Leurs cœurs se balancer de Claudine Galea, mise en scène de Christophe Laluque

Leurs cœurs se balancer de Claudine Galea,  mise en scène de Christophe Laluque

 

Un texte commandé pour un spectacle à Claudine Galea, une écrivaine reconnue de romans, pièces et livres pour enfants, textes radiophoniques… Elle a été artiste associée au Théâtre national de Strasbourg de 2015 à 2022, et l’est au Théâtre Nanterre-Amandiers depuis 2021. Ses œuvres ont été mises en scène par, entre autres Stanislas Nordey et  Jean-Michel Rabeux… En 2021, sa pièce Je reviens de loin a été adaptée au cinéma par Mathieu Amalric sous le titre Serre-moi fort.
Cela commence au crépuscule dans une forêt avec  une grande dame (Chantal Lavallée) en grand manteau léger parsemé de fleurs (Chantal Lavallée). Une petite fille  sans nom (Rosa Pradinas) part à la recherche de son identité. Elle rencontre Court-très-vite, un personnage courant après le temps et un Lapin sans visage (Clémentine Lebocey). En leur compagnie, elle découvre l’amitié et la beauté des choses simples. Dans cette
courte saga poétique (trente-cinq minutes),  l’autrice célèbre la douceur de vivre, l’écoute aux autres. 

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Une scénographie quadri-frontale pas toujours facile à gérer et plutôt rare dans le théâtre pour enfants. Sur une moquette blanc-gris, des poteaux avec des fils lumineux conçus par Franz Laimé, figurent des arbres qui ressemblent à des sculptures contemporaines… pas très réussies. Il y a aussi, d’une rare beauté mais peu mis en valeur, deux morceaux de troncs d’arbre creux et éclairés à l’intérieur, visiblement inspirés de Giuseppe Penone, le grand sculpteur du mouvement arte povera  qui a si bien raconté le végétal et le temps dépassant celui des êtres humains qui a lentement façonné ce bois.
Cela nous rappelle une racine trouvée par un ami dans un ruisseau en Corse et que l’eau, au fil des années avait lissé et créé une tête de de Gaulle. Immédiatement reconnu par ceux qui la voyaient, admiratifs devant ce qu’ils croyaient être l’œuvre d’un sculpteur. Mais restant sceptiques quant à sa création par la seule Nature…

Le texte de Claudine Galea ne manque pas de charme mais n’est guère mis en valeur, à cause d’une mise en scène et d’une direction des actrices approximatives…  Et deux costumes sur les trois, sont ceux de la vie courante: donc banaux, et sans poésie aucune. Christophe Laluque a sans doute voulu ouvrir une porte vers l’imaginaire et permettre aux enfants de trois à six ans d’intervenir mais ce qui est montré ici, ne fonctionne pas  et nous ne sommes pas arrivés à entrer dans un univers qui se voudrait ludique… Dommage.

Philippe du Vignal

Jusqu’au 12 mai, Théâtre Dunois, 7 rue Louise Weiss, Paris (XIII ème). T. : 01 45 84 72 00. 

 

 

 

 

 


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