La S.N.C.F. La Honte…
La S.N.C.F. !La Honte…
La ligne Paris-Clermont vers Aurillac comme celle via Brive, est devenue célèbre pour ses dysfonctionnements répétés. En avril dernier, le train Aurillac-Clermont avait été remplacé par un car à cause de travaux sur la voie. Bon.. le car est parti à l’heure exacte : 16 h 03 mais ensuite des travaux sur la route près de Clermont, le car a dû ralentir et devinez quoi? Le car est arrivé une vingtaine de minutes après le départ du train. Bravo la S.N.C.F.
Bien entendu, aucun accueil en gare de Clermont. Un employé est enfin venu nous dire « attendez quelqu’un ». Quarante minutes à attendre… dans la salle d’attente. Un cadre très aimable nous a dit qu’il allait recevoir les ordres de Paris. Il a aussi regretté de ne pouvoir faire mieux et a précisé que la connexion entre la société de Ter et celle des trains Intercités n’était pas bonne. C’est le moins qu’on puisse dire!!!
Merci la S.C.N.F. C’était pourtant facile de faire partir le car plus tôt. Et dès qu’on ose réclamer, personne n’est jamais responsable. Pareille mésaventure nous était déjà arrivée il y a quelques années avec un TER Aurillac-Clermont qui avait pris du retard. Et nous avions dû dormir à l’Hôtel des commerçants près de la gare, sans ascenseur et aux chambres juste propres et sinistres. Et on nous avait servi un dîner chaud mais frugal, qui avait, au moins, le mérite d’exister. Pas de petit déjeuner: le service commençant après le départ du premier train pour Paris !
Alors pourquoi en 2026 se compliquer la vie: les voyageurs concernés se voient offrir un superbe dîner par le cadre en question: un carton avec salade composée en boîte, bouteille de de 50 cl marque Eau neuve, deux sablés de Retz, (pas trois), petite galette au blé complet et sachet de bonbons Haribo. Quelle générosité! Et l’hôtel? Le même…
Toujours pas d’ascenseur et visiblement, une fête en train de se préparer. A l’accueil, on nous reçoit de façon à peine polie… et on est étonné que nous ne voulions pas monter nous-même nos valises. Après être allé boire un coup, nous nous sommes allés nous coucher. Suite du feuilleton: un karaoké commença rapidement juste en dessous des chambres. Impossible de dormir… Réponse après réclamation auprès de la patronne: « Si vous appelez la police, je vous garantis qu’ils ne viendront pas et de toute façon, cela durera encore deux heures mais pas plus. » Vous avez dit élégant?
Devant ma colère, elle a enfin proposé une autre chambre au troisième étage et une employée y a rapporté la valise. Petit déjeuner minable avec chocolat à peine chaud. Merci la S.N.C.F. .
Après récupération du nouveau billet à la gare, je m’étonnais auprès des employés de ces sacrés dysfonctionnements. Résignés, ils étaient étonnés que je me plaigne, puisque de toute façon, je pouvais regagner Paris avec ce train à l’heure!!! Sans commentaires!!!! Et on m’a fait comprendre que c’était peine perdue de faire une réclamation pour obtenir un dédommagement! Et quand j’ai raconté les conditions d’accueil et demandé pourquoi on n’avait pas droit à être hébergé à l’hôtel Ibis tout proche, nettement plus confortable la réponse a été d’un cynisme absolu: « De toute façon, vous auriez subi les mêmes inconvénients dus au bruit de cette fête. «
Pas mal, non? Merci la S.N.C.F. de s’occuper attentivement des naufragés de ses lignes, alors qu’ils n’y sont pour rien, et de faire ainsi de belles économies sur le dos de ce qu’elle appelle maintenant des clients et non plus des usagers.
Le feuilleton de la très basse qualité des voyages sur ces trajets continue et a augmenté avec la canicule. Un train Paris-Brive annulé et impossible de changer le billet par Internet et trois quart d’heures d’attente au téléphone. Pour un Paris-Clermont le lendemain. Et de nouveau annulation et de nouveau attente de trois quarts d’heure au téléphone. Seule solution proposée prendre le train de nuit Paris-Aurillac. Douze heures mais après tout pourquoi pas?
C’était trop beau et après deux heures de trajet, la charmante contrôleuse vient nous prévenir que la locomotive à Brive était en panne. Et qu’il n’y aurait jamais assez de taxis à Aurillac pour aller nous chercher à la Roquebrou qui sera le terminus à quinze minutes environ! Donc, seule solution possible: comme nos wagons iront à Rodez, et on nous réveillera vers cinq heures à Figeac (Lot) et là, nous reprendrons un TER pour rejoindre Aurillac. Mais elle nous annonce sans rire que l’heure d’arrivée ( sept heures et demi) sera respectée. Pas mal! Merci la S.N.C.F.
Allez encore une pour la route, un ami a reçu un SMS pour lui annoncer que son voyage Aurillac-Paris deux jours plus tard était annulé pour cause de « défaut de matériel » ( sic). Rebelote Internet inaccessible et trois quarts d’heure au téléphone…
M.Faradou, prédécesseur de M. Castex, a systématiquement privilégié les lignes TGV? Quel intérêt représente en effet la population d’Aurillac? Et les réclamations des maires et députés sont restées lettres mortes. Vous avez dit lamentable? Et comment font les gens pas très au fait du numérique. Téléphoner? Oui, mais à condition de ne pas être pressé?Aller se faire aider à l’antenne de France-Services? A condition de ne pas être loin! Une situation lamentable et indigne d’un pays comme la France. Qu’en pense M. Castex? Quelles mesures compte-t-il prendre pour qu’au moins les clients, puisque, clients, il y a, soient traités correctement et vite quand il y a un pépin. Nous attendons sa réponse avec impatience. Et que M. Macron ne s’étonne pas ensuite que les électeurs des campagnes se tournent alors vers le F.N. (Nous savons ce dont nous parlons) quand il y a une telle défaillance de l’État! Bizarre, on n’ jamais vu M. Castex sur ces lignes défavorisées… Il y a quelques années, au moment des retours de vacances, un train n’avait pu partir d’Aurillac à cause d’un conducteur manquant à l’appel. Impossible de loger autant de monde y compris des enfants et la Préfecture avait alors mis en place un car pour rejoindre Paris de nuit. Quel mépris, quelle inintelligence de la part de la S.C.N.F qui avait commis une faute très grave et sans aucune excuse.
En tout cas, si vous allez au festival d’Aurillac, privilégiez n’importe quel autre moyen de transport et évitez absolument de prendre le train . N’ayez aucune confiance dans les horaires de la S.N.C.F. ! A méditer: Avec la S.N.C.F., j’ai la sensation de me faire rouler dans la farine.
Une phrase de Xavier Bertrand qui se définit comme « un gaulliste social, d’une droite sociale et populaire ».
Philippe du Vignal
















