombre d’influences au fil de son évolution. »Mon répertoire d’hier n’est plus, dit-il,  celui d’aujourd’hui et ne sera sans doute pas celui de demain. Rien n’est figé dans le marbre, comme on pourrait le croire. J’ai beaucoup été influencé par les artistes cités plus haut et par d’autres, mais plus le temps passe, plus j’ai tendance à m’éloigner de toutes les nouveautés pour me centrer sur moi-même. Cela m’a permis d’entrer dans un processus créatif qui m’a ouvert sur d’autres voies: notamment mon propre style. Bien sûr, cela n’aurait pas été possible, si je n’étais pas passé par un long temps de mimétisme et répétitions…

 Que recommander aux débutants? « Si je devais donner un conseil et un seul, ce serait avant tout d’avoir une passion pour ce que l’on fait et de l’entretenir. Je suis moi-même passé par des niveaux de passion variables qui se calquaient en partie sur les épreuves de la vie. Il est très facile de tout lâcher à la moindre difficulté. Il faut se donner des objectifs personnels. Pour ma part, les concours et leurs dates m’ont fait grandir comme jamais dans le métier. Le chemin à emprunter est propre à chacun et en fonction de nos ambitions. Tout le monde n’aspire pas à devenir  professionnel et veut souvent que la pratique de la magie reste un moment d’évasion agréable. sans stress, ni contrainte. Et donc amusez-vous, tout simplement…

 Quel regard porter sur la magie actuelle? Morgan De  Cecco trouve qu’elle est plus que jamais en ébullition et que la nouvelle génération la remet en lumière à travers le monde et lui redonne ses lettres de noblesse, en la dépoussiérant avec des innovations surprenantes. « Toute cette créativité, dit-il, n’aurait sûrement pu voir le jour, sans l’expansion d’Internet et des réseaux sociaux qui ont placé notre discipline sous stéroïdes. Mais, revers de la médaille il y a  toutes les vidéos de révélations que l’on peut trouver sur les plateformes de partage, le Magic porn comme on l’appelle. Je pense que nous pouvons aujourd’hui trouver la quasi-totalité de notre patrimoine débiné impunément par des  gens n’aspirant qu’à une course aux clics  et n’ayant même pas conscience du mal que cela génère.
Malheureusement, nous n’avons pas d’autre choix que d’accepter cette situation regrettable et qui s’amplifiera avec le développement de l’ I.A. Bien sûr, la transmission est très importante pour perpétuer notre art mais il doit être mérité et non proposé à tout le monde qui le consomme par voyeurisme. Ce qui génère beaucoup de tort aux créateurs. Par chance, nous sommes encore un peu protégés: la masse d’informations disponibles est telle, que trouver ce que l’on cherche devient vite un incroyable parcours du combattant. Trop d’informations tue l’information… Bien que le monde du numérique évolue de manière exponentielle, je pense que la magie ne mourra pas…  Même  si on connait le TRUC
, le cerveau se fera à jamais berner par un « faux dépôt » motivé, ou une belle « misdirection »

 Et l´importance de la Culture dans tout cela?  » Je n’ai pas beaucoup eu l’occasion de traverser le globe. Mais les différences ethniques, religieuses, socio-éducatives… nous offrent une richesse précieuse dans notre apprentissage. Et les réactions sont très différentes en fonction des pays. Les Français -et je les connais bien- sont un des publics les plus durs qui soient: ils ne s’extasient pas facilement. Au contraire, les Américains se laissent volontiers emporter et profitent pleinement. J’ai la chance d’avoir de la famille outre-Atlantique et j’ai pris beaucoup de plaisir à faire du close-up : le public se transforme là-bas en grands enfants dès les premières secondes. Les Russes sont inexpressifs et froids en apparence, mais aiment beaucoup se faire bluffer. Les réactions que nous produisons ne sont pas un critère de qualité. Pourtant, nous les recherchons en priorité: cela nous flatte et nous galvanise mais je pense qu’il faut apprendre à se détacher des apparences: les émotions ressenties pendant nos petits miracles sont souvent bien plus fortes, que les réactions extérieures…

Morgan De  Cecco pratique la guitare électrique depuis qu’il a eu douze ans et aime beaucoup jouer du rock instrumental style Joe Satriani ou jazz/rock… Et il essaye de trouver un peu de temps pour sa  passion de la musique qui est toujours restée la même. À côté de cela, il aime aussi courir et faire du vélo mais le principal reste quand même sa femme et ses garçons de huit et dix ans. « Plus le temps passe, dit-il, plus je me rends compte que la chose la plus importante, est d’être avec ses proches. »

 Sébastien Bazou

Interview réalisée le 24 avril à Dijon ( Côte-d’Or).

 


Archive pour 29 avril, 2026

Shechter II In The Brain, chorégraphie et musique d’Hofesh Shechter

Shechter II In The Brain, chorégraphie et musique d’Hofesh Shechter

© Tom Visser

© Tom Visser

Depuis 2010, ce chorégraphe est programmé par le théâtre de la Ville et cette pièce de cinquante-cinq minutes est dansée par la nouvelle promotion de la Shechter II. Huit interprètes ont été sélectionnés sur mille deux cents candidats! pour cette compagnie d’apprentissage: c’est dire l’intensité de leur engagement personnel. Hofesh Shechter aime faire vivre de façon physique, sa chorégraphie au public et associe les images qu’il crées au travail de lumières en mouvement de Tom Visser et à de très fortes variations d’intensité musicale.
Parfois, notre corps vibre à l’unisson des danseurs et nous retrouvons ici les codes habituels de cet artiste avec une danse ancrée au sol et des supplications, bras en l’air, vers le ciel. Sensuelle et sauvage, elle est inspirée de Cave qu’il avait créée en 2022 pour la Martha Graham Company, une pièce issue du « clubbing » et du monde nocturne…

Cela commence avec une sorte de magma humain naissant lentement dans la pénombre, puis les danseurs se séparent, chacun s’inspirant  à sa manière, de la musique. « Il me semble, dit Hofesh Shechter, que le clubbing est, en quelque sorte, la version actuelle de la danse traditionnelle ou folklorique. C’est l’endroit où les jeunes trouvent la possibilité de se rassembler et s’exprimer; ils créent leurs rituels, flirtent et ont le sentiment d’être en communauté. Cela leur permet aussi de recharger leurs batteries. Ils peuvent se perdre et accéder à un monde spirituel offrant une échappatoire à leur vie au quotidien. »
Sur les plans technique et artistique, ces jeunes interprètes se sont parfaitement imprégnés du style Hofesh Shechter, pour danser cette  courte pièce, modèle de son art chorégraphique. On entre -ou pas- dans son univers mais nous sommes très client. Attention: bien se protéger les oreilles !

Jean Couturier

Spectacle joué du 1er au 25 avril, au Théâtre de la Ville-Théâtre des Abbesses, 31 rue des Abbesses, Paris (XVIII ème). T. : 01 42 74 22 77.
Et du 25 juin au 11 juillet.

FauxFaire FauxVoir, conception et coordination générale de Thierry Collet, collaboration artistique de Cédric Orain

Festival de magie de Nice (suite)

FauxFaire FauxVoir, conception et coordination générale de Thierry Collet, collaboration artistique de Cédric Orain

©x

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Cela se passe à la chapelle des Franciscains (XIII ème siècle) sur une place jouxtant le vieux Nice. Après un atelier de magie l’après-midi pour enfants (et parents) assez réjouissant de Nicolas Gachet, l’assistant de  Thierry Collet. Puis une lecture de textes passionnants de Robert Houdin, le grand maître du XIX ème siècle et d’extraits d’Harry Potter par des acteurs du Théâtre National au café à côté de la Chapelle, la journée se conclut avec le spectacle de ce magicien remarquable (voir Le Théâtre du Blog) fondé en grande partie sur les tours que nous jouent nos yeux et notre cerveau. Dans un monde où tout n’est qu’illusion, en quoi et en qui pouvons-nous encore avoir confiance? Il explique aussi très clairement sa démarche au public (il a été élève au Conservatoire National et a une maîtrise absolue de l’art oratoire). Mais aussi du détournement d’attention: une des bases de la magie depuis toujours…
Il nous emmène en quatre vingt-dix minutes avec ses collaborateurs Soria Ieng et Nicolas Gachet sur des terres inconnues d’où le public ressort fasciné. « Dans mon travail, dit-il, j’aime que les effets magiques ouvrent des portes philosophiques, politiques et critiques, sans renier, bien sûr, la jubilation que cet art populaire permet de créer. Je rêve d’une magie qui nous réveille, plutôt que de nous endormir. »

Un spectacle où le public suit alternativement trois ateliers.Thierry Collet, Sorian Ieng, Nicolas Gachet montrent des illusions d’optique comme ces damiers où, par habitude mentale, nos yeux persistent à voir un carré blanc à côté d’un noir, alors qu’il y a ici deux blancs. Aucun trucage, aucun détournement d’attention puisque nous sommes seuls aux manettes mais la réalité existe bien! Effrayante!  On imagine ce qu’on pourrait nous faire avaler!
Comme ces rectangles de surface différente: évident quand on les regarde, alors que c’est absolument faux! Cela voudrait-il dire qu’on peut nous manipuler très facilement? Ou encore ces exercices de calcul où tout le monde  trouve le même nombre: ici encore pas la moindre magie mais juste une raison mathématique… Ou encore des illusions à partir de sensations. C’est juste parfois un peu long puisque le public reste debout.

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Puis invités à nous asseoir sur des gradins, Thierry Collet réalise quelques tours classiques comme ce verre à pied rempli de soi-disant vin blanc surgissant d’un foulard rouge. Puis est d’abord projeté un curieux et magnifique petit film en noir et blancLa Télévision, œil de demain (1947) réalisé par le documentariste J.K. Raymond Millet (1902- 1974) à partir d’une nouvelle d’anticipation de René Barjavel.

On y découvre ce que sera la télévision en format portable et comment nous interagirons avec cet écran, ancêtre bien réel du smartphone aux dizaines de fonctions. On voit aussi une femme manquant de se faire renverser par une voiture quand elle traverse une rue, les yeux rivés sur son téléphone! Il y a aussi des voitures connectées où les informations sont diffusées en direct. Les images sont assaisonnées de commentaires assez caustiques.
Dans ses romans d’anticipation comme Ravage, ce  visionnaire qu’était René Barjavel, fils de boulanger et petit-fils de paysan drômois, avait aussi imaginé la Tour Montparnasse. Et le paiement par carte, le téléphone portable. Incroyable! Ensuite, l’écran fait place, pour un grand moment de mentalisme, à un tableau blanc où seront écrits par Sorian Ieng quelque vingt prénoms de spectateurs qui sont candidats. Charlotte, Thomas, John, Florence, Calypso…

 

© Romain Lalire

© Romain Lalire

Thierry Collet donnera à chacun une carte tirée d’un paquet mais lui, ne la regardera pas et ils la garderont soigneusement avec eux. Puis il prend une carte de son jeu, la montre au public et demande à Charlotte si elle a bien le dix de cœur. Oui, dira-t-elle. Il continuera aussi calmement ce questionnement et à chaque fois, Sorain Leng dira, puis effacera le prénom exact. Oui, diront aussi tous les autres, j’ai bien le huit de pique, le  roi de trèfle, etc. Et cela sans aucune erreur ou approximation chez Thierry Collet.
Un classique du mentalisme… Bien sûr, il y a un trucage mais très difficile à percevoir et que nous ne vous dévoilerons pas. Comme Thierry Collet sait admirablement y faire, le public se laisse embarquer. Et sonné par ce tour si bien réalisé, il a longuement applaudi les trois artistes. Technique supérieure de bluff, simplicité apparente, jubilation… Un très bon cocktail entre dialogue avec le public,pensée philosophique, expérience sensorielle, un soir de printemps niçois. Que demande le peuple? 

Philippe du Vignal

Le spectacle a été présenté les 22 et 23 avril à la Chapelle des Franciscains-Théâtre national de Nice, 6 place Saint-François, Nice (Alpes-Maritimes).

Et du 5 au 9 mai, La Villette, Grande Halle, Espace Boris Vian, Paris (XIX ème) .

 

 

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