CABARET PERCHÉ

CABARET PERCHÉ par Edith Rappoport

 

Création musique de Little Ballroom avec Ingrid de Reinach trapèze, Laetitia Brun relou, Tarzana corde, Marion Michel danse, Automne Lajat violoncelle, Audrey Champenois accordéon, chant, Cyril Andrieu accordéon, François Djemel basse, Cécile Baudard création lumière, Étienne Vérilhac création branches.


Ce spectacle insolite commence bien dans ce chaleureux petit chapiteau rempli d’un public jeune et enthousiaste. Il y a une belle installation plastique, des troncs d’arbres noueux où d’étranges personnages se suspendent, un ensemble musical plutôt tonique, un beau numéro de trapèze en jupe droite. Mais ce cabaret se délite sur la fin avec une clownesse courageuse aux seins nus. C’était la première, il y a encore du travail.


Archive de l'auteur

HIT PARADE 2008

 

HIT PARADE 2008 par Edith Rappoport

 

En 2008, voici la liste des spectacles qui restent vivaces dans ma mémoire, par ordre chronologique :

-Le jour où Nina Simone s’est arrêtée de chanter de Darina Al Joundi et Mohamed Kacimi (vu 3 fois)
-Onyssos furieux de Laurent Gaudé, mise en scène de Charlie Brozzoni
-Maître Puntila et son valet de Brecht, mise en scène d’Omar Porras
-Ébauche d’un portrait de Lagarce, mise en scène de François Berreur par Laurent Poitrenaux
-La Chambre des petites merveilles de Jarry, mise en scènede  Tralala Splatch
–Les Gûmes du Phun
-Women 68 de Bruno Boussagol et Nadège Prugnard
-Wanted  de Jolie Môme
-Les amoureux de Carlo Goldoni, mise en scène de Gloria Paris
-La Cagnotte de Labiche, mise en scène Adel Hakim
-Nouveau spectacle extraordinaire d’Edgar Poe par les Rémouleurs, mise en scène Anne Bitran.

AVANT LA CÉRÉMONIE

AVANT LA CÉRÉMONIE (2) Espace Rachi 4 janvier De Naïm Kattan, mise en scène Florence Camoin

 

A la veille de leur mariage à Montréal, deux jeunes juifs retrouvent leur famille et font la lumière sur la séparation des parents de la jeune fille, dont le père resté en Israël a mal vécu le départ de sa fille de 8 ans qui a suivi sa mère partie retrouver son amant. Cette pièce que j’avais lue quelques mois auparavant, prend une résonance étrange avec l’invasion de Gaza. Rufus joue David, le père resté à Tel-Aviv dépossédé de sa fille, pour moi l’éloge de ce pays passe mal. Le jeu boulevardier des deux belles-mères n’arrange rien.

Edith Rappoport

DÉPAYZ’ARTS. Fontainebleau

DÉPAYZ’ARTS. Château de Fontainebleau par Edith Rappoportc31230bd187d4f73aa07273af5b980e7.jpeg

C’est la soirée de clôture d’un festival élaboré après deux ans de travail par José Manuel Gonçalvès de la Ferme du Buisson de Marne la Vallée, commandé par le Conseil Général de Seine et Marne. Après avoir surmonté des difficultés juridiques puisqu’il n’y avait pas eu d’appel d’offres, c’est Made in production, la structure porteuse des compagnies accueillies à la Ferme qui a conçu ce festival atypique éclaté sur quatre lieux du département. Nous sommes accueillis avec les officiels dans une splendide galerie du château avec un somptueux buffet, où sont projetées des images des interventions d’Opéra Pagaï et des artistes intervenant les jours précédents, avant d’être invités après une longue attente, à pénétrer dans l’immense parc habité par des milliers de torches de Carabosse. Didier Lockwood et sa vingtaine de musiciens lance la musique, il s’arrête bien vite. On est saisis par l’immensité de ce beau parc illuminé, mais on est bien loin de la dimension sociale de ce que le Channel de Calais a pu organiser depuis des années à la même époque.

FEUX. August Stramm.

FEUX .Théâtre de la Cité internationale, D’August Stramm, mise en scène, scénographie et lumières de Daniel Jeanneteau et Marie-Christine Soma par Edith Rappoport.

 

Ces trois nouvelles de Stramm, auteur allemand du début du siècle mort en 1915, mettent en scène des personnages à la dérive. Rudimentaire retrace la vie d’un couple au chômage, vivant dans une accumulation de débris, indifférent à la mort de leur enfant qu’ils n’ont même pas remarquée. La visite d’un ami les réveille un peu, la jeune femme hystérique s’accroche éperdument, tour à tour à l’un ou  à l’autre, agitant le cadavre de son enfant. Je n’ai pas vu la fiancée des landes plongé dans la pénombre, mais j’ai été sidérée par la force du jeu des acteurs dans Forces, un chassé-croisé de couples mené par l’hôtesse, une grande mondaine éperdue. Axel Bougosslavsky, Jean-Louis Coulloch, Julie Denisse, Mathieu Montanier et Dominique Reymond portent ce texte avec une grande force. Belle surprise inattendue !

Edith Rappoport

LES BORGNES (Aneth)

 

 

LES BORGNES Lavoir Moderne De Mustapha Benfodil (Algérie) texte inédit mis en lecture par Michel Cochet, résidence d’écriture à ANETH, café littéraire organisé par Monique Blin et Caya Makhele par Edith Rappoport

L’infatigable Monique Blin continue de se faire découvreuse, après plus de 20 ans de Festival des Francophonies de Limoges et des années d’Écritures vagabondes. Mustapha Benfodil est là, il est grand reporter, il a fait nombre de missions parfois dangereuses, mais il sépare cette activité professionnelle de celle de romancier, poète, nouvelliste, dramaturge. Salah, vieil instituteur à la retraite croupit auprès de ses élèves qui inventent une colonisation à l’envers. Ce sot les algriens qui ont colonisé la France, ils se sont installés dans les villages. Cette vie à l’envers ouvre des horizons inconnus. Pendant le débat, cet homme timide et courageux peine à se faire entendre.

Edith Rappoport

Pour Louis de Funès

Pour Louis de Funès. de Valère Novarina Maison de la poésie (Paris), lecture par Dominique Pinon, Laurence Mayor et Dominique Parent. par Gérard Conio

   La Maison de la poésie poursuit jusqu’au 21 décembre son hommage à Valère Novarina. Pour ceux qui n’ont pas encore suivi ces événements, il est temps encore de voir du mercredi 17 décembre au dimanche 21 décembre «  Devant la parole » créé par Louis Castel, assisté de Nicolas Struve, et «Le repas » dans la mise en scène de Thomas Quillardet. Lundi 15 décembre à 19 h Dominique Pinon a lu   « Pour Louis de Funès », avec des extraits de «  Vous qui habitez le temps » et de « La chair de l’homme » dits par Dominique Parent, Laurence Mayor, Nicolas Struve et Agnès Sourdillon. Les spectateurs qui ont eu la chance de vivre ce moment de grâce auront eu le sentiment de passer dans une autre dimension de l’espace et du temps. Je crois que dans toute l’histoire du théâtre on n’a jamais magnifié l’art de l’acteur avec une crudité aussi transcendante, aussi extralucide, aussi hypnotique. Le terme de lecture paraît bien faible pour définir le rapport que les acteurs, les actrices ont établi avec ces textes inspirés et inspirants, avec des mots  qui parlaient leur langue natale et  exprimaient  leur foi dans une vocation qui, de tout temps, les a mis en marge tout en les marquant du sceau des fils de rois. Il y avait une osmose entre les textes, les interprètes et les spectateurs. Un courant sous-jacent  reliait les uns aux autres  ces axes si souvent divergents et chacun pouvait alors se rappeler  que la mission trop souvent occultée  du théâtre est celle d’une communion  que seul le russe, sans doute, a su rendre dans le mot «sobornost ». Mais c’est le paradoxe du théâtre que cette communion s’instaure grâce à un état que Valère Novarina appelle dans ses « Carnets » « une solitude publique ». L’impact sera d’autant plus fort sur les récepteurs que le retrait sera plus  grand chez les interprètes, chez les donneurs  de son et de sens.


 Valère Novarina avouait après la représentation qu’il avait fort peu répété ses textes avec ses comédiens et comédiennes, leur  laissant, à  son habitude, la plus grande liberté. Au théâtre, comme en musique, il est sage de ne pas abuser des répétitions qui risquent de glacer l’inspiration. C’est pourquoi  Valère Novarina confiait  à ses «  Carnets » : « Surtout ne faire aucune lecture préparatoire…Le soir, lorsqu’il a fallu régler le son et faire quelques essais de voix avant l’arrivée des spectateurs, voulant éviter de prononcer les mots du texte, j’ai dit une liste idiote de titres de journaux… L’attention se porte de plus en plus sur des détails invisibles….Concentration totale sur le texte, immobilité d’un bout à l’autre ; ni gestes ni écarts de voix. Tenir une ligne. Etre sourd au public. Sourd et aveugle. Dans un état proche du sommeil. »   Et il notait aussi : «  J’ai fait disparaître au début du texte le titre et mon nom ». Et Louis de Funès : « Parce que le théâtre est sans auteur et le seul lieu où l’on doit être, quelle que soit sa place, joué par un autre, travaillé par un autre. Tous les vrais metteurs en scène savent ça : qu’ils ne sont pas les auteurs du spectacle, mais des metteurs au monde, des donneurs de rythme, des passeurs de paroles et que leur art doit devenir invisible. »
Cette abstention relève d’une ascèse  à l’opposé de l’exhibitionnisme qui régit une société rongée par une fausse théâtralité.
  Pour que la lecture prenne chair, pour devenir un « théâtre de paroles »  il faut qu’elle se détache du texte, de la page écrite. Dominique Pinon avait joué il y a déjà dix ans  «Pour Louis de Funès » et il le savait encore par cœur. Et les autres comédiens, comédiennes l’ont suivi dans cette libération de l’appui matériel, pour qu’advienne «  la lumière du corps »,  l’incarnation, le passage de la parole par le corps tout entier et non par la seule profération d’un texte lu. La voix alors sort de l’être tout entier et non d’une partie différenciée, de même que le ou la pianiste jouera avec tout son corps et non avec ses seuls doigts.
La prise de risque est nécessaire pour que s’élève la voix intérieure, pour que la lettre morte sur la page se vivifie au dessus de l’abîme, au-dessus de ce trou, de ce vide, dont parle si bien Louis de Funès, ce trou, ce vide  qui est l’homme, «  parce qu’il faut bien qu’il sache, l’acteur, s’il veut continuer à jouer, que c’est de vide que l’énergie s’alimente … »
Ce soir-là l’auteur, les acteurs et les spectateurs ont tous puisé cette énergie à un même foyer invisible, insondable, apophatique,  de forces à la fois lumineuses et funèbres, comme le nom même de Louis de Funès. 
Gérard Conio

 

NOUVEAU SPECTACLE EXTRAORDINAIRE

 Nouveau spectacle d’après la nouvelle d’’Edgar Allan Poë,  mise en scène d’Anne Bitran


C’est encore à un étrange voyage où nous convie cette compagnie inventive sur l’invitation d’Yves Chevallier, châtelain de la Roche Guyon avec la complicité du Théâtre de l’Apostrophe à Cergy- Pontoise. Sous la conduite de Frédéric Aurier qui nous guide dans un voyage inquiétant à travers les dédales du château, nous arrivons dans une salle obscure où nous pouvons enfin nous asseoir. Anne Bitran dialogue avec une petite marionnette autour du Masque de la mort rouge décrit par  Edgar Allan Poe, on nous guide enfin vers un joli salon où trois musiciens, Frédéric Aurier au violon, Noémi Boutin, au violoncelle et Valérie Kafelnikov,  à la harpe, interprètent avec une belle maîtrise des extraits d’œuvres de Janacek, Ravel, Britten, Bartok et Ligeti etc….

Anne Bitran s’empare d’une étrange machine pour projeter sur les tapisseries de somptueuses images conçues par Olivier Vallet. La compagnie des Rémouleurs nous surprend depuis une quinzaine d’années et nous avions découverts ses créateurs avec Chaosmos et Ginette Guirolle. Ce nouveau spectacle extraordinaire porte bien son nom.

Edith Rappoport

Spectacle vu au château de la Roche-Guyon.

Devant la parole. Valère Novarina.

Devant la parole Valère Novarina. adaptation scénique de Louis Castel Maison de la poésie par Gérard Conio.

 novarina.jpg

Si l’œuvre de Valère Novarina séduit par la puissance poétique, comique et  cosmique de  sa création verbale, par sa capacité à la fois de décrypter le monde et de le transfigurer par le pouvoir des mots, il semble que  l’aspect ludique en cache souvent  le contenu spirituel. C’est pourquoi il faut  voir absolument  «  Devant la parole », dans l’adaptation scénique de Louis Castel, qui se donne jusqu’au 21 décembre à la Maison de la poésie.  Echappant au double piège  de la  théâtralisation  et de la profération didactique, évitant à la fois la vulgarité du « one man show » et l’ennui  du monologue, Louis Castel, assisté par Nicolas Struve,  réussit avec une remarquable économie de moyens à habiter avec sa seule voix et son seul corps   l’espace tout entier de la salle rebaptisée «  Louis de Funès » pour la circonstance.   Il extirpe ces textes de leur gangue livresque pour leur donner chair  avec une science dramaturgique qui constitue en soi une véritable synthèse des arts. Il nous rappelle que l’essence  du théâtre n’est pas dans l’effet à produire mais dans la nécessité interne qui relie toutes ses composantes visuelles, plastiques,  gestuelles et sonores, elle est surtout et avant tout dans le rythme. A cet égard, sa performance, pour employer un terme à la mode, si elle est exactement vécue par les spectateurs, est appelée à les laver des  scories dont nous sommes accablés dans le courant des jours. Et telle devrait être la vraie catharsis opérée par le théâtre, non un défoulement superficiel, mais une remontée aux sources. Il y a un mystère de Novarina, un mystère de l’incarnation de sa parole par  des acteurs sur la scène. Rien de plus antinomique, en effet, que l’écriture de Novarina et la notion même de «  représentation ». Mais cette association contre nature devient une évidence, quand les acteurs comprennent qu’il ne suffit pas de jouer, de représenter des textes en somme injouables et irreprésentables, mais de faire  en sorte que «  l’esprit respire ». Rendre à l’esprit sa respiration, son rythme, sa chair, tel est le propos de Marcel Jousse, dont on vient de rééditer les écrits, notamment «  La manducation de la parole ». On y trouve le meilleur commentaire de l’exercice spirituel que Louis Castel répète patiemment, avec enthousiasme et  humilité,  tous les soirs,  devant un public  restreint :
«  Prenez et mangez ! »  C’est, devant le manger visible et mystérieux, une invitation parallèle à celle que Iéshoua avait déjà faite devant le manger invisible et également mystérieux : «  Apprenez et comprenez ! » N’oublions jamais que, dans les actes comme dans les paroles, nous sommes en plein milieu de l’Enigme et de la Transsubstantiation. Les preneurs sont à la fois des appreneurs. La Manducation est aussi Mémorisation. Nous nous trouvons là en face des grands mécanismes gestuels traditionnellement transmis et traditionnellement significatifs. C’est la pédagogie universelle par les deux gestes liés et  successifs : recevoir, transmettre.
Cette transmission est la même que celle accomplie il y aura bientôt un siècle par les poètes russes de l’art de gauche qui redonnaient à la parole, au verbe, au «  slovo », son pouvoir de «  transsubstantiation ». Comme Novarina, ils sortaient d’une tradition culturelle fondée sur la communication pour retrouver l’action   magique  du langage, à la jonction entre la poésie populaire et l’art sacré.
Gérard Conio

jusqu’au 21 décembre à la Maison de la poésie

Le fil sous la neige, Parc de La Villette

Le fil sous la neige par Les Colporteurs Espace chapiteau du Parc de La Villette par Jérôme Robertcirquu.jpg

 
Il y a des spécialités au cirque qui peuvent sembler ingrates au premier abord, promptes à ne figurer que dans un spectacle pluridisciplinaire ou à se limiter à l’espace-temps d’un numéro.  Au premier rang de ces arts figuraient la contorsion et  le fil.  Dorénavant, si ce n’était déjà fait, conjuguez cette idée à l’imparfait.
Avec Déversoir (présenté le mois dernier à La Villette), Angéla Laurier avait déjà pu nous prouver le contraire de cette hypostase en dressant un regard aussi poétique que sans concession sur la maladie d’Alzheimer, la schizophrénie et leurs retentissements familiaux…en utilisant la contorsion.
Le fil attendait son heure. Elle est arrivée par l’intermédiaire de sept fildeféristes (excusez du peu !) entrainés par un Antoine Rigot au sommet de son art.
Dans la lignée d’une conception autorisant à  nommer « cirque » un genre acceptant les spectacles monodisciplinaires portés par un collectif d’artistes (à la manière des nouveaux-nez pour les clowns, des Arts sauts pour le trapèze volant ou d’ARMO – Jérôme Thomas pour la jonglerie), Les colporteurs inventent un spectacle filaire d’une éblouissante beauté.
Il y a d’abord un propos, une intention : la vie (tout court, et artistique) est possible après un tragique accident qui a ruiné l’espoir d’utiliser ses jambes pour exercer son art. Vous comprendrez qu’au-delà de cette histoire particulière, ce propos puisse retentir en chacun de nous.
Il y a un travail scénographique inédit : des superpositions horizontales et  verticales de fils formant un réseau de communication entre des artistes dont les relations se construisent à géométrie variable (solos, duos, collectif) en puisant dans des ressorts dramaturgiques et esthétiques d’une très grande variété. Cette scénographie sert dont une construction dramatique éclatée en fragments. Chacun d’entre eux fait sens, en même temps que leur agencement nous offre toute liberté de réception en laissant intacte l’intention initiale.
Cette complexité ne s’arrête pas ici. La musique intervient comme un huitième personnage jouant habilement son rôle d’entraînement et de contrepoint à ce qui se joue sur la piste circulaire. Originale aux deux sens du terme, la musique repose sur une partition où de nombreuses inspirations se côtoient ; de Zappa (père) au free-jazz en passant  de l’électro façon 75/85 mâtinée de New Age. 
Le Fil sous la neige est une œuvre d’art tout court, et une étape essentielle dans l’histoire du cirque en particulier. Bien peu de choses devraient être capables de vous empêcher d’y aller.
Jérôme Robert

Espace chapiteaux, Parc de La Villette jusqu’au 28 décembre.
Pour connaître les nombreuses dates de la tournée :
http://www.lescolporteurs.com/fil-neige/cnt-fil-neige.html

1...220221222223224...228

DAROU L ISLAM |
ENSEMBLE ET DROIT |
Faut-il considérer internet... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Le blogue a Voliere
| Cévennes : Chantiers 2013
| Centenaire de l'Ecole Privé...