La jeune fille de Cranach par Christine Friedel

Jean-Paul Wenzel (texte et mise en scène) –

Dans un château abandonné au bord d’un lac (un étang !), une baigneuse nue et gelée se réfugie auprès d’un vieil érudit presque pétrifié parmi ses milliers de livres. Des robes somptueuses exhumées  d’une malle font de la visiteuse accidentelle la « jeune fille de Cranach ». Apparaîtra ensuite un bûcheron tchékhovien (Gabriel Dufay) … Jean-Paul Wenzel invente – celui qui le trouve “invente“ un trésor – un conte où le temps glisse comme une eau très paisible, où le réel et l’imaginaire se rejoignent dans le trouble léger de la mémoire, un peu inquiétant, dans la sombre bibliothèque du vieux Faust attendri, un peu rassurant dans la pleine lumière du “dehors“ entrevu. L’on y voit des êtres à première vue étrangers l’un à l’autre entrer peu à peu dans la seconde vue d’une sympathie qui ne se dit pas forcément mais qui circule de l’un  l’autre.Jean-Paul Wenzel retrouve ici ses premiers enchanteurs, Claude Duneton en acteur et Henri Cueco en – puissant – scénographe. Sa fille Lou porte avec droiture (un regret : une diction manquant parfois d’acuité) sa jeune fille gagnée peu à peu par la profondeur.

Une méditation sur la transmission. Ou comment les enchantements oubliés refont surface sous une nouvelle incarnation, remontant du lac (un étang ! un étang !) de la mémoire.



 

Christine Friedel

 

Maison des Métallos


Archive de l'auteur

- Une chambre à soi par Christine Friedel-Virginia Woolf – Anne-Marie Lazarini

Que serait-il advenu de la sœur surdouée de Shakespeare ? Bonne question, posée dès les années vingt du siècle dernier par Virginia Woolf, suivie de quelques autres : pourquoi si peu de livres signés par des femmes ? Et parmi ceux-ci, pourquoi tant de romans (voir l’actuelle rentrée littéraire, triomphe des écritures “féminines “) et si peu d’essais ? Et pourquoi la table des universités féminines était-elle si pauvre par comparaison avec celle de la fameuse “Oxbridge“, bastion des privilégiés masculins ? La mixité généralisée a balayé tout ça. À voir : qui osera prétendre que le féminisme est dépassé ?
Sylviane Bernard-Gresh (adaptation), Anne-Marie Lazarini (mise en scène) et Edith Scob, dans le riche et beau décor  de bibliothèque de François Cabanat, avec vue sur le paysage londonien, réveillent le gai savoir de Virginia Woolf et piquent là où il faut : les filles, ce n’est pas gagné ! Le tout avec un grand charme : le théâtre, avec cette conférence, est ans la présence de l’actrice, dans sa vitalité, ses colères, dans le plaisir partagé avec le public, hommes et femmes.

Théâtre Artistic Athévains.


Christine Friedel

Festival franco-ibérique et latino-américain « Les Translatines » 2008 à Bayonne Biarritz par Irène Sadowska Guillon

 

 

aff2008.jpgFestival franco-ibérique et latino-américain « Les Translatines » 2008 à Bayonne Biarritz.

Le « mini festival » 2008 ( du 23 aux 25 octobre) marquait la transition des « Translatines » vers des éditions biennales à partir de 2009. Ce changement de périodicité s’étant imposé face aux difficultés budgétaires insurmontables auxquelles le festival se confronte depuis des années. On sait à quel point la pérennité des festivals en province et en particulier de ceux qui ont affirmé une spécificité identitaire, dépend du jeu de l’échiquier politique local et national.
Les Translatines est en effet depuis un quart de siècle l’unique carrefour en France des théâtres français, espagnols et latino-américains.
En attendant les Translatines 2009 qui donnera un coup de projecteur à la création artistique actuelle théâtrale, plastique, musicale en Argentine, pour répondre aux attentes d’un nombreux public fidélisé, le festival a proposé en 2008 une programmation plus réduite et néanmoins très forte.
Rencontre et dialogue avec Florence Delay de l’Académie Française, écrivain et traductrice, autour de l’œuvre de José Bergamin (1895 – 1983) une des figures majeures de la littérature espagnole contemporaine.
Découverte d’une jeune auteur chilienne Ana Hancha Cortés qui dans son écriture novatrice, très condensée, réinvente une structure dramatique et spatiale tissée de paroles adressées parfois directement aux spectateurs interpellés et entraînés dans le jeu, de silences, de mouvements, d’actions surprenantes, provocantes. C’est ce qui se passe dans Lulu d’Ana Hancha Cortés, mise en scène par Jean-Marie Broucaret et interprétée avec fougue par Viviana Souza. Lulu, une jeune femme en recherche d’elle-même, dont le cerveau est agencé comme un CD, par pistes, par plages numérotées, livre ses multiples facettes cherchant à rétablir le contact, à renouer les liens qui l’unissent aux autres et à elle-même. Elle tente de se retrouver, de se comprendre elle-même, à travers un discours intermittent, désordonné, parole intime adressée à nous, à quelqu’un en particulier, déconcertante, provocante, violente et transgressive, assassine par son humour féroce. La comédienne Viviana Souza s’investit totalement dans le personnage multiple, attachant de Lulu à la fois naïve, vulnérable, fragile, impuissante et rebelle face à la société égoïste, conformiste, dominée par le plaisir immédiat, matériel. Quelques objets très concrets : mixeurs, cafetières, tabourets, bols, cuvette, légumes et fruits, servant à des actions surprenantes, ancrent ce vagabondage mental dans le réel du quotidien.
Enfin une création de la Comédie-Française Yerma de Federico Garcia Lorca dans la mise en scène et avec une musique originale de Vicente Pradal qui restitue à cette œuvre toute sa substance poétique et musicale, sa force passionnée, sauvage, son enracinement profond dans la terre andalouse et en même temps sa contemporanéité.
La tragédie de Yerma, son désarroi, sa solitude et son enfermement dans la tradition étouffante et la tyrannie du devoir, résonne comme une métaphore du poids des valeurs morales, de l’immobilisme conservateur, paralysant nos sociétés. L’appel de Lorca à se libérer de Dieu, des préjugés, à choisir et vivre librement sa vie, n’est-il pas toujours d’actualité ?
La musique interprétée au piano par Rafael Pradal intégrée dans la trame dramatique, tout comme le chant flamenco faisant irruption ou prolongeant certaines scènes sont autant de jaillissements de l’indicible, de la passion violente, du désespoir, de la douleur profonde. En relevant avec une absolue justesse la tension dramatique, les rythmes, les ruptures de ton, Vicente Pradal imprime à sa mise en scène une structure quasi musicale. L’harmonie du jeu tout en nuances des acteurs, tous remarquables et particulièrement Coraly Zahonero (Yerma) et Évelyne Istria (une vieille femme) est une des qualités de ce spectacle qui incarne sublimement la poésie de Lorca et touche à cette grâce du duende.
On pourra encore voir Lulu de Anna Hancha Cortés au festival Mira à Bordeaux le 8 novembre à 18 h au Studio de création du TNBA et Yerma de Lorca par la Comédie-Française en tournée.

Irène Sadowska Guillon

RATÉ RATTRAPÉ RATÉ PELOUSE DE REUILLY 24 octobre par Edith Rappoport

Nikolaus, compagnie Pré-O-Ccupé, mise en scène Christian Lucas

C’est la première fois que je vois cet extraordinaire jongleur qui a conçu un trio clownesque avec Pierre Déaux, étonnant funambule qui perd sans cesse son pantalon et réussit à le renfiler en équilibre sur son fil et Mika Kaski équlibriste, trois belles personnalités. Ils évoluent dans un invraisemblable capharnaüm, s’envoyant des piles de cartons, les escaladant, se cassant sur la tête des baguettes de pain rassis, émaillant leurs folles évolutions de reflexions philosophiques sur le temps perdu, l’échec, le vide : “qu’est-ce qui se passe, c’est déjà passé (…), le désordre augmente au fur et à mesure que le temps passe (…), les possibilités d’échec sont énormes”. Ce spectacle revigorant a beaucoup réjoui le public du plus petit comme mon petit fils Kolia 6 ans, aux plus vieux des spectateurs

Edith Rappoport

SUD NORD Théâtre Paul Eluard de Choisy le roi par Edith Rappoport

 

De Jean-Louis Sagot Duvauroux, mise en scène Patrick Le Mauff, compagnie BlonBa

 

Je retourne avec plaisir au Théâtre Paul Eluard que j’ai dirigé de 1978 à 1984, je suis heureuse d’y retrouver Patrick Le Mauff que j’avais accueilli avec Denis Guénoun pendant plusieurs semaines. Sud Nord est un koteba des quartiers élaboré par cette compagnie franco-malienne dans le cadre de Tous les Coisyiens du monde, opération menée par Didier Mouturat qui dirige le Théâtre Paul Éluard depuis une dizaine d’années. 7 acteurs maliens de Bamako dialoguent avec le directeur, Mouturat joue son propre rôle sur grand écran, le meneur de jeu Skype tape sur son ordinateur, le dialogue s’établit entre Bamako et Choisy le Roi, les acteurs massifs et plein de vie mènent un train d’enfer à la jeune femme enceinte qui veut faire naître son enfant en France. Cette commedia dell’arte africaine donne toute se dimension à l’ignoble guerre menée contre les sans papiers.

 Edith Rappoport

Scènes étrangères à Paris par Irène Sadowska Guillon Avant la séance de cinéma – Cabaret russe- L’opéra paysan

Avant la séance de cinéma – Cabaret russe de Yuri Pogrebnitchko Théâtre Okolo Stanislavskogo de Moscou
et L’opéra paysan de Béla Pintér Théâtre Szkené de Hongrie

 

Ce n’est pas que le théâtre français aille mal, même si parfois on en doute au vu de certains spectacles étrangers qui émaillent cette rentrée théâtrale.
C’était au Théâtre de la Ville, du 19 septembre au 10 octobre, un grand moment de théâtre avec La trilogie du pouvoir du metteur en scène néerlandais d’Anvers Guy Cassiers qui réinterprète l’histoire avec le regard et les moyens scéniques d’aujourd’hui, donne une grande place au texte littéraire traité avec une immense inventivité scénique,  scénographique, sonore dans l’agencement de la mise en scène.
C’était aussi deux pures merveilles de théâtre musical : un spectacle russe Avant la séance de cinéma – Cabaret russe de Yuri Pogrebnitchko, du 13 au 18 octobre, dans un petit théâtre, l’Atalante, et L’opéra paysan spectacle en hongrois de Béla Pintér du 16 au 21 octobre au Théâtre de la Cité internationale dans le cadre du Festival d’Automne. Tous les deux, tels des étoiles filantes, programmés seulement pour cinq ou six représentations, laissent une trace lumineuse dans le firmament théâtral parisien partagé entre la pesante gravité, le télescopage des messages et des discours et la frivolité des divertissantes comédies à trois sous.
Avant séance de cinéma – Cabaret russe, spectacle en français et en russe de Yuri Pogrebnitchko qui inscrit dans une ambiance de cabaret le récit Le sermon aux railleurs de William Saroyan, écrivain américain d’origine arménienne. L’histoire d’Aram, qui part chercher fortune à New York, racontée avec simplicité, une certaine naïveté et humour. Faute de fortune trouvera-t-il au moins le salut ? Trois musiciens, deux acteurs et une extraordinaire comédienne chanteuse jouent avec virtuosité d’un surprenant registre de tons, de rythmes et d’émotions. Romances russes, chansons populaires, tangos, danses endiablées, qui tissent une mosaïque musicale émaillée d’humour, de gags fins, de moments comiques dans la lignée du cinéma muet.
Même énergie, investissement total et maîtrise du jeu chez les acteurs chanteurs et musiciens dans L’opéra paysan de Béla Pintér. Un décor simple, quelques éléments : chariot, outils, banc, pour signifier un village. Alors qu’on doit célébrer deux mariages arrangés surgissent de vieilles histoires secrètes, sordides, les souvenirs refoulés d’un meurtre rappelant Le malentendu de Camus – des parents qui tuent un voyageur pour s’emparer de son argent sans reconnaître en lui leur fils parti et rentré riche au pays. Une parfaite osmose du tragique et du comique dans le langage trivial, rustique, cru et dans les situations où le sordide, l’atroce, le dérisoire, le farcesque s’imbriquent.
Tout cela inscrit dans une partition de Benedek Darvas, composée de musiques populaires transylvaniennes, des chants traditionnels qui deviennent des arias et des récitatifs inspirés par la musique baroque pour cordes, interprétée sur scène par des musiciens intégrés dans l’action. Excellente fluidité de l’enchaînement des séquences avec des flash-back dans le passé, maîtrise des ruptures de rythme, du registre du jeu, du chant, des situations et des mouvements chorégraphiés.
Ne ratez surtout pas ces deux compagnies à leur prochain passage à Paris ou en région.

Irène Sadowska Guillon

Ishem Baily – Bruno Geslin – Kiss me quick par Christine Friedel

kis46528411.jpgTournez manèges : au son d’une belle interprétation d’Elvis Presley (par Mathieu Desbordes – mais l’original est quand même moins au-dessus…), trois « filles », trois générations (Evelyne Didi, Lila Redouane et Delpine Rudasigwa, impeccables) errent entre confessions, exhibitionnisme, pauvres appels au secours (« où est mon rouge à lèvres ? J’ai perdu mon rouge à lèvres !). Où du strip-tease comme microcosme : ces petites et grandes misères, écrites à partir d’entretiens (réalisé par Susan Meiselas), ouvrent l’œil sur un monde à la fois très conventionnel et plein des petites surprises de la vraie vie. Le tout est un peu embrumé par l’insistante nostalgie d’une Amérique fantasmée : le monde dans lequel nous vivons ?

 

Christine Friedel

Alain Foix – Bernard Bloch Le ciel est vide par Christine Friedel

ciel.jpgAlain Foix – Bernard Bloch Le ciel est vide

Au départ, il y eut « l’affaire Dieudonné », image minable de l’antagonisme qui s’est développé à l’échelle mondiale surtout au cours du vingtième siècle entre juifs et « maures ». À la question que lui posait là-dessus Bernard Bloch, Alain Foix a répondu en invitant dans une sorte de paradis visité par la mémoire du monde les deux étrangers du théâtre de Shakespeare, Othello et Shylock, le Maure et le Juif. Tous deux sont de Venise, la ville des échanges et du commerce, où l’on a des chances de rencontrer – et de mépriser – tous les peuples de la Méditerranée. Tous deux souffrent dans leur amour : Othello a soupçonné et tué Desdémone, Shylock a été volé, abandonné et renié par sa fille Jessica. Cela ne fait pas d’eux des frères, pour autant. Les deux fantômes féminins entrent en scène à leur tour, moins difficilement complices. Mais la mort ne réconcilie pas, et, dans la séparation, l’idée affleure que le véritable étranger, l’autre radical, c’est pour l’homme la femme…
Alain Foix réinvente un lyrisme très ambitieux, parfois obscur. La mise en scène et la scénographie (de Didier Payen) – une longue table de biais, répondant à l’écran où le monde vient se rappeler à nous (images de Domnique Aru) -, presque trop belles, nous maintiennent à distance. Peut-être fallait-il oser (surtout pour les femmes) une diction moins respectueuse, pour ne rien perdre de l’énergie du propos.

 

Christine Friedel

 

Avec Anna Azoulay, Philippe Dormoy, Hassane Kouyaté, Morgane Lombard

 

Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre Le Roland par Christine Friedel

Un point de départ : la violence, la guerre, la barbarie, c’est « le moyen âge ». Or, quelle guerre nous est mieux racontée que celle de Charlemagne contre les Sarrazins ? La Chanson de Roland vous a un côté G.W.Bush  contre le terrorisme très tentant pour la troupe du “Théâtre irruptionnel“. Maintenant, plus que la guerre sanglante, la guerre économique enflamme le monde. Dans la réécriture de Hédi Tilette, Roland et Olivier, les beaux-frères ennemis devenus frères de sang à la vie à la mort (lire à ce sujet Victor Hugo) deviennent cadres sup’, chacun son style, dans l’entreprise Magne (Charles), « trahie » par un Ganelon passé à la concurrence. Ça se tiendrait, sans le tour de passe-passe qui fait qu’on ne sait plus où est l’ennemi.
Mais peu importe : les idées ludiques ne manquent pas. Ainsi, la guerre, c’est la boucherie. Donc l’équipe se sert fort justement des gants et tabliers de cottes de mailles fabriqués pour protéger les boucher d’aujourd’hui des inévitables glissements de couteaux. Et c’est là que ça va de moins en moins bien :  ces beaux objets pleins de sens sont à peine utilisés, comme les poulets crus qui auraient dû nous montrer la crudité de la guerre (?), mais dont personne ne sait trop quoi faire, comme le public sur le plateau, tout juste soumis à un tir de pistolet à eau, comme ces « spectateurs » (ou amateurs complices ?) longuement retenus sur scène, pour leur plus grande fierté, certes, mais pour l’ennui certain du public…
Conclusion, hélas pas nouvelle : les « zidées » ne font pas le théâtre.

 

 

Christine Friedel

Nouveau Théâtre de Montreuil- CDN puis en tournée

Joël Pommerat Je tremble (1 et 2) par Christine Friedel

tremble2222222.jpgDu cabaret, Je tremble a tous les éléments : le rideau pailleté, le présentateur s’adressant au public au micro, la musique incessante, vouée à créer puis à soutenir l’émotion, le défilé de « monstres » capables d’exploits surnaturels dans des lumières somptueuses. En même temps, Je tremble va droit à l’exact opposé du divertissement promis : le présentateur annonce sa mort à la fin du spectacle, les corps souffrent. La fille qui revient vers une “famille“ empêtrée ne tient plus debout sur ses hauts talons, elle chute et rechute, en ce qui  pourrait être un numéro de clown, réel et tragique. Un corps démembré en (très élégantes) ombres chinoises rappelle le numéro de la « femme coupée en morceaux », mais les morceaux sont définitivement séparés, sans réparation. Par magie (saluons la régie, exemplaire), un jeune corps se substitue au corps vieilli de la femme qui ne peut se croire aimée telle qu’elle est ; et l’homme quitté, perdu,   souffre de son amour volé : la magie a opéré à l’envers, encore une fois du côté de la douleur. Et ainsi des autres « numéros » de ce cabaret très particulier.
Le travail de Joël Pommerat et de la compagnie Louis Brouillard est toujours fondé sur l’écoute des êtres, de la vie ici et maintenant, d’où ils tirent une poésie unique. Cette fois, ils ont volontairement contaminé ce compte-rendu – toujours respectueux – de la réalité du monde par les formes spectaculaires de l’exhibition : c’est d’une grande beauté, ironique et brutale. Le monde offre un tel réservoir de malheur, de monstruosité - ce qu’on appelle l’inhumain, ou le « trop humain ». 

 

 

Christine Friedel

 

Théâtre de Bouffes du Nord, et en tournée.

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