La saison 2010-2011 au Théâtre de la Ville.

La saison 2010-2011 au Théâtre de la Ville.

parisvilletheatre1.jpg Paris est quand même une ville bien  bien faite: nous avons pu aller dire un dernier adieu à Alain Ollivier à l’Eglise Saint-Roch,paroisse des artistes,  et deux stations de métro plus loin arriver,  sans trop de retard, à la conférence de presse d’Emmanuel Demarcy-Motta.
Le successeur de Gérard Violette à la tête de la prestigieuse institution de la Ville de Paris a tout de suite situé sa nouvelle saison sur le plan international et sur l’importance pour lui de créer des liens avec l’étranger et les grands théâtres européens comme le Piccolo Teatro de Milan, le Berliner ensemble venu deux fois cette saison, et nombre d’autres comme le Théâtre Alexandrinsky de Saint Petersbourg  présentera  ainsi Le Mariage de Nicolas Gogol mis en scène par Valery Fokine  et La Compagnie Soudrama  Studio viendra avec La Noce du jeune metteur en scène russe Vladimir Pankov.  La compagnie anglaise de Matthew Lenton présentera un spectacle presque silencieux d’après L’Intérieur de Maurice Maeterlink. Enfin d’après deux textes du  grand Tanizaki, ce sera la première en France  de Shun-kin du metteur en scène anglo-saxon Simon Mc Burney. Et la Compagnie  chilienne Teatrocinema présentera le deuxième volet de sa trilogie, L’Homme qui donnait à boire aux papillons. Le volet international est cette saison particulièrement brillant…

 Patrice Chéreau a précisé qu’il n’avait jamais abandonné le théâtre et qu’il se réjouissait de retrouver le Théâtre de la Ville où il avait créé autrefois Peer Gynt et qu’il retrouvera pour  monter,  après neuf avant-premières au Musée du Louvre,  Rêve d’automne de Jon Fosse. Emmanuel Demarcy-Motta a aussi souligné combien était importante à ses yeux la collaboration avec des auteurs et metteurs en scène  contemporains qui sont depuis longtemps ses compagnons de route: Ludovic Lagarde ,  Fabrice  Melquiot qui créera Bouli année zéro et reprendra Wanted Petula.  Michel Didym dans le cadre d’un partenariat avec Théâtre Ouvert qui  créera Le Tigre bleu de l’Euphrate. Philippe Minyana  sera aussi présent avec cinq textes inédits.
 Histoire de ne pas oublier les classiques, Emmanuel Demarcy-Motta a demandé à Victor Gautier-Martin de  monter Docteur Faustus de  Marlowe et à Lilo Baur Le Conte d’hiver ; lui-même remontera le Rhinocéros , tandis que Cristophe Feutrier créera Délire à deux , de Ionesco. En partenariat avec la Maison de la Poésie, Cécile Garcia-Fogel présentera Fous dans la Forêt,   d’après des chansons et sonnets de Skakespeare…
 C’est peu de dire que le Théâtre de la Ville intensifie sa politique théâtrale. Puisqu’il y a  autant de spectacles de théâtre que de danse où l’on retrouve les grands classiques du Théâtre de la Ville de Maguy Marin,  Joseph Nadj, Anna Teresa de Keersmaker, Forsythe, Sasha Walz, et bien sûr , la compagnie de Pina bausch décédée il y a un an déjà, et nombre de créations de plus jeunes chorégraphes , dont le québécois  Dave Saint-Pierre avec Un peu de tendresse bordel de merde qu’il avait créé en 2009, au festival d’Avignon. Emmanuel Demarcy Motta a aussi  bien fait de conserver la partie Musiques du Monde qui est un des fleurons du Théâtre de la Ville depuis longtemps.
 Le Théâtre de la Ville  étend incontestablement son territoire théâtral , à quelques centaines de mètres du Théâtre de l’Odéon et de la Comédie-Française, avec une des programmations les plus riches et les plus intéressantes qui soient. C’est bien et Bertrand Delanoé ne  peut que  se réjouir de ce dynamisme… Mais les banlieusards que cette riche programmation devront franchir le périphérique. Vous avez dit déséquilibre?

Philippe du Vignal


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Saison 2010 2011 Au Théâtre National de Chaillot

Saison 2010 2011 Au Théâtre  National de Chaillot – Une saison très « danse »

 photo.jpg Ce soir du 25 mai Dominique Hervieu et José Montalvo, les deux  directeurs du théâtre National de Chaillot, ont présenté au public leur future saison très orientée sur la danse, avec un thème particulier traitant de la mixité entre la tradition et la modernité. Ce qui permet des associations artistiques multiples.
Dans l’art chorégraphique, plusieurs personnalités marquantes de la scène contemporaine sont au rendez vous.  
Philippe Decouflé présent ce soir là, parle de sa création composée de pièces courtes, comme  Merce Cunningham ou Georges Balanchine, pouvaient le concevoir.
Angelin Prejlocaj qui a triomphé l’année dernière dans ce même théâtre avec « Blanche Neige », va travailler, pour un nouveau spectacle avec un plasticien Subodh Gupta, un musicien reconnu Laurent Garnier pionnier de la musique électronique, un styliste russe Igor Chapurin et dix danseurs du Bolchoï.
La nouvelle garde belge de la danse, délaisse le théâtre de la ville pour la colline de Chaillot.
Alain Platel donne un spectacle crée pour le festival d’Avignon cet été et Jan Fabre est présent avec un triptyque pour son comédien fétiche Dirk Roofhooft, plus théâtral que dansé. Des grands ballets composés de nombreux danseurs vont être présent dans la salle Jean Vilar, avec Thierry Malandain et le ballet de Biarritz composé de 20 danseurs, autour de Tchaïkovski et Joëlle Bouvier avec les 22 danseurs du Ballet du Grand théâtre de Genève pour  « Roméo et Juliette » de Prokofiev.
Avec une perspective de faire rencontrer le public et les professionnels, six bals sont prévus, ainsi que des rencontres plus spécifiques autour des œuvres de la saison .
Enfin Dominique Hervieu a  présenté avec José Montalvo son 3eme volet autour de l’œuvre de George Gershwin et a souligné l’étroite collaboration entre le théâtre de Chaillot et le centre National de la danse…
La programmation «  théâtre », ouvre la saison en septembre avec la trilogie de Wajdi Mouawad, ensuite le public va découvrir un metteur en scène de talent et très «  à la mode » Alvis Hernanis qui vient de Lituanie, enfin Denis Podalydès reprend son succès de l’an passé « Le Cas Jekyll ».
Nous pouvons signaler trois temps forts autour du Hip Hop, du Flamenco et de la création contemporaine plurielle avec Anticodes.
 La billetterie  va afficher vite complet, pour l’association de Bartabas et ses chevaux avec un maitre du Buto Ko Morobushi .
Cette énumération n’est pas exhaustive, elle témoigne du fort courant de danse qui envahit et pour longtemps les gradins de ce théâtre National,  même si les directeurs sont amenés à changer.
Signalons que cette présentation a été traduite en langue des signes tout le long de la soirée, une autre forme de chorégraphie du corps. 

Jean Couturier

Alain Ollivier

ollivier.jpgAlain Ollivier nous  a quitté hier matin.

  Malade depuis quelques années déjà, il a été emporté par un cancer contre lequel il lutta jusqu’au bout, Alain Ollivier qui avait 72 ans nous a quitté hier. On l’avait connu comme comédien chez Vitez, Brook  et Lassalle entre autres. Puis il s’était dirigé vers la mise en scène et avait créé, en I972,  Bond en avant de Pierre Guyotat  dans une mise en scène dont la scénographie était tout à fait novatrice. Et c’est à lui que l’on a dû la découverte de Thomas Bernhard. Il monta aussi un remarquable Cid.
 Directeur du Studio-Théâtre de Vitry, où il mit en scène avec beaucoup de finesse L’echange de Claudel éclairé seulement par des centaines de bougies qu’il donna ensuite généreusement à L’ Ecole du Théâtre national de Chaillot  pour un  spectacle en plein air. Il  dirigea ensuite du Théâtre Gérard Philipe de Saint- Denis qu’il sut rapidement remettre à flot. Alain Ollivier était un metteur en scène  entier et exigeant quand il s’emparait des textes qu’il aimait. Il y avait sans  doute du Cuny chez lui, Cuny dont il avait été l’élève.
 Il enseigna  au Conservatoire national comme à L’ENSATT.
Salut Alain et, merci pour  tout  ce que tu auras apporté au théâtre français. Nous embrassons chaleureusement  sa compagne Claire Amchin.

 

Philippe du Vignal

Le Théâtre National de Chaillot en grève…


           Il y a  un bon moment que cela couvait et Dominique Hervieu avait dû sentir que la place n’était pas aussi confortable qu’elle l’avait pensé , puisqu’elle a préféré partir bientôt pour La Maison de la Danse à Lyon. Chaillot est en grève le soir de deux premières dont la création d’Orphée par José Montalvo et Dominique Hervieu… C’est dire que le personnel devait être à bout de nerfs et entendait bien, avec raison,  se faire entendre.
 Pour que M. Hirch, directeur de la D.G.C.A. au ministère de la Culture se soit déplacé aujourd’hui pour essayer de négocier les choses et supplier pour   que les deux représentations aient lieu ce soir,  montre bien l’étendue des dégâts. Sur l’air bien connu: « reprenez le travail, on négociera ensuite ». Quelle belle naïveté!  Le personnel de Chaillot comme celui des grandes institutions n’est pas tombé de la dernière pluie et l’on sait très bien que,  dans ces cas-là, seul le rapport de forces est le seul qui compte…Il devait rendre compte, semble-t-il,  dès ce soir à tonton Frédéric de la situation.
 Mais , au delà du cas Chaillot , c’est bien entendu toute une politique culturelle qui a depuis un bon moment été flinguée par le gouvernement actuel ; il semble naviguer dans ce domaine au doigt mouillé: du genre , on gèle certains crédits pour s’apercevoir ensuite que ce n’est pas possible et qu’il faut donc les rétablir. Et chaque année, le petit pas de danse- c’est le cas de le dire pour Chaillot,  recommence , pathétique et dérisoire…
Depuis quelque temps, non remplacement de postes et recrutement de contractuels moins bien rémunérés, conflit larvé puis ouvert entre  Yves Jouen, le  nouveau directeur technique et son personnel, mise en place par  le nouvel administrateur, Patrick Marijon, d’une politique de rigueur, et d’un recours systématique au mécénat (qui serait appelé à être le grand pourvoyeur de fonds)  et à la location des lieux, avec tout ce que cela suppose de compromissions avec une politique artistique : deux espèces de gangrènes qui s’attaquent avec efficacité à la notion de service public. Bref, la RGPP a encore frappé et  le personnel qui se dit souvent humilié n’est pas à la fête: démissions, arrêts-maladie en rafale, surcharge de travail impossible à gérer, etc…
Désolé, un théâtre ne se gère pas comme une agence de banque privée. Jamais Chaillot n’avait connu cela. José Montalvo est monté au créneau  il y a quelques heures avec courage pour essayer d’apaiser les choses et pour écouter les revendications des salariés. Mais l’on sait bien -et lui le premier- que l’affaire dépasse  nettement le Ministère de la Culture lui-même, puisque c’est l’Elysée qui prend directement les grandes décisions. Même si le petit Nicolas qui ne fréquente guère les théâtres , a , en ce moment, d’autres chats à fouetter…

 Et c’est aujourd’hui l’explosion-qui se profilait déjà sous l’ère  de Goldenberg dont la direction n’a certes pas été des plus réussies- c’est le moins que l’on puisse dire- puisqu’il avait , entre autres , réussi sans état d’âme à supprimer l’ Ecole créée par Vitez puis maintenue par Savary pendant dix sept ans. Bravo Goldenberg … Quel courage!   Mais, juste retour des choses, la fin de  son mandat ne fut pas glorieuse, puisque c’est lui qui fut invité à démissionner!
 Le distingué M. Hirch qui ,a dû dans sa longue carrière, gérer d’autres conflits sociaux réussira-t-il  à calmer le jeu? On lui souhaite bien du courage. Mais  le personnel très remonté a bien raison de l’être, et cette fois ,que l’on ne s’y trompe pas, il ne s’agit pas d’une grève sectorielle du plateau,  mais de l’ensemble du  personnel, fait assez rare pour être salué. Ce qui montre bien l’ampleur de la crise.
  Il faudrait sans doute que l’administration de ce grand établissement comprenne d’abord  que les questions de management passent avant tout par une prise en en compte et par le respect  des femmes et des hommes qui  sont les forces vives d’une entreprise. C’est une chose qui s’apprend dans toutes les bonnes écoles de commerce… mais qui semble, en, l’occurrence, être passée à la trappe. C’est aussi sans aucun doute,  toute une politique du personnel qui est à revoir.
 Visiblement, le grave échec dans ce domaine de  France-Télécom avec sa cascade de drames et  de suicides n’a pas été suffisant pour rappeler au Ministre de la Culture qu’il y avait aussi le feu dans sa propre maison. Et la petite phrase ridicule lancée le soir des Molières lui a valu une  une bordée de huées bien méritée.
 Quant à la  D.G.C.A. ( ex DMDTS) , qui avait  été complice de la disparition de l’Ecole de Chaillot, on peut douter qu’elle soit vraiment apte à trouver des solutions, pas plus que ce comité de pilotage présidé par Marin Karmitz, auquel appartient d’ailleurs… Dominique Hervieu.
Des cahiers de doléances vont être remis  par le personnel de Chaillot à M. Hirch mais il a intérêt à ne pas laisser les choses pourrir comme c’est l’habitude dans ce Ministère, et à y répondre de façon concrète et ultra-rapide,  s’il ne veut pas que la contagion atteigne très vite les autres grands établissements culturels. Ce n’est quand même pas si difficile  de comprendre qu’une entreprise ne peut bien fonctionner que si les employés forment un corps uni et possède des conditions de travail correctes, et où l’on ne le met pas sans arrêt devant le fait accompli.

Après tant de coups tordus dont la D.G.C.A. est familière,  rappelons-nous , parmi les plus récents:  la tentative de mettre la main sur la MC 93 de Bobigny, au bénéfice de la Comédie-Française,  le remplacement d’un directeur nommé au Centre dramatique de Vire au bénéfice de quelqu’un d’autre, de par la volonté de la Princesse Albanel, la nomination élyséenne de Jean-Maire Besset à Montpellier: tout cela au mépris des lois les plus élémentaires de la démocratie… la  D.G.C.A. n’a que ce qu’elle mérite. Quant à Dominique Hervieu, elle  a intérêt à reprendre les choses en main,    Les employés de Chaillot ont eu la volonté collective  de se révolter contre les conditions inadmissibles de travail  qui leur étaient faites; On ne peut que saluer leur courage et leur détermination et les soutenir dans leur lutte. Frédéric Mitterrand ferait bien  de prendre garde à cet événement – qui ne va sans doute pas l’empêcher de dormir… Mais , que l’on se s’y trompe pas, il est d’une exceptionnelle gravité et révélateur d’une faillite de l’Etat. Pourtant on le sait , gouverner c’est prévoir!
 De toute façon,   nous vous tiendrons au courant de la suite des événements.

Philippe du Vignal

La Maison de Carlo Goldoni

 

La Maison de Carlo Goldoni (Venise)
    marionnetteteste.jpgCe palais gothique, qui présente aujourd’hui encore les caractéristiques de l’architecture civile vénitienne comprise entre le XIVème et le XVème siècle,  est « une invitation au voyage ».A travers ce lieu nous redécouvrons ce dramaturge surnommé le « Molière italien ». Les Goldoni, originaires de Modène, vinrent y habiter vers la fin du XVIIème siècle  et c’est le 25 février 1707 que nacquit Carlo Goldoni. Il y vécut jusqu’à l’âge de douze ans et garda, malgré les difficultés financières de la gestion de la maison assombrissant l’atmosphère familiale,  un souvenir idéal de cette période passée à Ca’ Centani où s’est dessiné le destin artistique qui l’attendait: « je revois mentalement la maison de Venise, où je suis né: je revois cette grande porte gothique entre le pont de Nomboli et le pont de Donna Onesta, dans la Paroisse de San Tommaso, sur le côté de la Calle di Caccentanni; j’ai l’impression de revoir encore cette haute loggia couverte, que nous appelons dans notre langue, terrazza, où était installé un théâtre de marionnettes très actif, que vous-même, mon Père, et d’autres compagnons à vous actionniez admirablement; et voici que le destin, qui voulait me conduire au théâtre, commençait dès cette époque à en semer les graines dans mon imagination et dans mon cour » (extrait de la dédicace à Antonio Maria Zanetti, 1761). En 1914, naît le désir de dédier cet espace à Carlo Goldoni et à l’art dramatique italien. En 1953, elle sera restaurée et ouverte au public avec l’inauguration d’une Bibliothèque-Musée qui su très vite s’imposer comme un grand centre culturel. A l’issue de considérables interventions d’assainissement et de restauration, elle se présente aujourd’hui avec un tout autre visage: les visiteurs et les chercheurs peuvent y découvrir une vie entière consacrée au théâtre, et consulter les nombreux supports (archives, bibliothèque, instrument multimédia) leur permettant de connaître un théâtre qui a voulu et a su être la vie. Dans le portego (ou grand salon): on trouve l’évocation le théâtre de Carlo Goldoni qui facade.jpgdécrit  avec fidélité et acuité le monde vénitien du XVIIIème siècle avec ses transformations culturelles et les conflits sociaux, le rôle de la femme et son émancipation progressive, la naissance de figures et de rôles inconnus jusque-là. La première salle et la principale nous met au contact du monde de Goldoni : de grandes sérigraphies  reproduisent des gravures illustrant les volumes de la dernière édition de l’ouvre goldoniennne (Venise, Zatta 1788-1795). Il s’agit d’images recréées en une libre association analogique, visant à reconstituer les thématiques autour desquelles gravitent les pièces de Goldoni: masques et personnages, le monde des femmes, le théâtre comique, voyageurs et aventuriers, la famille, les nobles, marchands et hommes du peuple. Une fiche explicative les accompagne et nous explique les principaux points critiques que  Goldoni a voulu et a su aborder, au sein d’une Venise qui occupait encore une place d’avant-garde dans la civilisation théâtrale européenne.  Dans une autre salle, on retrouve son théâtre de marionnettes: « Un délicieux divertissement »  que son père avait fait construire pour son plaisir personnel. Ce théâtre constituait une sorte de « théâtre de chambre », s’opposant au « théâtre de rue », auquel donnaient vie les spectacles de marionnettes qui datent du XVIIIème siècle et qui  proviennent de la collection  que la famille Grimani conservait dans son palais (situé dans le Sestiere de Cannaregio);elles témoignent de l’excellence atteinte par l’artisanat vénitien, raffiné et authentique: richesse des costumes (tissus précieux et coupes à la mode). Les interprètes de la vie cosmopolite vénitienne de l’époque sont en représentation. Le mécanisme des marionnettes est ingénieux et sophistiqué.

 

Un tableau du XVIIIème siècle , »Le parloir », orne un des murs: un musicien ambulant fait danser, grâce à un fil attaché à la jambe, » trois marionnettes à la planchette ». Les murs latéraux présentent des agrandissements de scènes extraites de célèbres tableaux de Pietro Longhi, qui estimait sincèrement Goldoni et avec qui il partageait de nombreuses affinités culturelles et artistiques.
Dans une autre salle » Goldoni entre la vie et le théâtre sont exposés différents portraits de Goldoni: d’une gravure anonyme à d’autres plus célèbres qui marquèrent sa carrière ( réalisés par le graveur Marco Pitteri sur un dessin de Giambattista Piazzetta). Les différents visages de son existence sont présentées, à même les murs et sont les illustrations d’ouverture de chacun des tomes de l’édition de Pasquali (Venise,1761-1780).
L’auteur avait voulu représenter par ces images, certains moments significatifs de sa vie, racontées par épisodes dans les préfaces générales de chacun marionnettef.jpgdes tomes. Antonio Baratti a réalisé ces gravures, elles semblent encadrées « par un petit rideau de théâtre » accompagnées par une citation latine. Une légende descriptive accompagne les images et nous comprenons combien le parcours de formation et l’exercice de sa profession « écrivain de théâtre » ont été accidentés. Etudiant pas toujours exemplaire, apprenti médecin, fonctionnaire public, consul, avocat; ce n’est qu’à l’âge de quarante ans qu’il se serait entièrement dédié à sa profession d’auteur de théâtre. Des triomphes contrariés sur la scène vénitienne et nationale, à la conquête exaltante de la scène parisienne. Mais le célèbre auteur  finira sa vie dans l’amertume et abandonnera le théâtre.
Au centre de la salle se trouve une reproduction de la carte topographique de Lodovico Ughi (1729), le dernier et le plus détaillé document cartographique et urbanistique représentant la ville de Venise où sont indiqués les différentes demeures où a vécu Goldoni ainsi que les édifices qui, au XVIIIème siècle, faisaient de Venise une des capitales de la vie théâtrale européenne.
Enfin, cette intensité de vie théâtrale vénitienne est illustrée par quelques exemplaires des plus célèbres éditions goldoniennes du XVIIIème siècle ainsi que par le manuscrit du Giustino, une tragi-comédie de ses débuts où nous trouvons le dernier autographe préservé de l’énorme corpus théâtral de Carlo Goldoni. Quand vous irez à Venise, laissez-vous tenter par ce voyage à travers le temps et le théâtre du XVIIIème siècle.
Nathalie Markovics.

 

 

Musée Carlo Goldoni,Santa Croce, San Polo 2794, Venise

 

Madeleine Marion

Adieu Madeleine,
52860.jpgMadeleine Marion est morte avant-hier à 80 ans; nous la connaissions depuis bien longtemps:  elle avait joué autrefois pour  Sacha Pitoëff dans Les trois soeurs, pour Jean Négroni,( Le prince de Hombourg) dont il y a quelques jours, curieusement, une photo du spectacle, signe du destin?  glissa d’un dossier; puis, avec  Antoine Vitez pour qui elle joua  Bérénice et le  célèbre Soulier de satin.  Elle avait joué aussi au cinéma mais très connue dans le milieu professionnel, elle l’était peu de ce  que l’on appelle le grand public.
Elle avait enseigné au Conservatoire national de 88 à 95 puis nous lui avions demandé ensuite  de venir à l’ Ecole  du Théâtre national de Chaillot où elle fut aussi, pendant cinq ans, une remarquable pédagogue, attentive,  très exigeante mais aussi très aimée de tous.
Nous lui avions demandé entre autres de faire travailler les élèves sur L’Echange de Claudel,  et cet atelier- un des plus remarquables que nous ayons connus – fut sans doute l’un de ceux où elle avait su mettre le mieux en valeur les qualités de chaque élève. Puis,  trop prise, après son engagement à la Comédie-Française, elle avait dû nous quitter. Mais elle avait toujours gardé une affection  pour ses anciens élèves et un attachement à l’Ecole dont nous ne pouvons que lui être reconnaissants.
Elle avait monté au Studio de la Comédie-Française une brillante Cantate à trois voix de Claudel. Nous garderons d’elle l’image d’une femme droite,  dont la vie, qui ne lui épargna pas les très mauvais coups,  ne fut pas toujours un long fleuve tranquille, mais elle avait une capacité de résistance, une énergie  et une volonté de se battre qui forçaient le respect.
Adieu, et merci encore, chère Madeleine.

Philippe du Vignal

Invitation Groupe des 20

Le Groupe des 20 théâtres en Ile-de-France a choisi de questionner la place du fait divers dans le paysage théâtral actuel avec

à  16h : une rencontre/ 
discussion entre observateurs–commentateurs, acteurs du réel et acteurs de plateau. Quelles paroles le théâtre redonne-t-il un espace ? Quelles parts d’ombre met-il en lumière? Avec, comme invités : Michèle Bernard-Requin , conseillère à la Cour d’appel de Paris,  Joëlle Bordet ,psycho-sociologue qui  travaille sur  la délinquance et  la lutte contre la violence, Zabou Breitman qui a créé Des gens, inspiré de Faits divers de Raymond Depardon,  Pauline Bureau qui a mis en scène les lettres de B. M. Koltès autour de Roberto Zucco,  Jacques Dor, auteur d’ Acide est le cœur des Hommes,  Arlette Farge, historienne, spécialisée dans l’étude du XVIIIe siècle et des « sans-voix » Lara Persain , actrice du collectif XK Theater Group qui développe une recherche artistique tournée vers les thématiques sociales, Pascale Robert-Diard  chroniqueuse judiciaire au Monde, Gérard Noiriel, historien et  spécialiste de l’immigration ,  Michel Vinaver, auteur qui a questionné dans son œuvre la place du fait divers, et  Daniel Zagury, psychiatre des hôpitaux.

A 20h30, aura lieu une représentation d‘Acide est le cœur des hommes
 de Jacques Dor, écrit à la suite d’une commande du Groupe des 20. Le texte est tiré d’une histoire vraie dont on parle encore aujourd’hui, 30 ans après.  Récit d’un crime et  parole d’une mère en quête d’un impossible deuil. Une vision poétique et lumineuse d’un fait divers pourtant macabre.

lundi 15 mars 2010 /Entrée libre
Maison des métallos . 94 rue J.P.  Timbaud. 75011 Paris Métro Couronnes, bus 96 Reservation@maisondesmetallos.org  t:  01 47 00 25 20

Les présentations d’ateliers au Conservatoire national d’art dramatique.

          Daniel Mesguich, lors d’une récente conférence de presse a souligné les changements qu’il avait apportés depuis sa nomination à la tête de cette vénérable école: d’abord la modification significative du recrutement, puisque l’âge limité est désormais repoussé à moins de 26 ans l’année du concours, puis la, disparition dans  certaines limites de la notion d’année,  l’accent mis sur la valeur pédagogique d’ateliers spécifiques regroupant plusieurs disciplines. Il a  aussi été créé des conférences ouvertes au public le lundi soir et obligatoires pour les élèves, ce qui est loin d’être une mauvaise chose, et les passerelles avec l’enseignement supérieur dépendant de l’Education nationale ont été encore renforcées.
Daniel Mesgich, juste entouré du seul Jean-Damien Barbien, comédien et professeur ( les autres ne semblaient pas avoir été conviés?) s’est aussi félicité de la mise en place systématique de séjours dans des  écoles étrangères, que ce soit à Princeton, Rome, Moscou ou Pékin, grâce à l’appui financier de la SPEDIDAM, dont  Jean-Paul Bazin le président et François Nowak, le directeur administratif, ,présents à la conférence,  ont souligné tout le bien qu’ils pensaient de cette opération très fructueuse à leurs yeux. Les voyages forment la jeunesse, air bien connu, et cela ne fait jamais de mal de sortir de l’hexagone mais,  même si Daniel Mesguich en avait des trémolos dans la voix, il n’ a pas vraiment réussi à nous convaincre des bienfaits pédagogiques d’une seule semaine à Pékin pour quelques unes de ses brebis encadrées par un de leurs enseignants… Daniel Mesguich a aussi insisté sur le fait qu’il considérait avant tout les élèves comme des artistes, et non comme des étudiants que l’on formerait pour qu’ils deviennent des artistes, et il s’est félicité de l’excellence du dernier recrutement et du nombre croissant de candidats.(Plus de 1600!). Et certains anciens élèves peuvent revenir faire un petit tour de galop pour se perfectionner, ce qui est plutôt bien vu. Cela dit, tant mieux pour le Cons qui fait fonctionner à fond son aspirateur , que ce soit pour les élèves comme pour les professeurs… et tant pis pour les autres écoles françaises dont les meilleurs éléments ne résistent pas aux sirènes de cet établissement très richement doté. Ce qui, de toute évidence,  fragilise les choses et oriente une partie de l’ enseignement vers la réussite de ce fameux concours.Toujours injuste comme tous les concours… Comment faire autrement?  A terme, faudrait-il envisager que le Cons de Paris se décentralise en partie en province ; après tout le Centre Georges Pompidou et le Louvre l’ont bien fait… Et quid des heureux élèves après leur sortie? Il y a d’abord le fameux jeune Théâtre national qui leur permet d’être engagé gratuitement par leur employeur, ce qui constitue un sacré marche-pied … mais, pour la suite, les chiffres indiqués sont moins explicites, et à regarder de près les distributions des spectacles, par bonheur, il n’y pas que des élèves sortant du Conservatoire national, mais aussi des Conservatoires de province, de l’ENSATT, de feue l’Ecole du Théâtre National de Chaillot exécutée par Goldenberg, de l’Ecole du T.N.S. et d’écoles privées.
Si 95 % des anciens élèves du Cons  travaillent bien dans le milieu ou la profession du spectacle, ils ne deviennent pas tous ni comédiens ni metteurs en scène sur des plateaux de théâtre, de cinéma ou de télévision. Il y a là un curieux monopole spécifique à la  France qui a un parfum encore très 19 ème siècle…
Il y a eu cette semaine deux présentations d’ateliers dits transversaux: l’un  Casting, dirigé par l’excellent metteur en scène Yann-Joël Collin regroupait 23 élèves venus des classe qu’il a dirigées pendant deux ans , avec comme thème-prétexte , l’audition pour un spectacle de comédie musicale. Et plutôt que de monter un livret déjà existant, précise Yann-Jël Collin, nous avons constitué notre propre histoire. Bon, après tout, comment peut-on faire  quand l’on est obligé de présenter chacun des élèves en en commettant aucune injustice. Seulement voilà, le metteur en scène s’est un peu pris les pieds dans le tapis… Cela commence par un gros plan de visages des jeunes comédiens dans les coulisses attenantes et les couloirs avec un petit sketch parodique… et cela n’en finit pas de finir. Encore une fois la vidéo est convoquée sans que l’on sache trop pourquoi…Et ensuite, on prend les mêmes et on recommence: petit sketch,chanson, petite danse le plus souvent en solo voire à deux, toujours sur le mode parodique,sur la base d’airs bien connus de Michel Legrand, des Dix Commandements, de West Side Story;  si l’on sourit parfois , cela n’en finit pas non plus de finir, sans que l’on puisse remarquer plus spécialement l’un ou l’autre de ces jeunes acteurs très à l’aise qui défilent l’un après l’autre sur la belle scène du théâtre du Conservatoire. Le public composé à l’évidence des copains et des familles est assez complaisant mais l’idée-usée jusqu’à la corde- de l’audition, était à l’évidence une fausse bonne idée. Des extraits même courts de véritables comédies musicales où chacun aurait eu , c’est à tour de rôle, une présence plus ou moins importante, aurait été plus gratifiant, et pour les élèves, et  pour le public… Daniel Mesguich qui ne semble pas avare de réformes devrait faire étudier la question…
Quant  à Hier pour aujourd’hui ( nos Cerisaies) d’après La Cerisaie d’Anton Tchekov et les textes d’Antoine, Artaud, Brecht, Diderot, Grotowski, Meyerhold, Stanislavski, dirigé par Andrzej Seweryn, nous somme situés aussitôt dans un tout autre registre. Cela fait plus de vingt ans déjà que nous connaissons ses formidables dons de pédagogue et de metteur en scène, et m
cons.jpgême si l’exercice présenté est artificiel et revendiqué comme tel, il possède une belle intelligence et une immense rigueur, même s’ il a un côté  réservé aux seul initiés. Et l’on se dit que les élèves de cet atelier ne seront pas passés inutilement parmi ces écrits théoriques bien connus, surtout quand  Seweryn les  fait interpréter sur un plateau. Même avec des réussites inégales.  ( Les conseils de Diderot comme théâtre grec et la dernière partie qui est une sorte de parodie de Grotowski que peu de gens aujourd’hui ont pu voir autrement que par des films n’ont rien de très convaincant ; quant aux scènes de La Cerisaie interprétées selon  tel ou tel théoricien, mieux vaut être un bon spécialiste du théâtre pour essayer d’en percevoir les nuances. mais il y a des choses très drôles comme cette scène où Brecht -joué par Nadine Bïer, explique sa pensée, ou celle de La Parole de Stanislasvki prononçant un discours, dont la traduction est assurée par une jeune fille raide, et commentée par un ministre français sont de tout premier ordre:  Fehmi Karaaslan, Laure-Lucile Simon et Maxime Dambrin font ici un travail des plus remarquables. Il y a aussi, presque parodique La Parole d’Artaud, où Mathurin Voltz  prononce la fameuse conférence Pour en finir avec le Jugement de Dieu. Il n’est  pas possible de les citer tous les douze  mais il y a aussi la célébrissime fin de La Cerisaie ; Andrzej Seweryn a confié le rôle de Firs, le vieux domestique à Manon Kneusé: ce n’est pas  long, juste quelques minutes mais la jeune actrice, le corps complètement cassé, en en proie à la solitude la plus totale, s’appuyant sur une canne dont le bruit résonne sur le plancher de la salle Louis Jouvet,  est un  moment vraiment très fort. Ce qui frappe le plus dans cet immense travail, c’est  la discipline, l’humilité  et la cohésion du groupe: que ce soit dans l’interprétation des scènes de La Cerisaie, ou dans celle des textes théoriques, ou bien encore dans la mise ne place du plateau avant chaque scène. Seweryn, depuis que nous le connaissons, quand il avait monté de façon remarquable  Peins d’amour perdues avec une promotion d’élèves de Chaillot, n’est pas un enseignant des plus tendres mais- et il a raison- il a toujours su faire preuve de la  rigueur et de la générosité indispensable aux grands pédagogues de théâtre

Philippe  du Vignal

Raymonde Temkine


Adieu Raymonde,

Raymonde Temkine s’est éteinte il y a une semaine. Elle allait avoir bientôt cent ans… Avec Edith Rappoport, nous avions été goûter chez elle un dimanche il y a un an; elle avait eu une attaque cérébrale et nous avions tout de suite pressenti que nous ne nous la reverrions jamais. Edith me rappelait récemment qu’on l’avait qualifiée de nouvelle Raymonde Temkine et que, pour elle,  c’était un bien bel hommage…
En effet, c’était la  plus ancienne critique dramatique d’Europe et sans doute même du monde, la mémoire vivante de près de quatre vingt ans de théâtre. Elle avait vu des milliers de spectacles dont elle se souvenait pour la majeure partie,et elle  allait quand elle le pouvait encore, chaque année au Festival  d’Avignon, et n’hésitait pas à 95 ans à prendre le car pour aller aux Théâtre des Gémeaux de Sceaux..  » Vous ne croyez tout de même pas, disait-elle,  quand on la félicitait pour son énergie, que nous allons passer nos soirées  dans un fauteuil à regarder la télévision!  » Elle avait collaboré à  La Pensée, Révolution et Europe mais on la connaissait aussi pour ses livres: L’ Entreprise Théâtre, et celui qu’elle avait consacré à Jerzy Grotowski qu’elle avait beaucoup contribué à faire connaître en France. C’était une femme intelligente et lucide qui ne mâchait pas ses mots dans la louange comme dans la détestation ; je la revois encore me disant à la sortie d’un spectacle pas très fameux, il y a seulement quelques années: « Ecoutez Philippe,  ce n’est même pas mis en scène, ils se moquent de nous, cela n’a aucun sens, quelle catastrophe!  » Mais elle disait cela  en prenant le temps de choisir ses mots, et en toute indépendance…
Je me souviens aussi qu’elle avait dit à Françoise Morandière, co-directrice du Festival de Blaye: ‘Non, vous voyez, cette année ne je ne viendrai pas: j’attends la naissance de mon arrière-petite fille, et  je ne voudrais pour rien au monde rater cet événement! « . Nous pensons à sa famille et en particulier à Valentin son mari qui l’accompagnait régulièrement au spectacle..
Raymonde Temkine restera pour nous une femme d’une qualité exemplaire.

Philippe du Vignal

Quoi de neuf dans les théâtres privés ?


seznec.jpgEn présentant la seconde partie de la saison 2009 / 2010 des théâtres privés, Georges Terrey, président du Syndicat national des directeurs et des tourneurs du théâtre privé, a constaté les répercussions de la crise sur la fréquentation des spectacles. “Paradoxalement, dit-il, ce sont les spectacles aux places les plus chers qui marchent très bien.
« Ceci s’explique – a-t-il dit – par les choix drastiques des spectateurs qui tendent à évacuer la notion de risque et se dirigent vers des valeurs clairement identifiées, la présence d’une vedette, la nouvelle pièce d’un auteur à la notoriété établie qu’ils apprécient, ou la reprise d’une pièce du répertoire qu’ils connaissent. »
Comment susciter la curiosité des spectateurs face à la concurrence croissante ? Les directeurs des théâtres privés relèvent le défi. Il s’agit de s’adapter aux mutations de la société actuelle. Proposer, par exemple,  aux particuliers de participer à la coproduction de spectacles, ce qui est déjà  courant dans le domaine musical ou au cinéma. poupe.jpg« Pourquoi ne pas faire émerger un cercle d’amateurs éclairés qui puissent, au théâtre, soutenir nos choix ? » dit  Georges Terrey. Des solutions de ce type sont en effet urgentes, d’autant plus que les relations avec les pouvoirs publics deviennent de plus en plus tendues.
Un  certain nombre de « seul en scène », forme plus abordable pour un producteur mais aussi très demandée par le public,est programmée, qu’il s’agisse de spectacles comiques, comme Arthur,  ou encore, Abraham de, par et avec Michel Jonasz au Théâtre de la Gaîté-Montparnasse; Et Pas une ride avec Michèle Bernier au Théâtre de la Renaissance, Gaspard Proust enfin sur scène et Vous avez quel âge ? de Françoise Dorin avec Jean Piat au Studio et à la Comédie des Champs-Élysées, ou Extinction de Thomas Bernhard avec  Serge Merlin au Théâtre de la Madeleine.
imageparadisgde.jpgAvec des stars, des valeurs sûres, des acteurs et des metteurs en scène de renom, populaires grâce au cinéma et à la télévision, devraient remobiliser et consolider le public du privé. On verra ainsi au Théâtre de l’Atelier Je l’aimais adapté du roman d’Anna Gavalda et mis en scène par Patrice Leconte avec Irène Jacob, Gérard Darmon et Noémie Kocher. Et parmi les classiques , Maison de poupée  d’Ibsen, mise en scène de Michel Fau au Théâtre de la Madeleine.
La part belle est faite aux auteurs contemporains: à Édouard VII,  Audition de Jean-Claude Carrière, mise en scène par Bernard Murat avec Jean-Pierre Marielle; au Théâtre Marigny, Face au paradis de Nathalie Saugeon, mise en scène de Rachida Brackni et, au Théâtre de l’Œuvre, Marcel Bluwal met en scène David et Edward de Lionel Goldstein avec Michel Aumont et Michel Duchaussoy.
Et  Robert Hossein monte Seznec, un procès impitoyable, qu’il a réalisé et qu’il présente lui-même sur scène avec 26 comédiens au Théâtre de Paris.

Irène Sadowska Guillon

Pour plus de détails : www.theatreprive.com

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