Invitation Groupe des 20

Le Groupe des 20 théâtres en Ile-de-France a choisi de questionner la place du fait divers dans le paysage théâtral actuel avec

à  16h : une rencontre/ 
discussion entre observateurs–commentateurs, acteurs du réel et acteurs de plateau. Quelles paroles le théâtre redonne-t-il un espace ? Quelles parts d’ombre met-il en lumière? Avec, comme invités : Michèle Bernard-Requin , conseillère à la Cour d’appel de Paris,  Joëlle Bordet ,psycho-sociologue qui  travaille sur  la délinquance et  la lutte contre la violence, Zabou Breitman qui a créé Des gens, inspiré de Faits divers de Raymond Depardon,  Pauline Bureau qui a mis en scène les lettres de B. M. Koltès autour de Roberto Zucco,  Jacques Dor, auteur d’ Acide est le cœur des Hommes,  Arlette Farge, historienne, spécialisée dans l’étude du XVIIIe siècle et des « sans-voix » Lara Persain , actrice du collectif XK Theater Group qui développe une recherche artistique tournée vers les thématiques sociales, Pascale Robert-Diard  chroniqueuse judiciaire au Monde, Gérard Noiriel, historien et  spécialiste de l’immigration ,  Michel Vinaver, auteur qui a questionné dans son œuvre la place du fait divers, et  Daniel Zagury, psychiatre des hôpitaux.

A 20h30, aura lieu une représentation d‘Acide est le cœur des hommes
 de Jacques Dor, écrit à la suite d’une commande du Groupe des 20. Le texte est tiré d’une histoire vraie dont on parle encore aujourd’hui, 30 ans après.  Récit d’un crime et  parole d’une mère en quête d’un impossible deuil. Une vision poétique et lumineuse d’un fait divers pourtant macabre.

lundi 15 mars 2010 /Entrée libre
Maison des métallos . 94 rue J.P.  Timbaud. 75011 Paris Métro Couronnes, bus 96 Reservation@maisondesmetallos.org  t:  01 47 00 25 20


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Les présentations d’ateliers au Conservatoire national d’art dramatique.

          Daniel Mesguich, lors d’une récente conférence de presse a souligné les changements qu’il avait apportés depuis sa nomination à la tête de cette vénérable école: d’abord la modification significative du recrutement, puisque l’âge limité est désormais repoussé à moins de 26 ans l’année du concours, puis la, disparition dans  certaines limites de la notion d’année,  l’accent mis sur la valeur pédagogique d’ateliers spécifiques regroupant plusieurs disciplines. Il a  aussi été créé des conférences ouvertes au public le lundi soir et obligatoires pour les élèves, ce qui est loin d’être une mauvaise chose, et les passerelles avec l’enseignement supérieur dépendant de l’Education nationale ont été encore renforcées.
Daniel Mesgich, juste entouré du seul Jean-Damien Barbien, comédien et professeur ( les autres ne semblaient pas avoir été conviés?) s’est aussi félicité de la mise en place systématique de séjours dans des  écoles étrangères, que ce soit à Princeton, Rome, Moscou ou Pékin, grâce à l’appui financier de la SPEDIDAM, dont  Jean-Paul Bazin le président et François Nowak, le directeur administratif, ,présents à la conférence,  ont souligné tout le bien qu’ils pensaient de cette opération très fructueuse à leurs yeux. Les voyages forment la jeunesse, air bien connu, et cela ne fait jamais de mal de sortir de l’hexagone mais,  même si Daniel Mesguich en avait des trémolos dans la voix, il n’ a pas vraiment réussi à nous convaincre des bienfaits pédagogiques d’une seule semaine à Pékin pour quelques unes de ses brebis encadrées par un de leurs enseignants… Daniel Mesguich a aussi insisté sur le fait qu’il considérait avant tout les élèves comme des artistes, et non comme des étudiants que l’on formerait pour qu’ils deviennent des artistes, et il s’est félicité de l’excellence du dernier recrutement et du nombre croissant de candidats.(Plus de 1600!). Et certains anciens élèves peuvent revenir faire un petit tour de galop pour se perfectionner, ce qui est plutôt bien vu. Cela dit, tant mieux pour le Cons qui fait fonctionner à fond son aspirateur , que ce soit pour les élèves comme pour les professeurs… et tant pis pour les autres écoles françaises dont les meilleurs éléments ne résistent pas aux sirènes de cet établissement très richement doté. Ce qui, de toute évidence,  fragilise les choses et oriente une partie de l’ enseignement vers la réussite de ce fameux concours.Toujours injuste comme tous les concours… Comment faire autrement?  A terme, faudrait-il envisager que le Cons de Paris se décentralise en partie en province ; après tout le Centre Georges Pompidou et le Louvre l’ont bien fait… Et quid des heureux élèves après leur sortie? Il y a d’abord le fameux jeune Théâtre national qui leur permet d’être engagé gratuitement par leur employeur, ce qui constitue un sacré marche-pied … mais, pour la suite, les chiffres indiqués sont moins explicites, et à regarder de près les distributions des spectacles, par bonheur, il n’y pas que des élèves sortant du Conservatoire national, mais aussi des Conservatoires de province, de l’ENSATT, de feue l’Ecole du Théâtre National de Chaillot exécutée par Goldenberg, de l’Ecole du T.N.S. et d’écoles privées.
Si 95 % des anciens élèves du Cons  travaillent bien dans le milieu ou la profession du spectacle, ils ne deviennent pas tous ni comédiens ni metteurs en scène sur des plateaux de théâtre, de cinéma ou de télévision. Il y a là un curieux monopole spécifique à la  France qui a un parfum encore très 19 ème siècle…
Il y a eu cette semaine deux présentations d’ateliers dits transversaux: l’un  Casting, dirigé par l’excellent metteur en scène Yann-Joël Collin regroupait 23 élèves venus des classe qu’il a dirigées pendant deux ans , avec comme thème-prétexte , l’audition pour un spectacle de comédie musicale. Et plutôt que de monter un livret déjà existant, précise Yann-Jël Collin, nous avons constitué notre propre histoire. Bon, après tout, comment peut-on faire  quand l’on est obligé de présenter chacun des élèves en en commettant aucune injustice. Seulement voilà, le metteur en scène s’est un peu pris les pieds dans le tapis… Cela commence par un gros plan de visages des jeunes comédiens dans les coulisses attenantes et les couloirs avec un petit sketch parodique… et cela n’en finit pas de finir. Encore une fois la vidéo est convoquée sans que l’on sache trop pourquoi…Et ensuite, on prend les mêmes et on recommence: petit sketch,chanson, petite danse le plus souvent en solo voire à deux, toujours sur le mode parodique,sur la base d’airs bien connus de Michel Legrand, des Dix Commandements, de West Side Story;  si l’on sourit parfois , cela n’en finit pas non plus de finir, sans que l’on puisse remarquer plus spécialement l’un ou l’autre de ces jeunes acteurs très à l’aise qui défilent l’un après l’autre sur la belle scène du théâtre du Conservatoire. Le public composé à l’évidence des copains et des familles est assez complaisant mais l’idée-usée jusqu’à la corde- de l’audition, était à l’évidence une fausse bonne idée. Des extraits même courts de véritables comédies musicales où chacun aurait eu , c’est à tour de rôle, une présence plus ou moins importante, aurait été plus gratifiant, et pour les élèves, et  pour le public… Daniel Mesguich qui ne semble pas avare de réformes devrait faire étudier la question…
Quant  à Hier pour aujourd’hui ( nos Cerisaies) d’après La Cerisaie d’Anton Tchekov et les textes d’Antoine, Artaud, Brecht, Diderot, Grotowski, Meyerhold, Stanislavski, dirigé par Andrzej Seweryn, nous somme situés aussitôt dans un tout autre registre. Cela fait plus de vingt ans déjà que nous connaissons ses formidables dons de pédagogue et de metteur en scène, et m
cons.jpgême si l’exercice présenté est artificiel et revendiqué comme tel, il possède une belle intelligence et une immense rigueur, même s’ il a un côté  réservé aux seul initiés. Et l’on se dit que les élèves de cet atelier ne seront pas passés inutilement parmi ces écrits théoriques bien connus, surtout quand  Seweryn les  fait interpréter sur un plateau. Même avec des réussites inégales.  ( Les conseils de Diderot comme théâtre grec et la dernière partie qui est une sorte de parodie de Grotowski que peu de gens aujourd’hui ont pu voir autrement que par des films n’ont rien de très convaincant ; quant aux scènes de La Cerisaie interprétées selon  tel ou tel théoricien, mieux vaut être un bon spécialiste du théâtre pour essayer d’en percevoir les nuances. mais il y a des choses très drôles comme cette scène où Brecht -joué par Nadine Bïer, explique sa pensée, ou celle de La Parole de Stanislasvki prononçant un discours, dont la traduction est assurée par une jeune fille raide, et commentée par un ministre français sont de tout premier ordre:  Fehmi Karaaslan, Laure-Lucile Simon et Maxime Dambrin font ici un travail des plus remarquables. Il y a aussi, presque parodique La Parole d’Artaud, où Mathurin Voltz  prononce la fameuse conférence Pour en finir avec le Jugement de Dieu. Il n’est  pas possible de les citer tous les douze  mais il y a aussi la célébrissime fin de La Cerisaie ; Andrzej Seweryn a confié le rôle de Firs, le vieux domestique à Manon Kneusé: ce n’est pas  long, juste quelques minutes mais la jeune actrice, le corps complètement cassé, en en proie à la solitude la plus totale, s’appuyant sur une canne dont le bruit résonne sur le plancher de la salle Louis Jouvet,  est un  moment vraiment très fort. Ce qui frappe le plus dans cet immense travail, c’est  la discipline, l’humilité  et la cohésion du groupe: que ce soit dans l’interprétation des scènes de La Cerisaie, ou dans celle des textes théoriques, ou bien encore dans la mise ne place du plateau avant chaque scène. Seweryn, depuis que nous le connaissons, quand il avait monté de façon remarquable  Peins d’amour perdues avec une promotion d’élèves de Chaillot, n’est pas un enseignant des plus tendres mais- et il a raison- il a toujours su faire preuve de la  rigueur et de la générosité indispensable aux grands pédagogues de théâtre

Philippe  du Vignal

Raymonde Temkine


Adieu Raymonde,

Raymonde Temkine s’est éteinte il y a une semaine. Elle allait avoir bientôt cent ans… Avec Edith Rappoport, nous avions été goûter chez elle un dimanche il y a un an; elle avait eu une attaque cérébrale et nous avions tout de suite pressenti que nous ne nous la reverrions jamais. Edith me rappelait récemment qu’on l’avait qualifiée de nouvelle Raymonde Temkine et que, pour elle,  c’était un bien bel hommage…
En effet, c’était la  plus ancienne critique dramatique d’Europe et sans doute même du monde, la mémoire vivante de près de quatre vingt ans de théâtre. Elle avait vu des milliers de spectacles dont elle se souvenait pour la majeure partie,et elle  allait quand elle le pouvait encore, chaque année au Festival  d’Avignon, et n’hésitait pas à 95 ans à prendre le car pour aller aux Théâtre des Gémeaux de Sceaux..  » Vous ne croyez tout de même pas, disait-elle,  quand on la félicitait pour son énergie, que nous allons passer nos soirées  dans un fauteuil à regarder la télévision!  » Elle avait collaboré à  La Pensée, Révolution et Europe mais on la connaissait aussi pour ses livres: L’ Entreprise Théâtre, et celui qu’elle avait consacré à Jerzy Grotowski qu’elle avait beaucoup contribué à faire connaître en France. C’était une femme intelligente et lucide qui ne mâchait pas ses mots dans la louange comme dans la détestation ; je la revois encore me disant à la sortie d’un spectacle pas très fameux, il y a seulement quelques années: « Ecoutez Philippe,  ce n’est même pas mis en scène, ils se moquent de nous, cela n’a aucun sens, quelle catastrophe!  » Mais elle disait cela  en prenant le temps de choisir ses mots, et en toute indépendance…
Je me souviens aussi qu’elle avait dit à Françoise Morandière, co-directrice du Festival de Blaye: ‘Non, vous voyez, cette année ne je ne viendrai pas: j’attends la naissance de mon arrière-petite fille, et  je ne voudrais pour rien au monde rater cet événement! « . Nous pensons à sa famille et en particulier à Valentin son mari qui l’accompagnait régulièrement au spectacle..
Raymonde Temkine restera pour nous une femme d’une qualité exemplaire.

Philippe du Vignal

Quoi de neuf dans les théâtres privés ?


seznec.jpgEn présentant la seconde partie de la saison 2009 / 2010 des théâtres privés, Georges Terrey, président du Syndicat national des directeurs et des tourneurs du théâtre privé, a constaté les répercussions de la crise sur la fréquentation des spectacles. “Paradoxalement, dit-il, ce sont les spectacles aux places les plus chers qui marchent très bien.
« Ceci s’explique – a-t-il dit – par les choix drastiques des spectateurs qui tendent à évacuer la notion de risque et se dirigent vers des valeurs clairement identifiées, la présence d’une vedette, la nouvelle pièce d’un auteur à la notoriété établie qu’ils apprécient, ou la reprise d’une pièce du répertoire qu’ils connaissent. »
Comment susciter la curiosité des spectateurs face à la concurrence croissante ? Les directeurs des théâtres privés relèvent le défi. Il s’agit de s’adapter aux mutations de la société actuelle. Proposer, par exemple,  aux particuliers de participer à la coproduction de spectacles, ce qui est déjà  courant dans le domaine musical ou au cinéma. poupe.jpg« Pourquoi ne pas faire émerger un cercle d’amateurs éclairés qui puissent, au théâtre, soutenir nos choix ? » dit  Georges Terrey. Des solutions de ce type sont en effet urgentes, d’autant plus que les relations avec les pouvoirs publics deviennent de plus en plus tendues.
Un  certain nombre de « seul en scène », forme plus abordable pour un producteur mais aussi très demandée par le public,est programmée, qu’il s’agisse de spectacles comiques, comme Arthur,  ou encore, Abraham de, par et avec Michel Jonasz au Théâtre de la Gaîté-Montparnasse; Et Pas une ride avec Michèle Bernier au Théâtre de la Renaissance, Gaspard Proust enfin sur scène et Vous avez quel âge ? de Françoise Dorin avec Jean Piat au Studio et à la Comédie des Champs-Élysées, ou Extinction de Thomas Bernhard avec  Serge Merlin au Théâtre de la Madeleine.
imageparadisgde.jpgAvec des stars, des valeurs sûres, des acteurs et des metteurs en scène de renom, populaires grâce au cinéma et à la télévision, devraient remobiliser et consolider le public du privé. On verra ainsi au Théâtre de l’Atelier Je l’aimais adapté du roman d’Anna Gavalda et mis en scène par Patrice Leconte avec Irène Jacob, Gérard Darmon et Noémie Kocher. Et parmi les classiques , Maison de poupée  d’Ibsen, mise en scène de Michel Fau au Théâtre de la Madeleine.
La part belle est faite aux auteurs contemporains: à Édouard VII,  Audition de Jean-Claude Carrière, mise en scène par Bernard Murat avec Jean-Pierre Marielle; au Théâtre Marigny, Face au paradis de Nathalie Saugeon, mise en scène de Rachida Brackni et, au Théâtre de l’Œuvre, Marcel Bluwal met en scène David et Edward de Lionel Goldstein avec Michel Aumont et Michel Duchaussoy.
Et  Robert Hossein monte Seznec, un procès impitoyable, qu’il a réalisé et qu’il présente lui-même sur scène avec 26 comédiens au Théâtre de Paris.

Irène Sadowska Guillon

Pour plus de détails : www.theatreprive.com

Carte postale de Londres : time out

De passage à Londres, nous avons rencontré  David Furlong, acteur, metteur en scène et directeur artistique de l’Exchange Theater Company qui nous a expliqué comment il voyait le théâtre anglais. C’est aussi dense que précis…

    davidfurlong.jpg« À Paris, et en France, le théâtre est soit subventionné donc public soit privé, bien qu’il bénéficie quand même de certaines subventions. En général les Anglais , et pour cause, les Anglais ne comprennent pas bien ce fonctionnement! C’est une spécificité bien française.
En effet en Angleterre, il y a très peu d’argent public pour le théâtre, et il n’existe pas de centres dramatiques nationaux. Ce sont donc majoritairement des spectacles privés, des superproductions très commerciales et rentables, comme on peut en voir dans le West End. Et ces théâtres n’ont pas de ligne artistique très claire.
En revanche, ce qui n’est pas commercial, mais relève du mécénat privé (trust ou fondation), peut être d’autant plus intéressant que l’offre est réduite… et le filtrage qualitatif important. C’est la ligne de théâtres comme le Barbican, le Royal Opera House, ou  le National Theater.
À Londres, on joue beaucoup de théâtre contemporain.Mais si les thèmes traités sont relatifs à la société , on ne peut pas vraiment parler d’engagement politique. Quand on sollicite une subvention pour monter une pièce auprès de l’Art Council – organisme qui correspond au  ministère de la Culture , parmi les critères retenus figure d’ailleurs le lien avec la communauté.
Par ailleurs, il y a indéniablement  en Angleterre, un  côté « conservateur »  : et seulement 3% seulement des pièces de  théâtre proviennent  de l’étranger, contre 40% en France. En règle générale, les Anglo-Saxons sacralisent l’auteur, et il y a beaucoup de nouveaux dramaturges. À l’inverse, on peut parfois découvrir un physical theater ( qui serait un peu l’héritier de l’enseignement de Jacques Lecoq), et qui privilégie davantage la performance d’acteur que le texte.
La plupart des mises en scène de théâtre  restent assez « classiques », et  il n’y a pas vraiment d’écriture scénique comme en France. Mais les Anglais excellent dans  la narration et dans ce que l’on appelle ici le « storytelling ». C’est sans doute ce qui explique le succès d’une pièce comme War Horse de Michael Morpurgo, adapté par Nick Stafford qui  est actuellement à l’affiche du National Theater, et qui doit se jouer prochainement aux Etats-Unis »

Propos recueillis par Barbara Petit

 A signaler:

  Deux événements majeurs au centre Georges Pompidou : d’abord,  de la  chorégraphe Anna Halprin et d’Anne Collod et guests, Parade & Changes, Replays , création collective, à partir des gestes du quotidien, dirigée par  celle qui a surtout influencé la post-modern dance américaine. Ce sera  les 21, 22 et 23 janvier dans la Grande salle.( Voir l’article sur son livre dans Le Théâtre du Blog de décembre) .
 Et  au cinéma 1 de Pompidou, le film de Chantal Ackerman ( 1983) sur les meilleures des pièces de Pina Bausch décédée brutalement en juin dernier. Mais aussi   le film qu’elle réalisa elle-même à partir de sa chorégraphie de Barbe -Bleue. Pour ceux qui veulent revoir ces réalisations mémorables de la grande chorégraphe allemande et pour ceux qui n’ont jamais eu le bonheur de les voir sur scène. C’est à 20 heures le jeudi 4 février. Mais attention,  prenez vos précautions pour arriver bien avant l’heure, la salle sera sûrement très fréquentée.

Ph. du V.

Chers amis lecteurs

3938771.jpgCher amis lecteurs3938771.jpg

 

Un petit message à vous tous, sans lesquels nous n’existerions pas vraiment et n’hésitez pas au besoin pour nous signaler l’existence de tel ou tel spectacle sur lequel vous souhaiteriez connaître notre avis. En tout cas, nous vous  remercions chaleureusement pour votre assiduité. Quant à vos demandes d’informations concernant une compagnie, un auteur ou un metteur en scène, nous nous efforçons toujours de leur répondre au plus vite et le plus mieux possible, donc continuez à nous écrire.  Merci aussi à vous pour les  nombreux commentaires le plus souvent  amicaux, mais parfois acidulés; voire, c’est rare, injurieux: pour reprendre la célèbre phrase de Beaumarchais: « Sans la liberté de blâmer, il n’est pas d’éloge flatteur » ….
Cela prouve en tout cas que le Théâtre du Blog est bien vivant et les chiffres sont là; la progression des visites a été constante en 2009 et les derniers chiffres que nous possédons- ceux de novembre- sont de 11000 visites et,  ce mois-ci, il y a eu  60 articles publiés… concernant aussi bien des pièces ou spectacles de théâtre, des expositions ou des livres relatifs au spectacle en général. Nous avons bien conscience de ne pas tout  couvrir mais, c’est inévitable, compte-tenu du nombre très important de créations, que ce soit dans les petits lieux ou dans ceux qui possèdent une plus grande jauge et qui sont plus officiels. Et prochainement, notre équipe sera renforcée de façon à couvrir davantage encore l’actualité du spectacle, en particulier, celle des théâtres des grandes ou moins grandes villes françaises, ainsi qu’à l’étranger. Pour répondre aussi à une demande fréquente, nous vous signalerons  aussi dans un rubrique hebdomadaire les spectacles qui méritent d’être vus. Le mois de janvier correspond  traditionnellement à une sorte de seconde rentrée théâtrale, et il y aura de nombreuses choses  voir, ce dont nous vous rendrons compte au mieux. Merci encore de votre fidélité et prenez soin de vous; allez un petite dernière pour la route, surtout si elle est enneigée:  » L’égoïsme, c’est quoi, c’est quelqu’un qui ne pense pas à moi ». Non, ce n’est pas de Montaigne mais d’Eugène Labiche! . Le Théâtre du Blog sera un peu en sommeil pendant quelques jours mais nous vous retrouverons,  avec plaisir,  au tout début  janvier. D’ici là , prenez soin de vous et à très bientôt.

 

Philippe du Vignal et l’équipe du Théâtre du Blog.

photo:©Filip Fuxa

 

exposition ballets russes Opéra de Paris

    opexpo033.jpg« Dans notre ballet, les danses ne sont que l’une des composantes du spectacle, et même pas la plus importante…La révolution que nous avons opérée dans le ballet concerne peut être moins que les autres le domaine spécifique de la danse, mais avant tout les décors et les costumes ». Cette citation de Serge Diaghilev, ouvre l’exposition sur les ballets russes à l’Opéra de Paris. Organisée par la bibliothèque Nationale de France et par la bibliothèque musée de l’Opéra de Paris, elle porte principalement sur ses propres collections et sur  le passage des ballets russes à l’Opéra, il y a 100 ans.

  Serge Diaghilev met l’accent sur la scénographie de ses ballets, ce sont les éléments, décors et costumes de ces scénographies que l’on découvre. La première salle s’ouvre sur l’affiche de la première présentation des ballets russes au théâtre du châtelet en 1909, et montre de quelle manière Serge Diaghilev, premier agent artistique du 20ème siècle a sensibilisé le public parisien, à l’art russe entre 1906 et 1909, par des expositions, des concerts et une série de présentations de Boris Godounov à l’Opéra. La grande salle s’ouvre sur le travail de Diaghilev et de ses collaborateurs de 1910 à 1917. Alexandre Benois , peintre décorateur rédige l’argument et conçoit décors et costumes du  Pavillon d’Armide en 1909 et travaille avec Igor Stravinsky sur la création de «Petrouchka », un ballet de Michel Fokine, autres artiste des ballets russes. Léon Bakst, également créateur des ballets russes fait entrer dans le répertoire de la compagnie, une scénographie d’inspiration orientale pour Schéhérazade , ballet de Michel Fokine , ou d’inspiration grecque avec « L’après midi d’un faune », ballet de Vaslav Nijinsky . Tout comme ses deux collaborateurs, les danseurs viennent de Saint-Pétersbourg, et  nous découvrons les dessins et des photos de ce chorégraphe mythique.

  L’exposition se poursuit  avec une évocation de Serge Diaghilev, et de l’avant-garde artistique parisienne des années 1920. En particulier une émouvante carte postale qu’Erik Satie adresse à Diaghilev à propos de « Parade », dont il est le musicien.parade.jpg
Jean Cocteau présente Picasso à Diaghilev pour la création des costumes et décors de « Parade »  qui fut créé en 1917 sur une chorégraphie de Léonide Massine, que l’on découvre également dans leurs chatoiements de couleurs.
La dernière partie  del ‘exposi tion nous fait découvrir la collaboration des ballets russes avec l’avant-garde artistique internationale. Serge Diaghilev poursuit son lien avec Picasso puis avec Matisse, Braque, Miro, et d’autres, substituant, aux peintres décorateurs propres à la scène, de nouveaux artistes. Serge Diaghilev meurt à Venise en 1929, laissant ses deux derniers collaborateurs et amants Boris Kochno et Serge Lifar prononcer la dissolution des Ballets russes. Cette exposition montre, comment en seulement 20 ans, les ballets russes ont révolutionné l’esthétique de la danse et de l’art contemporain.

Opéra Garnier,  jusqu’au 23 mai,  dans le cadre de l’année culturelle France-Russie 2010.

Jean Couturier

L’automne théâtral à Madrid

L’automne théâtral à Madrid

Malgré la crise qui frappe durement l’Espagne ( le bout du tunnel n’est pas encore en vue) et malgré   la chute vertigineuse des subventions d’État et des autorités territoriales, l’activité théâtrale ne décroît pas, et  les salles sont pleines. Dans certains théâtres,  les places pour les nouvelles créations (qui ne sont pas des spectacles de boulevard ni des comédies de divertissement), sont vendues plusieurs semaines à l’avance. C’est le cas,  par exemple,  de Dracula, dernière pièce d’Ignacio Garcia May, qui appartient à la nouvelle génération des dramaturges et qui n’est ni une star ni un auteur commercial.
En  novembre, à la programmation normale des théâtres, s’ajoutent celle du Festival d’Automne, le Festival des dramaturgies contemporaines « Scènes de novembre » et le Salon International du Livre de Théâtre.
Avec sa 26e édition,  le Festival d’Automne de la Communauté de Madrid (dirigé par Ariel Goldenberg,  ex-directeur du Théâtre National de Chaillot)  arrive à son terme pour réapparaître au printemps prochain sous la même forme mais sous une nouvelle appellation, Festival de Printemps. Et cela rééquilibrera sans doute la saison théâtrale.
La dernière édition du 4 au 29 novembre 2009, semblable aux précédentes, a accueilli  ce qu’il y a de plus en vue et au top de la modernité actuelle sur la scène nationale et internationale. Mais il s’agit des mêmes produits qu’on voit toujours dans les grands  théâtres et  les festivals. La chambre d’Isabela de Jan Lauwers, La fin de cet état des choses (Redux) dernière création du chorégraphe andalou Israel Galvan, La casa de la fuerza d’Angelica Lidell, auteur à la mode, une sorte de Rodrigo Garcia au féminin, les créations récentes de deux Argentins : Daniel Véronese et Claudio Tolcachir qui viennent désormais régulièrement en France, et celles  du Festival International de Théâtre de Naples,  partenaire incontournable  depuis peu des grandes institutions européennes, etc… Bref une vitrine qui reste… une vitrine.
Autre grand rassemblement du monde du théâtre autour de l’écrit et du livre,  le Salon International du Livre de Théâtre » dont la 10 ème édition s’est déroulée dans un lieu  dédié à la culture:  la station de métro Nuevos Misnisterios, qui dispose d’un vaste espace pour  de nombreux stands et pour une grande salle de spectacle.
Organisé depuis 2000 par AAT (Association des Auteurs de Théâtre), équivalent espagnol de notre EAT (Écrivains Associés de Théâtre) , ce salon est devenu une institution importante mobilisant chaque année des éditeurs d’Espagne et de l’Etranger, des librairies de théâtre, des auteurs, des metteurs en scène et des acteurs.
Le Prix du meilleur travail éditorial, attribué chaque année, a été décerné pour 2009, à juste titre, à l’Association des Metteurs en Scène d’Espagne qui,  depuis plus de vingt ans , publie une remarquable revue de théâtre ADE Teatro et plusieurs collections de théâtre : monographies et essais, textes inédits oubliés, historiques,  et dramaturgies contemporaines espagnoles et étrangères.
Pendant  le salon, et toute la journée, on peut rencontrer  et découvrir les auteurs actuels à travers des lectures auxquelles sont associés des metteurs en scène et des écoles de théâtre. Il y a aussi un concours de théâtre express : les  candidats doivent écrire sur place un texte n’excèdant pas dix minutes sur un thème qui est donné juste avant.; et les Prix  du Théâtre Express : 1200 € et 600 € sont  décernés à des   auteurs de moins de trente ans. Cette « auberge espagnole des dramaturgies » de  qualité inégale est cependant un bon stimulateur de l’ écriture théâtrale et un important rendez-vous des éditeurs, auteurs et praticiens de théâtre.

 

Irène Sadowska guillon

JOURNÉES THÉÂTRALES DE CARTHAGE

JOURNÉES THÉÂTRALES DE CARTHAGE : Abolir les frontières

Sous le thème « théâtre sans frontières », la 14e session des JTC (Journées Théâtrales de Carthage) s’est déroulée du 11 au 22 novembre 2009 à Tunis. Il s’agit d’une biennale, considérée comme la plus importante manifestation théâtrale dans le monde arabe.

Coïncidant avec la célébration du centenaire du théâtre tunisien, la session de 2009 a été particulièrement riche en propositions et en participations.  Une soixantaine de spectacles au total, dont une moitié de  productions tunisiennes, et une autre moitié venant du monde arabe (majoritairement), d’Afrique, d’Iran et d’Europe (France, Italie, Belgique et Allemagne).

L’Allemagne participait pour la première fois à ce festival, dont elle a fait l’ouverture avec deux spectacles du Theater an der Ruhr, dans la mise en scène de son directeur Roberto Ciullis : La mort de Danton de Büchner, et Kaspar de Peter Handke. Cette programmation germanique était activement soutenue par le Goethe Institut à Tunis.   Les Français étaient présents avec trois spectacles donnés en fin de festival, avec l’appui de l’Institut français de coopération à Tunis. Il s’agit de Les combustibles, texte d’Amélie Nothomb, mis en scène par Stéphane Cottin, et de deux spectacles de Thomas Jolly, Tôa de Sacha Guitry et Arlequin poli par l’amour de Marivaux.
   
Répartis sur une dizaine de salles (entre Tunis et Carthage), et avec une moyenne de six par jour, les spectacles commençaient à 16h et finissaient vers 23h.  À quelques exceptions près, les pièces tunisiennes étaient présentées une seule fois et les productions étrangères, deux fois. Peu ou pas de créations en général, mais des reprises pour la circonstance,  avec de grands écarts dans les propositions. Si certains spectacles semblent venir d’un autre temps, d’autres se positionnent à la pointe de la modernité.  Parmi ceux-ci, il y en a qui   surenchérissent tant dans l’usage des effets  (images vidéo, son…) et dans le mélange de registres (cabaret, chansons, clichés, etc…)  que les propositions s’égarent dans le tout spectaculaire sans trouver ni unité ni profondeur. À cet égard,  Ti amo de  la syrienne Raghda Chaârani est édifiant, et, dans une moindre mesure, Hobb Story de Lotfi Achour, dont le sujet  attire pourtant les foules tunisiennes car on y parle ouvertement (mais très modérément malgré tout) de sexe. Parmi les spectacles radicaux, on se souviendra de Ouverture Alcina, de l’italien  Marco Martinelli, avec Ermanna Montanari qui fait une impressionnante performance de comédienne chanteuse, totalement immobile, avec un imposant travail sur la voix et les sons sur une partition de  Luigi Ceccarelli. Mention aussi pour De la race en Amérique, le discours politique de Barack Obama que met en scène José Pliya avec une élégante et pertinente sobriété. Dans ces deux cas, il s’agit d’expériences théâtrales limites.
  
Confirmant sa vitalité,  le théâtre tunisien fait figure de leader de la scène arabo-africaine, avec des propositions scéniques extrêmement réjouissantes.  Je pense en particulier à Safar (voyage), spectacle créé il y a une dizaine d’années et dont le metteur en scène Slim Sanhagi offre une nouvelle version. Dans une belle scénographie automnale et crépusculaire, trois personnages beckettiens,  marmonnent une presque langue, où voisinent arabe et français, silence et sons, comme pour mieux souligner le non-sens de la vie, tout en incarnant des figures dérisoires de notre modernité. Finement dirigés,  les trois acteurs – Sabeh Bouzouita (qui a aussi écrit le texte), Nooman Hamda, Sofian Dehech -  sont remarquables de justesse et de drôlerie.   Dans un autre registre, il est difficile de ne pas citer le beau travail de Noureddine El Ati sur Jusqu’à quand de Jean Pierre Siméon, dans une traduction de Sonia Zargayounou qui y joue aussi, ou encore  à La dernière heure, une réflexion sur la vie et la mort, écrite et superbement interprétée  par Leïla Toubal avec d’autres acteurs, sous la direction de Ezzeddine Gannoun. Remarqué enfin Valises.  Une fantaisie sur le jeu et la scène à travers une interrogation de la figure de l’Acteur,   finement écrite par Youssef Bahri, dans une belle mise en scène de Jaafar Guesmi.

Ce qui frappe l’attention dans la majorité des productions tunisiennes, c’est qu’elles sont menées par des couples, lesquels couples dirigent eux-mêmes des théâtres.   Noureddine El Ati et Sonia Zargayounou à l’Étoile du nord. Ezzedine Gannoun et Leïla Toubal  à El Hamra. Taoufik Gebali et Zeinab Farhat à El Teatro.  Raja Ben Ammar et Mouncef Sayem à Mad Art (Carthage). À ceux-ci, il convient d’ajouter, même s’ils étaient absents des JTC, Fadhel Jaïbi et Jalila Bakkar au Familia. Très bien tenus et avec des équipes techniques efficaces, tous ces équipements sont des théâtres privés et cachent mal une réalité dure : le manque de financement. Avec très peu de subventions (10% des budgets), et quasiment pas de mécénat, les artistes directeurs portent leur équipement (a fortiori leurs productions) à bout de bras. C’est dire l’importance de ce festival pour ces équipes afin de montrer leurs spectacles dans l’espoir de les tourner en-dehors des frontières.

Un théâtre national existe cependant en Tunisie, et il relève du ministère de la Culture. Il dispose de deux salles de spectacles à Tunis : le Théâtre municipal, en plein centre, sur la célèbre avenue Bourguiba (théâtre géré directement pas le ministère) et le Quatrième art, que dirige l’acteur et metteur en scène Mohamed Driss, grande figure du théâtre à Tunis et aussi maître d’œuvre des JTC depuis 2005.   Avec son œil de lynx, son sourire amène et sa grande qualité d’accueil, il revendique que son festival soit  l’occasion de briser les frontières entre les théâtres et ses gens. Mais Mohamed Driss clame aussi le côté bon enfant de sa manifestation. Sans doute pour amortir d’avance les reproches liés aux failles logistiques qui surviennent quotidiennement, et aussi parce qu’il sait pertinemment qu’avec sa petite équipe et des moyens relativement faibles, il ne peut pas subvenir à toutes les attentes et aux besoins des centaines d’artistes et techniciens qui viennent d’un peu partout. Et d’ailleurs il y en a qui se désistent à la dernière minute, comme cette année, on a annoncé l’annulation pure et simple de deux ou trois spectacles programmés (dont un français).

Mais le plus important dans ces JTC, ce sont les occasions de rencontres qu’elles favorisent entre professionnels du Nord et du Sud et entre  professionnels tout court.  Cette idée de rencontre est le fer de lance de la politique de  Mohamed Driss qui aime à se définir comme « marieur » et qui multiplie les rendez-vous et les débats,  en invitant aux JTC, outre les équipes des spectacles,  des personnalités du monde théâtral francophone. Ainsi tous les matins de 10h à 13h sont organisés des rencontres thématiques, dont la plus marquante cette année, à mon sens, était la rencontre entre les auteurs et à laquelle j’ai eu le plaisir de participer en tant qu’accompagnateur à la scène des écritures dramatiques contemporaines.

Cette rencontre s’est déroulée sur deux matinées les 16 et 17 novembre. Avec Zied Ben Amor pour modérateur et traducteur interprète,   les auteurs  se sont présentés les uns après les autres, mettant l’accent sur la spécificité de leur écriture et rappelant un bout de leur parcours.  Le lendemain, les mêmes se sont retrouvés pour lire des extraits de texte et faire entendre leur langue dramatique. Parmi les auteurs étrangers présents, il y avait Jean-Pierre Guingané et Aristide Tarnagada du Burkina Faso, Arezki Mellal d’Algérie, Pierre-Louis Rivière de la Réunion,   Catherine Léger du Québec, et une surprise : Sigurdur Palsson de l’Islande.  Parmi les  promoteurs de ces écritures, il y avait notamment, côté français,   Valérie Baran, directrice du Tarmac de la Villette,   et  Marie-Agnès Sevestre, directrice des Francophonies de Limoges. Elle était accompagnée de Nadine Chausse, responsable des auteurs au sein de ce festival limousin dont nombre d’intervenants ont salué l’importance en soulignant le rôle décisif qu’il a joué dans leur carrière.

Cette rencontre fut brève mais intense. Elle a indiqué la nécessité d’un échange plus approfondi entre auteurs du Sud et du Nord sur l’écriture dramatique pour un plus grand enrichissement des expériences des uns et des autres. Voilà sans doute  un axe à développer pour les prochaines JTC qui auront lieu en novembre 2011. Rendez-vous pris avec Mohamed Driss qui, à la question de savoir quelle est sa plus grande fierté aux JTC, répond : elle est encore à venir.    

 CONTACT _Con-4166C3AA1 \c \s \l Nabil El Azan
Metteur en scène de la Compagnie La Barraca /le théâtre monde
 

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